Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
J'aurais voulu être une raconteuz'
Publicité
girly
8 mai 2011

Tahiti

Les nouvelles fraiches du bout du monde...
Le voyage fut éprouvant antant physiquement que psychologiquement.
L'aventure St Barth se termine en laissant derrière nous de chouettes zouaves.
Ravis d'en avoir retrouvés, contents d'en avoir rencontrés et le coeur gros de les quitter...
Je tente de ne pas me focaliser là dessus en me disant qu'on se reverra mais la fatigue associée au dépaysement me rend toute tristou.
Alors après ceux de métro qui me manquait déjà, il y aura ceux du caillou.
On continue l'aventure avec vous les potos...

Après une journée shopping à St Martin, où il n'y a pas eu grand chose à shoppinger les sacs étant déjà blindés, nous avons passés une dernière nuit aux antilles dans un hôtel au beau milieu d'un pseudo village à vieux touristes... C'était moche!
On a assisté à une soirée version "camping des z'iles" et c'était encore plus moche de voir des mossieurs tout blancs-tongs-à-chaussettes se déhancher sur du Shakira avec des perruques et des faux nénés en noix de coco!
La nuit fut courte pour un départ aux aurores direction Miami.
3heures de vol, 2heures d'escale à serrer les fesses pour que nos papiers soient en règles et pour être sûr que Karim puisse frôler le sol Américain.
Même s'il avait rasé sa si belle et douce et moelleuse (oui oui) barbe il reste un plausible ennemi public N°1 pour nos cher ricains (surtout en ce moment)  mais nous avons passés les douanes sans embûches à Miami. Et on n'a même pas loupés notre correspondance avec leur 36000 contrôles.
Arrivés à Los Angeles 5heures plus tard pour 8heures d'escale... C'était siiiiii long!
En plus c'est pas comme si American Airlines nous avait laissé le ventre vide durant ces 2 vols!!! Une honte!!! Le pays des gros miam quand même bordel! Même pas un bout de pain! Z'ont peur qu'on aille étouffer le pilote à la mie ou quoi???
Nous passons donc ces 8heures d'escale à manger (des sushiiiiiis!) à fumer et à chercher une connexion free en vain.
23h40 départ pour Papeete.
On n'a jamais été aussi prêts du but. On tend nos cartes d'embarquement et what else?
Bah il paraîtrait que mon cher gitan n'a pas le tampon adéquate et qu'on lui demande de retourner à la douane. Juste un petit oubli. Rien d'inquiétant qu'on me dit. Don't panic Monic!
Sauf que le petit tampon c'était juste le moyen de le ramener à la douane pour une fouille plus approfondie.
Et vas y que je te trifouille les rognognolles, que je te mets limite les bras sur la tête devant tout le monde et que je te cale des lamelles à analyser dans le fond des sacs pour être sûr qu'il n'y ait pas de drogue ou autre... Pire que les Experts!
Mais le gitan étant clean il a pu être ramené à l'embarquement. Près de 300 personnes dans l'avion et c'est tombé sur lui... Déli de sale gueule?? Non point! Juste un oubli??? Et mon cul c'est des sushis??
ça paraissait trop simple. Mais ça aurait pû être pire!

Nous arrivons finalement à Papeete, (capitale de Tahiti... où rien que ce mot te donne des visions de nanas les nénés à l'air qui se frottent les aisselles!!) 5h du mat' heure locale, 11h St Bart, 17h Paris...
Pour ceux qui veulent nous suivre c'est simple: on a 6h en moins de St Bart et 12h en moins de Paris. On est d'une manière ou d'une autre dans le passé.

Bref, nous sommes accueillis sous les ukulélés et la pluie. Et non pas sous une pluie de ukulélés, ce qui pourrait faire mauvais genre.
On a froid mais on ne sait pas si c'est la fatigue ou le réel changement de température.
On squatte jusqu'à l'ouverture du bureau d'information, où on trouve une pension de famille pour 80€ la nuit avec piscine et kitchenette à une quinzaine de kilomètres de Papeete.
Un taxi man nous amène à bon port en nous conseillant de vite quitter Tahiti et d'aller sur Moorea, ici c'est bon qu'à dépenser qu'il nous dit.
Nous retrouvons de vraies routes, à 2 voies, et même pas en béton. 
Une végétation luxuriante comparée au zion de St Barth.
Les montagnes sont dans les nuages, le ciel est bas et couvert. Pas de soleil de plomb pour le moment.
Les propriétaires de la pension sont forts accueillants aussi, on leur expose notre projet. Le monsieur nous fait un exposé-réponse version "pour et contre". Commence par le CONTRE et doit nous quitter avant le POUR. Il nous promet de repasser et de finir...
La monnaie est le franc cfp. 1€ = 120 cfp. Pas évident à convertir. Enfin pour moi. Puisqu'il suffit de multiplier par à peu près 100 pour avoir les prix en €. Euh non à diviser! Bref, j'ai jamais été doué à ce niveau. 

Pour le moment nous n'avons rien vu de plus. On tâche de se reposer pour repartir chargés à bloc lundi matin.
Destination Moorea pour la recherche active d'un taf, d'une case, et pourquoi pas d'amis aussi.
Je sais pas si c'est la météo mais j'me sens vraiment toute "Rémy" today...

Toutes nos plus belles pensées du bout du monde vont vers vous.

Et si vous avez envie de me mailer de jolis mots from "l'autre bout du monde ou ailleurs", ce serait avec plaisir que je vous lirai...

 

Publicité
11 mars 2011

Maigrir sans réfléchir... (article girly. Oups!)

Nous y voilà!
Toi qui entends depuis des lustres que j'me la raconte en bikini, que j'deviens une bombe latine (mais pas une bombe platine DJ'!) je peux maintenant le crier haut et FOOOOORT: j'ai trouvé le régime qui marche.
Je te préviens de suite, si tu fais partie de celles qui se trouve trop grosse alors que ta balance n'a jamais dépassé le 60kgs (et que tu mesures plus d'1m30 aussi!) lache l'affaire cocotte, ne lis pas la suite ça ne te concerne pas.
Bien sûr je ne suis pas une ancienne obèse non plus, tout est relatif. Mais les 60kgs ça faisait belle lurette que je ne les avais pas vu. 
A moins que tu lises pour que tu cesses tes gnans-gnansde fille face à ta pote qui elle, oui, a vraiment du poids à perdre. Parce qu'entendre se plaindre un tas d'os ça réveille chez la ronde des envies de bouffer. Direct j'me ferai bien tes hanches saillantes sur le grill!!!

