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J'aurais voulu être une raconteuz'
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16 novembre 2015

Back to work...

Aujourd'hui, après 15 mois à couver, pondre, dorloter, câliner... je reprends le travail.
J'ai eu cette chance.
Cette chance de pouvoir m'occuper de la Chouette aussi longtemps que je l'ai voulu.
J'ai eu la chance d'étudier, d'être éduquée.
La chance d'être une femme libre, indépendante, active.
C'est le coeur gros que je reprends le chemin du travail ce matin, mais le coeur plein d'espoir.
Je veux qu'elle sache qu'elle aura les mêmes chances que moi, les mêmes droits.
Elle aussi sera une femme libre et indépendante...
Libre de ses choix, de ses pensées.
Libre d'aimer.

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24 décembre 2015

Le jour où je suis devenue lionne.

Ma merveille, ma fille, mon soleil.

Il y a un an tu étais encore bien au chaud dans mon bocal. Tu devais y rester encore quelques semaines mais à cause de la cholestase pourrie-moisie on a dû te forcer un peu (si peu) à pointer le bout de ton museau.
Non pas que j'étais hyper emballée par le déclenchement mais j'étais tellement impatiente de te rencontrer, qu'avancer LE grand jour de quelques semaines me mettait en joie. 

Tu étais à l'époque le bébé que tout le monde connaissait sous le petit nom de "poisson-clown", ni fille, ni garçon... "poisson-clown".
C'était doux, exotique et décalé, un peu de la petite fille que tu es devenue aujourd'hui.

Le matin du 23 Décembre à 8h00 on lance les hostilités.
Pas très agréable mais pas encore désagréable. Je sens doucement, tout doucement, que tu es en train d'ouvrir la voie pour le grand saut.
Je ne sais pas ce par quoi tu as dû passer pour trouver la route mais j'imagine que ça a dû être aussi éprouvant pour toi que pour moi.

Il est 18h00.
Ça fait déjà 10h que tu es en chemin.
Déjà 10h que mon corps se contracte toutes les 3 minutes.
10h que je marche, que je me roule sur un ballon, que je n'ai pas mangé ni bu. Mais je n'ai pas mal. Je suis surexcitée et je danse la lambada pour faire rire ton papa. Je sens qu'il a encore plus la trouille que moi...
10h que tu avances, à pas de loup, dans mes entrailles.
10h que ton petit coeur bat la chamade.
10h qu'on te secoue et qu'on tente de te montrer la route.
J'ai confiance en toi, je sais que tu vas y arriver, mais je ne peux malheureusement pas t'aider. Alors je pose mes mains sur mon ventre et je te parle. Je te promets que je prendrai la relève dès qu'il sera temps mais pour l'instant il n'y a que toi qui peut forcer mon corps à te laisser passer.

A force de monitoring et de contrôle, les sages femmes décident de ne pas te forcer plus, elles ne veulent pas réinjecter de produit, ce serait trop violent pour toi. Je le comprendrai plus tard, mais ces 10h de contractions t'ont épuisées, ton petit coeur fatigue. Tout le monde décide de laisser faire la nature.
Je retourne dans ma chambre, bien moins enjouée je dois te l'avouer. Je ne danse plus la lambada et moi aussi je commence à avoir la trouille...
J'ai faim, j'ai soif et je fatigue.
On me dit d'aller me reposer, et de revenir faire le point à 23h.
Il est 19h, je suis à peine à 2 et je ne pourrai prendre la relève que quand on sera à 10.
Tu as encore pas mal de route à faire bébé...

La douleur commence à monter, toujours supportable, mais plus pour très longtemps.
J'ai mangé un bol de soupe et je tente de ne plus penser à rien, j'aimerais dormir... et me réveiller avec toi dans mes bras.

