Nous voilà de retour à St Barth!

Pour ceux qui nous suivent depuis le début vous savez que c'est une petite (7kms sur 3kms) île paradisiaque qui se trouve à côté de la Guadeloupe, où il fait une moyenne de 30° à l'année, avec des plages de sables fins, du Ricain, du Russe, du Bling-Bling...

Tout ici coûte très cher, puisqu'importé.
Trouver un logement décent est du domaine de l'impossible (même en y mettant sacrément le prix!) quant au travail il est de plus en plus difficile d'en trouver.
Sachant qu'on commence à être de vieux saisonniers (si si, passé 25ans t'es un vieux) et que la plupart des Boss ne veulent plus payer, préférant embaucher du petit jeune qui ne demandera pas trop, mais qui après quelques semaines de soirées et de défonce sera bien moins efficace.

Voilà où on en est à St Barth.

Destination de luxe, réservée à une certaine clientèle, où le service laisse vraiment à désirer.
Nos chers collègues de Bora Bora seraient surpris.
Eux travaillent avec leur coeur, ici on pense rendement et argent.

Je ne voudrais pas avoir l'impression de cracher dans la soupe, puisque ce qui nous fait revenir ici est bien évidemment l'argent.
Sans oublier le soleil, la vie paisible, la mer... et les belles personnes que nous avons croisé ici.

Revenir ici c'était la facilité.
J'avais mon poste à la boutique qui m'attendait, on avait réussi à réserver une case dès le mois d'Août.
Pas besoin de se stresser à chercher, à écumer les petites annonces, à se vendre, à pleurer un travail, à squatter...

Deviendrait-on moins aventuriers? Plus rangés?

Je pense que sur ce coup là c'est mon instinct maternel qui a pris le dessus...
Puisque cette année j'ai dû reprendre la garde de mon fils, il nous fallait un environnement sain et sans surprise.

Mon fils a 7ans et vivre sans lui devenait insupportable, bien que nous ayons les nouvelles technologies qui nous permettaient de communiquer régulièrement.
Grâce à la webcam je pouvais suivre sa vie de loin, l'écouter me raconter ses journées, le voir grandir.
Mais il n'y a rien de plus dur que d'être séparé de son bébé.
Je pensais, pour son bien, qu'il était préférable qu'il reste en métropole, que je ne le sépare pas de ses repères, de ses amis.
Il a eu tout l'amour de sa grand mère durant ces dernières années mais aujourd'hui sa place est avec nous.

Faire le voyage avec lui fut assez éprouvant, autant pour lui que pour moi d'ailleurs.
L'arrivée à St barth l'a un peu perturbé, entre la chaleur, les moustiques, le décalage horaire...

Et au bout d'une semaine je me rends compte que ses repères c'est moi et rien d'autre.
A partir du moment où il est avec sa maman, il se sent bien.
Il a juste besoin de mon amour et de sentir que je suis là.

Il commence même à se faire des amis dans le quartier.
Les enfants sont formidables, tellement généreux, maléables, ouverts aux autres.

Avec du recul je me dis que j'aurai dû l'emmener avec nous depuis le début.
Je culpabilise de l'avoir mis de côté pour vivre ma vie de femme, mais en tant que jeune maman j'ai paniqué, je voulais le meilleur pour lui.
Il n'y a pas de recette, pas de mode d'emploi.
On fait du mieux qu'on peut et chaque jour on apprend à devenir mère.

Maintenant que la famille est réunie on ne se quitte plus.

 

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