Des années à faire le yoyo (limite culbuto), à prendre, à perdre, à reprendre plus que ce que tu n'avais perdu...ce qui t'amène à faire péter les scores et à te sentir aussi sexy qu'une vache. 
Pourtant tu y crois et tu gardes au fond de ton placard THE jean's tas d'os que tu portais à 17ans (que même à l'époque tu te trouvais trop grosse) et tentes de l'enfiler une fois l'an, sauf qu'à mi-cuisse ça coince toujours.
Tu parviendra à le remettre lors d'occasions particulières (une rupture, un licenciement, un coup de déprime... au choix) mais jamais au grand jamais quand tu te sentiras bien moralement.
Puisque tu fais partie de celles qui sont "happy d'être ronde".
Sauf que faut pas se leurrer, t'as beau avoir le smile à longueur de temps, et avoir un beau visage (puisque dixit ta mère, les grosses elles ont toujours un beau visage!) toi aussi t'aimerai te la péter en maillot de bain sans devoir jouer à la "j'assume à mort!" en jouant de tes cuisses qui font des vagues si tu cours dans le sable.
T'aimerai rentrer dans le jean's de ta pote aux ventes privées au lieu de te retrancher sur les gilets.
Tu voudrais rentrer dans n'importe quel jean's d'ailleurs, sans devoir demander "vous auriez la taille au dessus. Dessus. Oui dessus encore" puisque dans chaque boutique il y a du 36-38 à foison mais bien moins de 42-44.

Manger devient donc une contrainte, tu as l'impression d'être en constante restriction, tu avales 3 miettes à chaque repas et tu grossis toujours... Tu te sens seule face à ton assiette de salade alors que les copines se goinfrent de frites, d'où un élan de rébellionet tu décides de manger comme elles. Y'a pas de raison.
Ce qui, passé un temps, te feras culpabiliser à mort. Et tu repartiras dans une phase restriction à compter le moindre calorie... pour bien évidemment te jeter sur un paquet de gâteaux en moins de temps que t'aurai demandé la lecture d'un Oui Oui... On connaît la chanson!
J'étais comme ça il y a encore 6 mois jusqu'à mon voyage au Japon, au summum du tour de taille!

  
Et en bonne (c'est l'cas d'le dire hey hey) princess-pouf que je suis, je vais te partager mon secret.

Avant ma journée commençait avec l'indétronable tartine beurre-salé-confiture, un jus de fruit, un thé. Rien de too much sauf que la tartine en entraînant une autre... j'avais avalé une demi baguette.
Le midi, une entrée (crudités) un plat (viande et légumes/féculent) un bout de fromage et un yahourt.
Pour le goûter toujours un petit gâteaux à me caler sous la dent.
Et le soir c'était souvent pareil que le midi.
Ajouté à ça les apéros de temps en temps, les petits plaisirs en plus style pizza et frites. Le soda à l'occasion...
Rien de très folichon nan? On ne peut pas dire que je me gavais. Mais par rapport à ma non-activité physique c'était beaucoup trop. Soit je pesais autant que je mesurais. Et on m'a tellement rabâché qu'il faut peser 10 de moins que sa taille... bla bla bla...pour les hommes c'est 5 bla bla bla... FUCK!
Je trouvais plus rien à me caler sur le bull, hormis des sarouels hyper large (que du coup t'as l'air encore plus large...) et surtout je me sentais mal. Ou quand "l'happy d'être ronde" n'assume plus. 

Et il y a eu le Japon: le moyen pour moi de revoir toute mon alimentation et de commencer à perdre du gras sans m'en rendre compte.
Que ce soit le matin, le midi ou le soir, on mangeait pour ainsi dire la même chose: riz, légumes, tofu, champignons, soupe miso...
Pas de sucre, de pain, de fromage, de viande, d'huile, de beurre... c'est pourquoi j'ai puisé dans mes réserves et j'ai fondu. Et ce qui est dingue c'est que je n'ai pas eu de coup de pompe, pas d'envie particulière, aucun manque. C'est bien que ça correspondait à ce que mon corps avait besoin, ni plus ni moins. Sans oublier qu'on se levait à 6h et qu'on passait nos journées à travailler dans les champs. S'il y avait eu carence je l'aurai senti.

Le retour en France aurait pu être le piège (comme à chaque retour de voyage). Des envies de miam miam façon maman, l'impression de redécouvrir notre terroir, se jeter sur le fromage, le pain...
Mais pour une fois, j'ai fais très attention à garder mon alimentation dite "de voyage". Il fallait que ça devienne ma nouvelle alimentation, que ça devienne naturel surtout. J'avais déjà perdu 7kgs en 2 mois, je ne voulais pas gâcher ça. Je ne voulais pas perdre plus, je voulais juste arrêter de prendre!
J'ai donc adapté ce que j'avais appris au Japon avec ce que je pouvais trouver ici.

Le matin c'est muesli bio, verre de jus de fruit, thé. J'ajoute une galette de riz confiture si j'ai vraiment les crocs ou un mug de fromage blanc.
Le midi et le soir, je ne fais qu'un plat où je mélange au choix:
Riz, nouilles chinoises, pois cassés, lentilles, quinoa, boulgour, pomme de terre, maïs...
Champignons, tomate, choux rouge, poireaux, courgette, brocoli, betterave, radis, asperge, artichaut...
Maquereau, thon, oeuf, tofu, wakamé...
J'assaisonne le tout de sauce soja, de vinaigre, de wasabi, de gingembre, de poivre, de basilic, de graines de sésame, de citron... sans jamais mettre d'huile ni de sel.
Et je finis avec du fromage blanc ou un yahourt au soja accompagné de chocolat noir pour la touche sucrée.

Alors forcément vous allez me dire que ce n'est pas très varié, mais tout le monde mange plus ou moins toujours la même chose nan? Alors autant que ce soit de bonnes choses.
Et c'est en ça que je n'ai pas le sentiment d'être au régime, puisque c'est juste devenu naturel.
Alors bien sûr, il m'arrive de manger du gras quand j'en ai envie, ou en soirées (histoire de pas passer pour l'oiseau de service) de boire des sodas, de craquer pour un Kinder, de me faire une tranche de pâte... mais c'est occasionnel, donc pas toutes les semaines.