Parce que oui, ça y est, j'en ai marre.
J'en ai marre qu'on me trifouille, marre d'écarter les guiboles à tout va, marre qu'on me décolle la membrane (sans me prévenir en plus! Hooooo mais vous faites quoi là??? Aïïïïïeeeeeuuu!!) j'en ai marre qu'on cherche à te toucher la tête, qu'on appuie sur mon ventre, marre qu'on me dise "Vous n'êtes qu'à 1... Vous n'êtes qu'à 1.5... Vous n'êtes qu'à 2..."
J'en ai marre, marre, MARRE!
De ces couloirs, marre du ballon, marre d'être enfermée là dedans.
J'en ai marre de la cholestase, marre de me gratter de la tête aux pieds, d'avoir la peau en feu.
Marre de ne plus dormir depuis des mois, marre d'être grosse et de faire pipi toutes les 5minutes.
Marre des nausées qui sont revenues, de passer mes journées seule enfermée entre 4 murs depuis bientôt 2 mois pendant que tout le monde continue de vivre dehors.
De ne pas être sur mon île. Marre de ne pas parler de la journée, de ne pas rire.
Marre d'avoir la trouille que la cholestase ait raison de toi, de devoir épier tes moindres mouvements. De répéter "je ne veux pas savoir le sexe!!!" avant une échographie en urgence.
Parce que je sais que dans l'urgence on s'en fout bien de me révéler ou non le secret sur ton identité. Mais je supplie qu'on me laisse au moins ça. Laissez-moi encore un bout de magie dans cette fin de grossesse pourrie-moisie.
Alors oui je suis super énervée, fatiguée, à bout de nerfs.
Alors oui, j'aimerais dormir... ne plus penser à rien, dormir et me réveiller avec toi dans mes bras.

Les larmes commencent à monter et PLOC!

Un coup de pied? De main ou de tête?
Je ne sais pas du tout dans quel sens tu es mais tu mets un coup. Un coup super fort et je me répands.
Ta façon à toi de me dire que je ne suis pas seule, que je ne serai plus jamais seule et qu'on forme une p*tain de team!
Yeah baby! Bravo!
Il est 21h48 et tu as éclatée la poche des eaux mon p'tit Poisson-Clown.
Je comprends de suite qu'on passe aux choses sérieuses.
En quelques minutes la douleur me terrasse. 
Une contraction c'est donc ça?
Laissez-moi 2 secondes, je vais mourir et je reviens...

Dans la réalité, je n'ai plus aucun contrôle, plus aucune dignité, plus aucune tenue.
Ne me parlez pas, ne me faites pas parler. Les mots ne serviraient à rien.
Je ne sais plus rien, je ne suis plus.
Je ne suis plus qu'animal. Lionne. Je deviens lionne. 
Je discerne vaguement qu'il faut que je marche, que je m'allonge, que je respire. Je tremble comme une feuille, mes dents claquent, j'ai froid. Ou chaud? Je ne sais pas.
Je ne vois plus personne. On me met sous un dérivé de morphine. On m'avait dit qu'un déclenchement faisait plus mal que si le travail commençait naturellement. Je n'ai aucun point de comparaison. Mais j'ai mal.
J'ai mal à en crever. Je me déchire.
La morphine me défonce en quelques secondes. Je ne sens plus rien. Je ne te sens plus.
J'arrive difficilement à avertir la sage femme qui me répond que c'est normal. Je lui fais confiance et je me laisse aller. J'ai dû divaguer 1 heure, perchée, loin. Si loin. Je me suis vue.
Au bout d'une heure la morphine n'a plus fait effet et la douleur est revenue. Encore plus vive qu'avant.
Je me tords, j'ai envie d'hurler, je n'ai même pas une minute de répit entre chaque contraction. 
Ça va vite, tu vas beaucoup trop vite.
On me demande si je veux la péridurale, maintenant, parce qu'après il sera trop tard.
Oui, je chuchote que OUI je la veux.
Me lever, il faut encore que je me lève, que je marche. Je me répands dans le couloir. Incapable de marcher, pliée en deux. Ces contractions ont ma peau. Je suis habitée. Je suis vulnérable.
Guerrière.
L'anesthésiste arrive, calmement, tranquillement. Il me réexplique ce qu'il va faire, ce qu'il faut que je fasse. Rester assise, courber le dos et ne pas bouger. Ne surtout pas bouger.

J'en suis incapable. Je me dis que je n'y arriverai jamais. Comment ne pas bouger quand tu crèves de douleur?
J'ai besoin d'aide, je n'y arriverai pas.
Une femme arrive, je ne l'avais pas encore vu, je ne sais pas qui elle est, son rôle, mais je lui demande de m'aider, de ne pas me lâcher.
C'est sur elle que je me courbe, que je me noie, ce sont ses mains que je broie. J'ai la tête dans sa poitrine et je pleure. Je pleure de douleur, je pleure de ne pas pouvoir bouger. Je pleure comme je l'aurais fait dans les bras de ma mère.
C'est une femme. Elle sait. Elle ne me lâche pas.