9 mois plus tard j'en suis à 15kgs de perdus... (ce que d'autres auraient pris pour une grossesse). Je rentre dans n'importe quel jean's, je me la pète en bikini (et je ne me suis pas fait virer ou larguer!!! Alléluia!!)
Je ne suis pas non plus tombée dans l'extrème en devenant un tas d'os! (Au plus grand bonheur de Doudou. Gniark Gniark)

PS: non ce blog ne se transforme pas en blog cuisine, ni en blog cosméto... juste un petit coup de pouce à celles qui galèrent avec les kilos! Tentez ça si ça vous dis, mais jamais de Slim fast, Weight Watchers... et autres produits toxiques!!! Parce que manger reste avant tout un besoin mais aussi un plaisir.

PSbis: pleins de pensées à nos amis Japonais...   

   

21 février 2011

To be a dinde or not to be...

Être vendeuse, ça paraît simple en soi, enfin dans le sens où on ne teste pas tes capacités intellectuelles mais tes capacités à ressentir la cliente potentielle.
Pour cela il te faut être accueillante (même quand t'es en train de taper la discut' avec ta collègue), dynamique (surtout quand un yacht de Brésiliennes débarque), souriante (quand tu vois la parure de bijoux de Madame et la montre de Monsieur), disponible (même quand tu rêves juste d'aller à la plage et de sortir de ces 4 murs). Un brin psychologue (réussir à faire comprendre que Non Madame le XS ça sera tooo small for you, sans employer une seule fois le terme "petit" et "serré").
Sans oublier une touche de mythomanie (Mais of course que tu peux porter ça en soirée...c'est sooo tendance!! Surtout si c'est une soirée déguisée...)

Être vendeuse à St Barth c'est avoir une clientèle de Luxe.
Donc à des années lumières de la vraie vie (du moins la tienne) ce qui t'oblige à avoir un comportement complètement différent de si tu devais vendre un Top chez Pimkie. D'une part il n'y a pas du tout le même enjeu (ayant un pourcentage sur mes ventes) et d'autre part tu es obligée de t'adapter à leur mode de fonctionnement. Dire oui à tout. Tout le temps.

Un jeu d'enfant en somme... sauf si je mets de côté l'aspect primordial d'une bonne vendeuse qui est : faire la dinde!
Faire la dinde est indispensable au déroulement d'une bonne vente. Sourire n'est pas suffisant. La cliente a besoin que tu glousses pour acheter. Que tu la flattes, la valorise, lui donne confiance, quitte à lui mentir puisqu'elle n'est pas dupe au fond. (quoique...)

Il te faut garder ce leitmotiv en tête: glouglou = sourire niais + regard bovin.

Tu fais la dinde face à des femmes qui sont atteintes de la maladie du siècle, j'ai nommé l'achat compulsif.
Pour se sentir belle et vivante une femme aime dépenser.
Cherchez pas, y'a aucun rapport.
Et c'est pas le sujet du jour. Non parce que quand même, comment peut on prouver que dépenser le PNB du Bangladesh en une journée pouvait rendre belle et vivante?
Ou à ton échelle, et la mienne aussi, comment devoir bouffer des nouilles pendant 3 semaines parce que t'as dépensé la moitié de ton salaire dans une paire de chaussure pouvait te rendre la vie plus facile?
Au mieux t'es contente 5 minutes parce que "graaaaaave que ces chaussures sont trop faites pour toi" (ce sera le seul argumentaire censé à cet achat qui va te ruiner) et au pire tu vas prendre 3 kilos parce que l'abus de coquillettes est dangereux pour la santé.
Trop long à expliquer et je ne m'y connais pas assez sur le sujet, c'est pour ça que je vous parle de la version vendeuse.

Mais revenons à nos dindons...

Tu fais la dinde donc, en parlant chiffon à longueur de journée, (C'est siiiiiiiiii doux la soie hein?? Et le coton il gratte pas trop??) alors qu'il y a encore quelques mois tu faisais à peine la différence entre une soie georgette et une soie crêpe. J'connaissais bien la Suzette mais ça ne m'a pas servi à grand chose.

Tu fais la dinde face à des névrosées qui pèsent 3 cacahuètes et qui se plaignent qu'elles sont bien trop grosses pour ce modèle, (alors que c'est le modèle que toi tu portes aujourd'hui d'où un élan de glouglou) ou encore face aux lamentations de la pleine aux as qui a des remords parce qu'elle a acheté pour l'équivalent de 3 fois ton salaire dans 5 robes. (glouglou²)

Tu dois glousser à tout va, même quand une Russe a décidé que tu comprenais sa langue et te dis (tu le devines grâce au fait que tu était une killeuse en Pictionnary ) que c'est trop court, trop long, trop!
A ce stade j'atteins le Glouglou désespéré.
Elle te pose une question et attend sa réponse forcément.
Elle pourrait te parler de la situation économique du Kazakstan ou encore te donner son code de carte bancaire que tu n'aurais rien compris.
Tu ne parles que (et c'est déjà pas mal) anglais et espagnol. Et une Russe qui parle anglais c'est un peu comme si ta grand mère se mettait à la langue de Shakespeare, version roulage de R.

Mode dinde toujours, quand une Ricaine (fin saoule ou sous Prozac, voire les deux) n'a pas envie d'essayer en cabine mais au beau milieu de la boutique, étant exhibo ou trop imbibée, et se trimballe avec un sein en dehors du soutif, la robe coincée dans la culotte et veux aller montrer à son cher husband qui est resté dehors.
Tu hésites à l'informer que certaines parties de son anatomie sont à la vue de tous, mais finalement tu glousses intérieurement et attends qu'elle revienne.
Le mari étant souvent décisionnaire du "ok get it" tu espères de tout coeur qu'il ne soit pas resté dans la Cour mais qu'il soit allé faire un tour avec ses copains riches, et que ton argumentaire à deux balles sera suffisant pour la faire repartir avec la robe sur les fesses (mais fesses cachées et sein remballé).
"Mais of course que ce vert caca d'oie vous sied à ravir M'dame, et même que vous êtes pas si serrée que ça dans votre robe. Comme ça au moins vous n'avez pas à penser à vos seins, ils resteront bien à leur place".
J'avais prévenu j'ai un argumentaire à deux balles, mais elle est finalement repartie avec la robe vert caca d'oie! Qui a dit que la richesse définissait un goût démesuré pour les belles choses?