La péridurale aurait dû me soulager. Mais rien. Ça ne me fait rien. C'est trop tard.
Je pense, avec le recul, que la douleur était déjà trop inscrite.
Ma sage-femme arrive et me prévient qu'on est à 10. Je me souviens avoir ri. De peur.
Déjà? Déjà 10? Mais il est quel heure? Quel jour on est? Je suis perdue.
Elle me laisse quelques minutes et on va pouvoir y aller.
Je comprends qu'elle va revenir une fois qu'elle aura fait accoucher une autre future maman qui hurle dans la pièce d'à côté. Je suis terrorisée et ton papa l'est encore plus que moi.

Ça y est ma chérie, tu as réussi. Je n'ai encore rien fait et je sens déjà ta tête du bout des doigts.
Tu vas vite, tu veux sortir, tu veux naître.

Comme promis je prends le relais. C'est à mon tour.
La sage-femme revient, accompagnée de cette autre femme, celle sur qui j'avais pleuré tout à l'heure.
On baisse les lumières.
Le spectacle peut commencer.
Laisser monter la contraction.
Bloquer. Pousser. Souffler. Bloquer.
La douleur est encore pire, je vais mourir.
Je ne quitte pas des yeux cette femme.
Bloquer.
Elle me guide. Je ne vois plus qu'elle.
Pousser.
Ton papa est pourtant tout prêt de moi mais je ne le vois pas.
Souffler.
Je ne vois que cette femme à côté.
Bloquer.
Et j'entends la sage-femme qui m'encourage elle aussi, qui me dit que je suis forte.
Pousser.
Que je suis super.
Souffler.
Que tu es là.
Bloquer.
Juste là.
POUSSER.
Je me transforme.
Elle me dit "la tête est passée!!".
Elle me dit "On y retourne!!".
Et je vais puiser au plus profond de moi. C'est violent, enivrant.
Bloquer. Pousser. Souffler.
Je laisse sortir un râle. Le dernier souffle. Laissez-moi mourir.
Elle me dit "Prend-le, prend ton bébé. Sors-le"
Je glisse mes mains sous tes tout petits bras et d'un geste instinctif et animal je te sors de moi, je te fais naître. Je ne suis pas morte et tu es vivante.
Je te pose sur ma poitrine mais tu ne bouges pas. Pas un mouvement, pas un cri. Rien. Moi aussi je ne sens plus rien.
Ce fut trop violent pour toi mais je sais.
Je sais que tu vas le sortir ce cri. Je sais que tu es là.
Moi je ne m'inquiète pas, j'ai confiance mais je vois que la sage-femme s'active. Qu'il faut te stimuler. Elles te frictionnent toutes les deux, te secouent un peu. J'entends ton papa qui a peur.
Pourquoi? Pourquoi il ne crie pas?
C'est normal. Je dis "c'est normal". Elles te secouent encore.
Pourquoi?? Pourquoi il ne crie pas???
C'est rien, c'est normal, je sais.
Et enfin, après de longues secondes tu cries.
Ce cri de vie, je sais.
Ce cri de victoire, je savais.
On a réussi.

Tu es là et je ne sais toujours pas qui tu es. Fille? Garçon?
On se pose enfin la question.
La sage-femme me dit de regarder.
Je te soulève, je regarde et je comprends que tu es un p'tit pirate.
Ton papa regarde et il comprend que tu es un p'tit pirate.
Et la sage-femme nous regarde et comprend qu'on n'a pas regardé où il fallait.
Comme abrutis par ta naissance on regardait le cordon... Ce qu'on a pu être con.
Alors on regarde mieux et on comprend enfin que tu es une sirène. Et on se marre. Et on s'aime.
Notre Poisson-Clown est une sirène.
L.
Comme une évidence.
Comme Love U.
L. comme la douceur et la force.

En te donnant la vie je suis devenue lionne.
Ce 24 Décembre à 1h37 je suis devenue lionne.

1 an.
1 an que je ne sais plus du tout ce qu'était la vie sans toi.
1 an d'amour, de sourire, de bisous, de câlins fous.
1 an qu'on t'aime à en crever, qu'on se noie dans tes yeux. Grands yeux si malicieux.
Tu as changé nos vies ma chérie.
Tu es notre surprise, notre plus belle surprise. Notre plus belle aventure.
On se bat pour te donner le meilleur et on fera tout pour que la vie te soit douce.
Tu n'es pas née à l'époque la plus belle de notre monde, c'est certain. Ta première année sera à jamais marquée par ces atrocités dans notre pays mais aussi dans notre monde.
Mais t'avoir dans nos vies nous donne confiance. Toi et toutes ces nouvelles vies qui arrivent dans ce monde sont notre avenir.
Tu seras une enfant, une jeune fille, une jeune femme, une femme, LIBRE!
Libre de tes choix, libre d'aimer, de penser.
Tu ne seras pas Française, ni Antillaise, ni Européenne. Tu seras un tout. Tu seras une citoyenne du monde.
On te donnera les codes, les valeurs et on te laissera faire le reste.
Le respect, des autres et de toi même. La confiance, en l'autre et en toi même.
Et l'amour. Surtout l'amour.
Parce qu'au final il n'y a que ça ma chérie. L'amour.

Joyeux 1 an ma chouette. Joyeux jour ma zaza, ma zouzou, ma z'amour.
Happy toi ma chérie jolie. Mon bébé coeur. Mon bébé bonheur.

Je t'aime.
A la folie de la galaxie des étoiles.

Maman.

30 août 2015

Je te déteste à la folie. Tu me hais passionnément. A la folie pas du tout.

1 an...
La première année, et la plus difficile.
Il paraît qu'il faut du temps pour que chacun trouve sa place, qu'on se réapprivoise, qu'on se découvre à 3.
Mais comment se découvrir à 3, quand soi-même on ne se connaît pas?
Avant, j'étais moi et j'étais lui.
J'étais celle qu'il aimait, j'étais comme il voulait que je sois.
Faire plaisir. Dire oui.
Foncer pour l'aventure. Y croire.
Donner mes tripes et mon coeur.
Sois docile, sois fragile, sois gentille. Ne bronche pas et souris.

"Pourtant elle est forte, pourtant elle a du caractère...
_ Oui mais elle aime, et quand elle aime elle s'oublie."

Je l'aimais tellement.

Je l'aimais tellement que mon ventre s'est arrondi.

Et plus le ventre s'est arrondi et plus les coeurs se sont éloignés. J'étais de moins en moins lui pour me découvrir moi. 
Le coeur ne battait plus comme avant.
Ne plus rien comprendre. Voir ce ventre qui se remplit et se sentir vide.
Vide d'amour. Vide de mots. Vide.

"Ils devraient pourtant être... heureux?"

Être heureux? Amoureux? Être quoi? Être qui?
On ne nous dit pas comment on devrait être. Alors on n'est plus rien. On attend.
On attend différemment.

"Ça vous rapprochera ou ça vous détruira... 
_ De l'amour à la haine il n'y a qu'un pas..."
Autant de phrases toutes faîtes qui rassurent.
Ou pas.

Les mois passent, la brèche se creuse et le ventre donne la vie.

On aurait dû...
On aurait pu...
Mais on fait comme on peu en essayant d'y croire. Croire à cette mascarade qu'on se donne à jouer. Je joue a être parfaite, il joue à être heureux.

Et le jeu est trop dur, la bataille l'emporte. Baisser les bras et lever la voix. 
Crier. Pleurer.
Crier parce que se taire est devenu impossible. 
Accoucher. Encore.
Accoucher de ce qui ronge, ce qui tue, de ce qui fait mal.

Je n'avais pas pleuré en donnant la vie. J'aurais peut être dû.
Mais trop sonnée, trop occupée à vivre. Vivre cet instant et se voir le vivre, comme dédoublée.
Je l'ai vécu et je ne l'ai pas vu. Lui.
Pas une main, pas un regard. Rien. Je ne l'ai plus vu.
La douleur et la peur m'ont éloignées de lui. Je ne m'en veux pas.

Impossible de devenir 3.
Il y a lui, il y a moi.
Et nous. 
Ce tout petit nous qui n'est rien sans moi. Ce tout petit nous qui a tant besoin de moi. Et moi qui aurais eu besoin de lui...

De l'amour à la haine on franchit le pas.
Je le déteste à la folie. Il me hait passionnément.
On se noie dans l'intensité, on se perd.

Je nous quitte.

Se quitter pour oublier.

3...2...1

A la folie? Pas du tout.