En bonne dinde que tu es, tu te dois de représenter l'image de la marque.
Pour se faire tu enfiles tous les matins ton petit uniforme (robes en soie, toutes hyper courtes et/ou transparentes) ce qui te vaut à longueur de journée des "oooh z'êtes too adorabeul" de ses Dames ou des relookage de mes guiboles et/ou de mes nénés par ces Messieurs, qui eux restent un peu plus discrets (les messieurs pas mes nénés!).
Alors tu y vas de ta petite courbette et tu glousses une fois de plus.
En même temps tu profites, y'a pire comme "uniforme". Chez Jojo La Frite t'avais la casquette et la polaire rouge et blanche! C'est moins glamour tout de suite.
Sauf que par moment, le compliment te mets dans une sale situation.
Il s'agit du compliment de la fameuse cliente petite-dodue qui veut à tout prix le modèle que tu portes.
C'est là où tu te figes.
Les yeux compatissants.
La tête sur le côté.
Le sourire pincé.
Tu arrives malgré tout à la caler en cabine avec ledit modèle dans une main, tout en attrapant le modèle spécial petite-dodue dans l'autre main.
Quand ce n'est pas toi qui dois filer dans le placard enlever cette fucking robe et la jeter à ta collègue, qui du coup va continuer la vente.
Puisque ce matin, oui tu as mis La robe qu'on n'a plus en stock. Bravo.
Tu passeras donc toute la vente, à moitié à poil dans le placard, en espérant que la petite-dodue ne veuille pas te dire au revoir en partant. Au moins tu n'aura pas eu à glousser.

Parce qu'il y a des jours où faire la dinde t'épuise. Où tu as juste envie de toutes les foutre dehors, de ne plus avoir à supporter leurs manières de mal bai****, leurs parfums au patchouli, leurs talons qui claquent. Leurs mines refaites et leurs seins qui dégueulent. Leurs cartes de crédit qui défilent, toutes plus épaisses les unes que les autres. Qu'un jour t'as failli en casser une en la passant dans la machine et t'as eu la peur de ta vie.
Tu es épuisée de devoir faire semblant. Semblant de trouver ça normal de dépenser autant. Semblant de la trouver magnifique alors que ses yeux sont vides. Semblant de comprendre.
Semblant d'être là alors que ta tête est ailleurs...

J'suis pas une dinde bordel, mais il me reste 2 mois à glousser...

14 février 2011

Valentin's Day

Comme on ne fait jamais rien comme les autres, cette petite fête commerciale est devenue une soirée plus que particulière à la case...
Vous salivez, vous voulez du croustillant, du détails coquinois???
Je n'irai pas jusque là (bande de vicelards!!) mais je peux vous dire qu'avec un Doudou comme le mien, c'est un peu (beaucoup) la fête des Z'amoureux toute l'année. Et c'est là mesdames que vous allez pouvoir me traiter de mytho, de crâneuse voire d'enjoliveuse, mais tout ce qui va suivre n'est que réel et tiré de mon quotidien. (sans aucun effet spécial ajouté à mon récit)
Prêtes?? Et Prêts aussi d'ailleurs. N'oublions pas les hommes qui ont de la graine à prendre de mon Tendre (si on réfléchie elle est étrange cette expression! Je ne pense pas qu'il veuille la partager sa graine.)

Une journée type au pays de Chez Nous commence par le réveil de Doudou qui doit impérativement boire son café avant d'avoir à subir mes blabliblabla/chansons pourries du matin/récits de ma nuit, qu'il ne supporterait sûrement pas sans sa dose de caféine.
Une fois Mossieur caféiné il s'attele à la préparation de mon petit déjeuner tout en me réveillant de calinoux tout doux du matin. L'image est glamour si on met de côté mon haleine de poney...mes cheveux dreadeux...mes yeux en trou de balle... NON je ne suis pas top au réveil.
Après moult grognements de mécontentements (je hais qu'on me réveille) je me love dans la barbe de Doudou qui sent si bon le café et le tabac froid (c'est crade mais j'adore cette odeur) et me dirige d'un pas alerte (en me ramassant soit une paire de chaussures, soit un sac au milieu du passage, m'appartenant bien sûr, Doudou rangeant toujours ses affaires).
Je peux me réveiller en douceur, tout en scotchant facebook/bob l'éponge/mes mails (mais jamais les infos, trop sensible pour commencer la journée par les horreurs qui se passent dans le monde).
Je check toujours au passage un contact en ligne du bout du monde, et je jongle la discut' pendant ce temps Mossieur se détend...
Le temps passant si vite quand on parle aux copines du bout du monde, j'en arrive à toujours être en pyj' alors que je devrais commencer à mettre mes sandales; et pas mes bottes, soleil oblige, ce qui de toute façon est plus long vu que ce sont des sandales à ruban que vas-y que j'dois te faire 15 tours autour de la cheville...
Je coupe donc toutes communications avec le monde extérieur en deux temps trois mouvements.
1: je fais valser le pyj'.
2: j'enfile la mini-robe en soie décolleté-transparente. A poil ça reviendrait au même.
3: je finis le 3ème mouvement avec la brosse à dent d'une main et le mascara de l'autre.
Et non je ne suis pas une grosse dégueulasse je me douche le soir.
Mais Oui je cours dans tous les sens.
Oui je vais encore avoir une tête de mort à l'embauche.
Oui je me dis que demain matin je prendrai le temps et stopperai les discut' plus tôt...
Et oui je demande toutes les 30 secondes à Doudou: Il est quelle heure lààààààààà???
Le tout en lui susurrant : Oh merde j'ai pas eu le temps de faire ma gamelle!!!! (je susurre vulgaire le matin)
Mais Doudou est déjà en cuisine et me fait le meilleur tupperware du monde entier: équilibré-épicé-energétique!

Je suis fin prête pour que mon cher et tendre m'enfourche (Sur le scooter! Tu pensais à quoi là?) et me dépose à la boutique, le panier dans une main, les sandales de l'autre (parce qu'elles sont définitivement trop longues à mettre ses sandales).