 

24 juin 2015

EN PAUSE

A toi qui continues de passer par là,

Comme tu as pu le remarquer je n'écris plus.
Par manque de temps, par pudeur sur certains sujets, par fatigue...
Mais j'ai toujours cette envie de raconter, de vider le trop plein, alors je le fais plus facilement sur Facebook.
Du rapide, du futile, du qui fait toujours bien marrer.
Si tu veux me suivre c'est par ici.  Oui oui ici!!

Dès que j'aurai un peu de temps j'espère pouvoir écrire à nouveau.
Avant que ma Bébé ait 3 ans, j'espère...

15 juillet 2013

Sailing Trip... #St Kitts/Montserrat/Guadeloupe#

La mer est calme, le vent me chatouille les oreilles, les conditions sont idéales pour que je puisse faire mes débuts à la barre.
Ça me permet de me concentrer sur un point et donc de ne pas me focaliser sur un éventuel mal de mer.
Bizarrement je n'ai pas la trouille, je vois St Barth devenir qu'un tout petit point au loin que déjà j'apperçois St Kitts.
Tout se passe au mieux dans le meilleur des monde.
Quelques sept heures après avoir quittés St Barth nous arrivons à St Kitts, à Sandy Point.
Il est déjà tard, le soleil se couche et le Captain' a l'air ravi...
Moi aussi!
J'suis ravie de cette première nav'.
J'ai géré, j'ai pas gerbé!
Ouiiiiiiiii!

Ne sachant pas trop ce qu'il faut faire je me mets aux fourneaux, ça je sais un peu faire.
C'est alors qu'un douanier, hyper agressif et plutôt mal élevé monte à bord.
Je ne comprends pas trop ce qu'il cherche à prouver en se comportant de la sorte mais une chose est sûre, ce grand malade nous donne juste envie de remettre les voiles. On comprendra plus tard qu'il n'a pas apprécié qu'on pose des affaires à quai avant d'avoir fait les papiers...
Une fois ce malotru descendu on peut enfin profiter de la soirée.
Soirée qui sera de courte durée...
Non parce que la mer ça fatigue bordel!
J'ai pourtant passé 7 heures assise, à ne rien faire de spécial hormis fixer un point à l'horizon, bah je suis pourtant complètement vannée.
Je découvrirai par la suite que les nav' me rendront amorphe...
 
Dès le lendemain matin on ripe sur White House Bay.
On se fait un petit tour de l'île en stop, à la découverte de Basseterre, capitale peu accueillante.
Tout un quartier aménagé pour les touristes déferlant des gros paquebots, beaucoup de voitures, de bruit, de béton...
Tu l'auras compris,  je n'ai pas grand chose à dire sur St Kitts.
Je pense que je suis encore un peu déphasée.
Je dois apprendre à vivre à bord, avec tout ce que ça implique.
Et pour apprendre rien de mieux que de reprendre la mer!
Cap' sur Montserrat moussaillon!
Sauf qu'à l'heure où on fait cap, bah moi je suis toujours en train de dormir...
Ça je sens que ça va me plaire. Que la maison puisse bouger tout en restant bien peinard à roupiller... j'adore!
Sauf que la nav´ ne se passe pas aussi bien que je l'aurai souhaité.
La mer est agitée et je commence vite à me sentir mal.
Le temps se gâte et j'aime pas très trop ça.
Ha bordel ça va pas! Ha non ça va pas du tout du tout!!
Y'a une tornade au loin!
Si j'te jure une vraie tornade!
Elle démarre tout en haut là haut dans un méchant nuage et elle fait un sale tourbillon dans la mer!!!
Mon astygmatie, mon imagination débordante et moi même nous lançons dans un scénario catastrophe!
J'nous vois engloutis dans les profondeurs abyssales, piégés dans le tourbillon!
J'ai peur Captain'!!!
Le Captain' m'assure que nous ne sommes pas sur la route de la tornade et qu'on ne craint rien.
Je décide de lui faire confiance. De toute façon, j'ai pas des masses le choix...
J'me calme en imaginant ma bande de copains Bisounours descendant d'un arc-en-ciel pour venir nous sauver de la vilaine tornade. Ils nous ramèneraient dans les jolis nuages, loin des tempêtes et des tourbillons...
Je vais de suite beaucoup mieux.
Et je me rends compte qu'effectivement on laisse la tornade sur tribord et au loin Montserrat se dessine.
Ça aussi ça me calme. Voir la terre...
Et comme pour me récompenser de mon courage, le Dieu des Mers nous fait un joli cadeau.
On passe juste à côté de 3 énormes tortues en train de faire un grooos câlin d'amour.
Enfin 2 font un groooos câlin d'amour et le 3ème mate. Scène assez hallucinante.
 