Après ma journée de travail, je retrouve mon Prince toujours à dos de scooter, et hop de retour à la case.
Le lit est fait car il n'est pas de ceux qui trouvent inutile de refaire un truc le matin que tu vas redéfaire le soir.
Le ménage (vaisselle faite/poubelle vidée/pliage de mon tas de fringues du matin). Il ne me reste que le balai, mais je suis une accroc au balai, ça me détend.
Le frigo est toujours plein.
Mais que de légumes, fruits, fromage blanc, tofu... La base de mon régime qui m'a fait décoller la balance, ha bah non elle a plutôt atterrie la balance sur ce coup là... bref je vous en parlerai plus tard...
Je n'ai plus qu'à me prélasser, pendant que chéri Doux fait un succulent repas le tout dans la bonne humeur...
Un fond de reggae/musique-classique/musique-classique-chinoise au choix... quelques bougies... et c'est partit pour le visionnage de la série débile pendant repas. Que Doudou il me laisse regarder des séries pourries sans râler.
Ajoutez à ça des mots d'amour laissés ça et là, des textos durant la journée, des petites surprises chocolatées pour rien, un soutien sans faille à toutes heures du jour et de la nuit...

C'est vraiment l'amoureux le plus merveilleux du monde entier que j'aime à la folie si tant...

Alors forcément, une fois que vous savez comment se déroule nos journées lambda, vous devez vous dire:
WOuaaaaw qu'est ce qu'elle a de la chaaaaaaaaance!!!!
Et wouuuuaw c'est possible ça????
Ou encore Wouuaaaw elle a dû avoir une St Valentin de la folie des z'oiseaux dans le ciel qui s'aiment...

Et bien pas du tout. La journée s'est déroulée comme toutes les autres, sauf qu'arrivés à la case après le ti-punch en terrasse Doudou s'est mis à rire face à mes yeux-papillons-de-l-amour qui attendaient un repas digne de ce nom...
Il a craqué mon Doux, il n'a pas pu s'en empêcher qu'il m'a dit, il a eu une subite envie et a pensé que ça m'aurait fait plaisir.
En guise de festin il nous a concocté des poissons panés, agrémentés de patates surgelées rissolées et de ketchup!
La classe nan?

Et c'est parce qu'il m'étonnera toujours que je sais que le quotidien chez lui ça ne veut rien dire. Et ça tombe bien parce que je hais le quotidien.

Pour toutes ces choses, attentions, bisous doux, écoutes, surprises... je sais que j'ai trouvé le meilleur Doudou d'amour de la vie entière et jusqu'à l'infini des étoiles...

C'est kitshou hein??? M'en fous j'suis amoureuse!

Bonne St Valentin à vous et n'hésitez pas à me raconter la vôtre!

PS: message spécial à ma mamounette qui a peut être pas eu de Valentin en ce jour, mais qui a pu, à défaut, fêter le jour de ma conception... Alors si je suis autant fleur bleue cui-cui les z'oiseaux c'est que j'suis un bébé de l'amour môa Môdame... Et on peut dire que c'est une fête commerciale justement... celle là m'a mise sur le marché!!

Lire la suite...

5 janvier 2011

MERCI!

J'ai un peu perdu le fil de ces derniers jours. Non pas qu'il ne se passe rien de palpitant sur le caillou, mais le manque de temps y est pour quelque chose. Et puis je tenais à vous laisser tranquille pendant les fêtes, ne pas venir chambouler vos batailles de boules de neige, vos éclate-bedons de foie gras, et ne surtout pas déranger l'ouverture des paquets cachés dans vos petits souliers...

Maintenant que tout ça est derrière nous, nous allons pouvoir reprendre le fil de l'histoire et je vais vous faire part de notre fin d'année.

NOËL : Une petite soirée entre exilés, en terrasse, bercés par le vent d'hiver tout de même, à déguster un délicieux repas que nos hôtes avaient préparés avec amour. Le rhum toujours de la partie bien sûr, à défaut du champagne qui coulait à flot sur tous les yachts.

Et puis le Gros Tout Rouge m'a apporté le plus joli des cadeau par bateau: ma Jude!

Quel bonheur de voir une tête connue, de pouvoir partager avec une amie chère un bout de notre vie d'ici, d'avoir des nouvelles du pays (ses valises étaient pleines de magazines de Pouf' ouiiiiii) de pouvoir parler blabla de filles, de comparer mon super bronzage à sa face si hivernale from Paris... (faut bien que j'me la raconte nan?)

De faire découvrir l'endroit le plus beau de l'île de nuit avec un ciel étoilé que jamais t'en as vu un comme ça, de voir que les moustiques s'attaquent à son sang frais et plus au mien... 

De manger du chocolat en buvant une infusion, de se réveiller en chantant des refrains débiles, de l'amener au troquet du coin où le ti punch on dirait du Destop (et de se rendre compte que moi je le bois direcc' et pas elle) de se coucher en faisant des gros bisous girly cul-cul la praline avec les yeux qui brillent, de croire qu'elle va rester toute la vie et ne pas voir le temps passer...

Et quelle nuit!!!

Ce fameux réveillon que jamais on aurait cru passer une soirée pareille. Monter sur scène au concert de zouk au plein milieu du port et mettre le feu avec nos déhanchés endiablés.

Se faire prendre en stop à 5 par "papa et maman" qui ont eu 9 enfants et ont l'habitude des trajets tout serrés où les 2 plus grands iront dans le coffre. Écouter le concert des yachts aux 12 coups de minuit, la tête dans les nuages du feu d'artifice.

Danser jusqu'au bout de la nuit sur le sable, le maquillage qui coule et les gosiers toujours asséchés. Raconter nos vies à de purs inconnus. Faire des sourires idiots pour se faire payer des verres. Taper la tchach à un vieux beau en découvrant qu'il est The Boss des lieux et n'avoir aucun scrupule à voler des bouteilles sur les tables.

Partir en courant faire des pipi de filles derrière une cabane en perdant la moitié de ses affaires et les retrouver au même endroit des heures plus tard. Sentir que plus ça va et moins ça va. Rigoler à en pleurer...

Se dire que la nuit est passée si vite, qu'il fait déjà soleil et qu'il serait temps de rentrer tout en se disant qu'il faudrait continuer... encore un peu... parce que c'est une nouvelle année!

Une année qui commence comme ça ne peut qu'être heureuse et pleine de jolis moments. Garder en tête que la vie ne doit être que bonheur et amour. Foncer. Oser. Se dire qu'on a le choix, tout le temps. Ne faire que ce qu'il nous plaît. Parce que ça passe décidément trop vite.

Ma Jude est repartie ce matin.

Forcement j'ai "si tant" de larmes et de tristesse dans le coeur mais je ne la remercierai jamais assez d'avoir volé aussi loin pour ces quelques merveilleux jours.

Tout comme je vous remercie tous de me lire, de me donner toujours autant d'amour télépathique, de penser à nous, de parler de nous, de nous écrire... Parce que je sais qu'on vous manque autant que vous nous manquez. Et que le manque des siens est le prix à payer pour cette vie inoubliable que nous sommes en train de rêver.

Puisque grâce à Karim-Dieu-Allah-Bouddah je vis comme dans un rêve.

Les 2 petits chanceux que nous sommes vous souhaitent donc une grandiose et tourneboulante année 2011. Avec tout notre amour!!!

Quant à nos résolutions, il n'y en aura qu'une : être heureux!

PS: si certains ont la chance de tomber sur un morpion gagnant (chez un buraliste hein, pas un vieux perdu au fond d'un slibard abandonné) il y aura toujours de la place pour vous... et on sait recevoir ici nan?

Lire la suite...

Publicité
10 décembre 2010

J'aime pô Noël

Toi aussi t'en as marre de voir le Gros Tout Rouge qui s'omniprésente dans ta télé, sur ton mag préféré, ou encore sur le net et JAMAIS Ô grand jamais dans the real life?
T'es hargneux(se) à l'idée qu'on ait pu te berner pendant des années?
En colère parce que dès le mois d'Août tu faisais attention à être super méga trop sage histoire qu'Il oublie pas tes petits souliers (même qu'à 5ans tu chaussais déjà du 37...) et qu'arrivé le mois de Décembre c'était obligé que tu faisais exploser le record des grosses boulettes?
T'es dérouté(e) quand un(e) pote de grande section te raconte comment Le Tout Rouge lui a fait le coup du "À Dada sur mon bidet" dans la salle polyvalente pour le Noël 88?
Alors que toi tu n'as pas le moindre souvenir de ce jour.

Voici les réponses de Môman:

Pourquoi??? POURQUOI Mamaaaaan j'ai jamais fais À Dada sur ses genoux môôôôôA???

Réponse 1: Mais parce qu'à 5 ans on t'en donnait déjà 10, du coup tu aurais été vue comme l'attardée qui a redoublé 3 fois sa moyenne section. D'où mon empressement à te faire porter malade le jour où Le Gros Tout Rouge venait à l'école.

Réponse 2: Tu avais tellement peur de Lui que tu te déclenchais des crises de spasmophilie dès que la maîtresse voulait t'amener à Lui. 5 ans à peine et déjà névrosée...

Réponse 3: Mais on te l'a déjà dit 1000000² SoïZ, Le Papa Noël a toujours eu beaucoup de taf et se consacre aux z'enfants qui ont été les pluuuuuus sages... Bah c'est PAS toi! Et vlan'

Pas été sage? M'en fous! J'aime pô le Gros Tout Rouge et tout ce qu'il représente.

J'aime pô que Môman elle vide son porte monnaie pour que j'ai pleins de câdeaux pasque le Tout Rouge il s'occupe des autres. Et j'aime pô que Pôpa il soit tout seul.

J'aime pô manger dans le noir avec les bougies que ça te rend triste dans le coeur, et j'aime pô l'émission de TF1 où ils ont l'air de trop rigoler alors que nous on est que 3 et que c'est pas rigolo du tout une fête à 3.
Surtout  j'aime pô savoir que toute la famille ils sont ensemble et nous on est tout seul.

J'aime pô quand il faut ouvrir les câdeaux et me dire qu'on va manger des nouilles pendant longtemps.
J'aime pô que Le Gros Tout Rouge il se soit pas débrouillé pour faire au moins un câdeau à Môman. Pasqu'il aurait pu faire ça quand même. 
Parce que Môman elle m'a dit qu'elle aimait pô avoir qu'une orange et un sucre d'orge non plus quand elle était petite.

J'aime pô que chez les z'autres ça neige et que chez môa ça pleut.

J'aime pô Noël!

Alors me retrouver sur une île en cette période me convient.
Ça passe sans même que je m'en rende compte.
Pas de sapin (ou des faux dans les boutiques) pas de décos (ou très peu d'illuminations comparés à tout ces illuminés...) pas de cadeau (c'est la dèch' grave) pas de foie gras (pour la même raison que précédemment cité) pas de famille (comme ça personne n'est lésé).

Et en ce qui concerne ma WISHLIST c'est rapide:

  • Que TOUT ce que j'ai déjà ne s'envole pas.
7 décembre 2010

Saturday Night Fever

Ö toi qui veut du croustillant, du détail, de l'aventure... tu vas être servi avec le récit de notre Saturday Night Fever!

Il est à noter que samedi je me suis payé le luxe de me faire enguirlander mais façon "Hyène en soif de Rennes" par ma Boss. Ça tombe bien c'est bientôt La Nwel (comme ils disent ici) et j'étais en manque d'accessoires adéquats. Et puis vu la couche, limite elle m'a offert le sapin avec. Si c'est pas de la générosité ça Môdame! Sur un malentendu j'ai quand même entendu le célèbre mais non moins désagréable "Rendez-vous lundi dans mon bureau à la première heure!!!" d'où une envie subite de me retourner le cerveau...

Je retrouve mon cher et tendre à la terrasse d'un bistrot au port (avec un verre à 10€ ce n'est plus un bistrot mais un palace) histoire de cracher mon venin et surtout de me mettre un ti-punch sous le coude avant de rejoindre des potos au resto. Je suis extravertie et excessive certes mais sur le coup j'ai préféré jouer la carte du "ouaaais j'vais hyper trop bien, enchantée les gens!!!" Comme on était déjà à la bourre, le coude a dû se lever bien vite, j'ai craché tout ce que j'avais à cracher en 7minutes chrono, d'où la mine décontenancé de l'Homme qui ne comprenait pas un traître mot de ce que je pouvais lui raconter...

La petite escale au resto fut la bienvenue, vu que nous nous sommes fait péter les bedons de chinoiseries : nouilles, nems, bouillons, nougats... le tout arrosé de saké et de ti-punch of course. Histoire de garder en tête que nous ne sommes pas en trip sac à dos, mais bel et bien isolés en mer des caraïbes... Moi j'dis merci le ti-punch, sans lui on se serait vraiment senti partir. Les gentils patrons ont fait preuve d'une grande patience, mais nous ont remis dans le droit chemin, c'est à dire celui de la sortie, une bouteille de saké à la main.Et que peut bien faire une bande de gais lurons sur une île à un moment pareil??

  • Sortir en boite? Impossible vu nos accoutrements pas assez bling bling.
  • Rentrer dormir? 

Certainement pas, ça tanguait trop dans nos tronches.
Et moi j'ai le mal de mer.
La solution finale fut celle du bain de minuit. La mer est calme, la lune éclaire assez pour cacher les parties intimes de chacun, l'eau ne pourra être que salvatrice. Sauf que j'ai bu la tasse et que j'ai failli vomir. Je me suis échouée comme une bonne grosse baleine sur la plage, parce que la mer n'était pas si calme que ça une fois dedans. J'en ai perdu une bague au passage (heureusement pas la bague d'amoureux!).
Les gars étaient à fond, moi je jouais la môman, à épier leur tête quand un avait décidé d'aller rejoindre un bateau, mais qui était biiiiiiiien trop loin (sans blague?).
On a croisé d'autres âmes perdues sur la plage, j'ai attrapé des bribes de conversations assez déroutantes (les couples qui se disent un tas de truc qui ne veut rien dire:
"Mais je t'aime moi, pourquoi tu m'aimes pas toi?
 Si je t'aime mais j'ai soif!"

Ou encore un staff de l'hôtel du dessus qui vivait le mélodrame de la saison:
Mais putaaaaaaiiiin il était propre mon frigo!!!!
Pourquoi le chef il a gueulé alors qu'il était propre merde!
J'suis sûr que c'est Serge qui l'a cradé!                                                                                                                                            
AAAArRghh j'veux mourir!!!
Non Bébert fait pas ça, va pas te noyer tout habiller!!!
PATHÉTIQUE!


Peut être aussi pathétique que notre belle équipe de culs nus en fait.
Culs qu'il a fallu rhabiller avant d'attraper froid, parce que Mamounette elle a toujours dit qu'un rhume de fesse ça durait 7 ans. Et puis parce qu'on commençait à avoir froid aussi, il faisait à peine 25°... (c'est là où je vous nargue encore, sorry!)
Mais se rhabiller tout trempés et tout déchirés n'est pas chose aisée, ça se saurait.
Du coup l'un des cul nu, que je ne citerais pas, a enfilé après 15minutes de tentative et de grosses gamelles dans le sable les 2 pieds dans le même trou en hurlant comme un aliéné, le caleçon d'un de ses compères qu'il ne connaissait que depuis quelques heures...
No comment!
Il fallait y être.
J'en ris encore.
Une fois tout ce petit monde rhabillé (dont 1 sans caleçon) nous avons décidés de rentrer, et pour ne pas passer pour de jeunes innocents, je ne vous dirais pas que j'ai appris à faire du scooter à mes dépends, avec un ivrogne accroché à mes miches.
Et je ne vous dirais pas qu'il ne s'agissait pas de MON ivrogne vu que celui ci m'a lâché (trop peur de mourir m'a-t-il bégayé) pour aller dans la voiture électrique de l'ami (style les voitures de golf) ce qui se valait niveau dangerosité.
Je ne vous dirais pas non plus qu'on s'est fait une pseudo course poursuite avec ladite voiture, que j'ai grillé un stop au képi d'un Bleu, et qu'au final j'ai perdu toute trace de L'Homme et de son compère.
J'ai appris le lendemain qu'ils nous cherchaient dans les Clubs de l'île, comme si de 1 j'aurai pu aller guincher dans cet état et de 2 comme si eux pouvaient effectivement rentrer pour voir si j'y étais.
Parce que oui il s'est fait refouler, mon Homme mais pas son compère. (étrange!)
Après une bonne heure de réflexion la voiture électrique les a enfin ramené à la maison. 1,5litres d'eau plus tard nous étions tous les deux dans les bras de son amante.
Et je peux vous dire que Morphée elle assure grave!
Au petit matin, (j'vous jure qu'à 8h j'étais debout!) je me repasse la soirée et retrouve un brin de lucidité: je suis à 2 doigts de me faire virer, mais j'ai passé une super soirée!
N'oublions pas que l'alcool est dangereux pour la santé et qu'il est à consommer avec modération.
L'homme émerge plus tard et m'avoue que pendant 5 minutes il est resté en position foetale à se demander où j'étais.
Pour lui, le rideau est tombé à la scène de ma recherche dans les Clubs. Il respire à nouveau quand il me voit avachie sur le canapé, version "j'ai toute la famille Mammouths qui me burinent la cervelle".
Le Dimanche sera peu productif: petite bronzette dominicale pendant que l'Homme cuve sur le canapé (il fait soleiiiiiiiiiiil!!! Ce serait dommage de ne pas en profiter) et petite panne de scooter (la rengaine).
En repartant de la plage je n'arrive pas à démarrer...blablabla.
J'm'en fous je sais faire du scooter maintenant, et seule et sobre bah c'est hyper facile même. Je demande donc de l'aide à un badaud qui ose me rétorquer "t'as les clés au moins??" du genre il me prends pour un jambon...
Il parvient à le démarrer au kick. Merci badaud. Au revoir Badaud.
A mon tour de me caler en position foetale jusqu'au lundi matin en évitant de penser au fatidique rendez-vous dans le bureau qui m'attend!
Vais-je devoir revêtir mon tablier en disant Adieu au monde merveilleux de la Mode?

14 novembre 2010

Erreur à la supérette, un polar de S.Potter

Maintenant que nous avons dépassé la phase désagréments, nous pouvons jouir de notre nouvelle vie sur l'île. Et pour celles et ceux qui nous avaient suivi dans cette aventure il y a 2 ans, vous pouvez vous dire que notre quotidien n'a rien de semblable.

Grâce à nos reconversions tardives nous avons du temps, beaucoup de temps même. Pour aller à la plage, pour admirer le coucher du soleil sirotant un petit verre, pour rencontrer du monde, passer de charmantes soirées à lire ou encore à nous divertir... Une vie à l'antillaise en bonne et due forme! Mais qui a du temps n'a pas d'argent, c'est bien connu.

La vie est très chère ici, le loyer exorbitant, sans oublier la nourriture qui nous pompe une partie importante de notre budget. On fait pourtant attention, mais bon nombre de dépenses sont indispensables. Le stop étant plus compliqué pour mon Petit Jardinier que pour moi (étrange!) il fut dans l'obligation de louer un scooter pour se rendre au travail à 6H du mat'.  Ou la loi du "dépenser plus pour gagner moins!"...

Quant à moi, je lève le pouce près de 4 fois par jour, ce qui me vaut d'anecdotiques rencontres. Entre la vieille blindée dans son 4x4 qui est plus spacieux que mon salon, le paumé qui fait toujours un détours pour me déposer, le vieux drôle qui me serine "ça va la vie??" et le charmeur qui me fait la blague "rhô bah je sais pas si je m'arrête hein" (en même temps tu ne pourras pas m'amener bien loin mec) je me tape de bonne tranche de rigolade intérieure. Mais pas de panique, l'île ne fait que 7kms sur 3kms donc il n'y a vraiment aucun risque à ce qu'on me kidnappe... et même les enfants font du stop alors bon.

Mais comme toujours, la situation se débloque. Nous venons d'acquérir un scooter!!! OuiiiiiOuiiiii!!! (A noter que nous avons tiré un trait sur les quads, définitivement). Alors mon cher et tendre pourra venir me chercher à la boutique le soir, et ça c'est super trop mignon. En plus que tous les soirs je n'ai plus qu'à me mettre les pieds sous la table parce qu'il a déjà tout fait, et même qu'il fait les courses aussi! Il finit sa journée à 13h, il a donc le temps, mais il n'est pas obligé c'est sûr. Un vrai Prince ce Doudou. Un Prince qui suit la liste de courses à la lettre. Même qu'il dit qu'il fait attention aux prix, ha oui oui oui! Alors quel n'est pas mon étonnement quand je vois un débit de 100€27 dans une supérette alors qu'on ne peut pas faire de gros caddie. De 1, il n'y a pas de caddie! Et de 2 il est en scooter, alors pour ramener le tout...difficile.

Je lui demande donc de faire preuve de concentration et de me sortir à la lettre ce qu'il a bien pu acheter ce jour là... poin poin poin poin... (ça c'est Doudou qui réfléchit à son emploi du temps de la semaine) Bref, je ne tire rien de concluant à ma requête, je suppose donc qu'il y a eu "Erreur à la supérette" (titre du polar qui m'a occupé une bonne semaine)

Un mail à ma banque me confirme ladite supérette et la date du litige, une amie met le doigt sur l'erreur en question: "rapelle toi, on était ensemble ce jour là, t'es passée après moi et la caissière a passé 3 fois ta carte!!!" Alléluia et merci copine, en une phrase tu viens de faire basculer le statut du présumé innocent à innocent.

Me voilà donc partie de bon matin à la supérette, munie du ticket de caisse de la copine comme unique preuve, puisque NON je ne garde pas les tickets de caisse et les tickets CB ça dépend des fois, et cette fois là ça avait "dépendu". Mais ayant une mémoire d'autiste, j'ai pu ressortir à l'article prêt ce que j'avais acheté ce jour là. Le responsable des caisses m'écoute avec grande attention, retrouve MON ticket d'un montant de 19€31!

Je ne énerve pas et je ne demande pas comment la caissière est passé de 19€31 à 100€27 (t'as un seul chiffre de bon madame!!!) je promets de repasser avec mon relevé de banque imprimé afin qu'il voit noir sur blanc le débit et qu'il me rembourse. Je retourne au travail, sifflotin sifflotant, et imprime de suite La pièce à conviction, si fière que ma technique du "je vérifie TOUJOURS le ticket de caisse et mon retour de monnaie pour ne JAMAIS au grand JAMAIS me faire pomper pour rien!!!" soit rétablie de justesse parce que NON cette fois je n'ai pas vérifié! Damned!

Sauf qu'en imprimant ce foutu relevé, je l'épluche pour la millième fois et que vois-je???? Les 19€31 sont déjà débités!!! AAARGH ce n'était donc pas ça! Me revoilà à détailler la journée en question et je découvre que ce fameux jour je suis allée à la supérette le midi (avec la copine) mais que l'Homme y est retourné le soir pendant que l'Opération cafards se déroulait, après les fameux 2 ti punch "d'attente que ça fasse effet"! ha bah pour faire effet, ça a fait son effet!!!

Non mais Chéri, réfléchis bordel! T'as pas pu acheter pour 100€27 ce soir là, ça devait être 10€27 et tu N'AS PAS VÉRIFIÉ LE MONTANT AAAARGHAAAARGH!!!!!!!!

Je retourne dans le bureau du Grand chef des caisses et lui explique que non ce n'était pas moi avec mon passage du midi, mais mon Homme, à partir de 17h30 (après ses 2 ti punch) et qu'il y a dû avoir une faute de frappe (et t'as intérêt à viiiiite me rembourser parce que c'est moi qui vais te frapper si ça continue!!) Le voilà qui cherche les tickets du jour à partir de 17h30 et TADAM!! il me sort un début de liste de courses. Je me questionne sur ses pouvoirs magiques, comment peut-il savoir qu'on a acheté des galettes de riz, de la sauce soja, du wasabi... et tutti tamagoshi! C'est écrit sur mon front (ou sur ma silhouette) qu'on mange japonais?

Haaa mais non, c'est le fameux ticket de 10€27 bien sûr... je respire enfin! Mais NON, il est bien de 100€27!!!! Ça le fait bien marrer d'ailleurs, il se permet même un "ça va brailler ce soir?" (style je suis trop une matrone) Je repars donc avec le sourire, hyper décontracté, rien ne me touche, je suis hyper sereine de passer pour une pauvre fille...

Il est maintenant temps de faire le point avec Doudou sur les listes. Parce que mon amour, si j'écris:

  • bûchette de chèvre
  • fromage blanc
  • fruits et légumes

et que toutes les sous marques ne sont plus en rayons, bah la bûchette Président à 5€80 et le fromage blanc Câlin à 6€30 on va s'en passer un moment. Tout comme l'ananas à 5€ et la laitue à 4€90. Et puis tiens, on va dire que tu n'auras plus qu'une seule liste maintenant, facile à mémoriser:

  • riz
  • rhum 

On n'a besoin de rien d'autre! Merci Amour...

 

 

 

 

Lire la suite...

Publicité
<< < 1 2
J'aurais voulu être une raconteuz'
Publicité
Publicité
J'aurais voulu être une raconteuz'
Archives
Publicité