On arrive enfin sur Montserrat, où les douaniers sont bien plus accueillants qu'à St Kitts.
Notre petite escale est faite de snorkelling, de coucher de soleil, de découverte d'une plage déserte où nous étions comme les seuls survivants d'un naufrage au paradis...
De Montserrat on part assez vite sur la Guadeloupe, on va mouiller à Deshaies, un petit village trop super joli, avec ses petites terrasses vue sur mer, ses petites boutiques et son joli clocher.
Tout est juste parfait...
Trop parfait!
Puisque une certaine Chantal a décidé de venir nous secouer les couettes.
Chantal c'est une tempête tropicale.
Et moi j'aime pas les tempêtes tropicales. Ha non non non.
On fait un dernier passage à terre pour faire le plein de bouf, d'eau et de magasines de pouf´ pour moi et on rentre vite à bord.
Le Captain' fait pleins de trucs bizarres...
Il met des bout´ de partout, 2 ancres.
Il me prévient que ça va pas mal secouer mémé dans les cocotiers mais qu'encore une fois on ne craint rien.
Encore une fois je lui fais confiance.
Chantal tu peux te pointer on est prêt!
Sauf que quelques heures avant que Chantal nous tombe sur le coin des voiles je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de poser mon pied sur une tite abeille...
Non mais depuis quand y'a des Maïa sur les bateaux??!
J'suis déjà tétanisée de trouille à cause de Chantal qui va arriver et maintenant j'ai un mal de chien. 
Et ce qui devait être une simple piqûre s'est transformée en big allergie avec œdème de ouf pile au plus fort de notre chère Chantal.
Heureusement je ne gonfle que jusqu'à la cheville.
Je ne te cache pas que j'ai passé 12h coincée à bord, à me plaindre, à pigner, à ausculter mon pied toutes les 5minutes...
À faire une foire de dingue, à la limite de l'hystérie...
Par chance Chantal nous a vite lâché la grappe et j'ai pu aller faire mon cinéma à la pharmacienne, histoire de faire un peu d'air au Captain', qui est resté très patient et aux petits soins malgré tout.
Verdict, je fais effectivement un sale œdème et il vaudrait mieux que j'évite de me faire piquer à l'avenir.
J'y penserai Madame, merci!

Ma vilaine blessure m'empêche donc d'aller crapahuter dans les cascades et autres rivières de la Guadeloupe, j'suis verte. Le Captain' se transforme en taxi et me fait faire la visite de l'île en bagnole.
Et bordel ce que c'est beau!
Du moins, le peu que j'en vois est super beau... parce qu'avec mon traitement de cheval je suis toute flagada et très rapidement je pionce dans la bagnole...
J'suis un boulet, j'avoue.

Quelques jours de convalescence en Guadeloupe et nous faisons route sur Les Saintes.
Haaaa Les Saintes... Un p´tit paradis sur terre et mer qui nous reserve de belles surprises...
 
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14 novembre 2012

Camaruche ou la route de la mort...

De bon matin je pars avec mon fidèle destrier Moby, en mode hyper pepette (maquillée-coiffée-manucurée) pour me rendre au travail.

Le soleil brille, les oiseaux chantent et les ouvriers du bord de route me sifflent.
Tout va bien dans le meilleur des monde...

Jusqu'au moment où j'arrive à la descente de la mort, j'ai nommé Camaruche.

Camaruche c'est, suivant dans quel sens tu te trouves, une put*** de descente sa grand mère qui, de par notre revêtement en béton et non en goudron, est une vraie patinoire en temps de pluie.
Camaruche est aussi l'endroit où quand tu veux monter, toujours en temps de pluie, et bah la plupart des autos patinent au beau milieu même avec un bon 4x4.

T'imagines bien que grâce à la légèreté de Moby (et la mienne) je n'ai aucune difficulté à monter Camaruche. Le problème étant que pour descendre on ne fait malheureusement pas le poids.

Et autant quand je suis partie de la maison le soleil brillait, les oiseaux chantaient et les ouvriers du bord de route me sifflaient autant une fois arrivée à Camaruche y'avait plus le soleil, ni les oiseaux, ni les sifflements mais une couche de p'tite pluie fine sur la route!
Bordel de chiotte Camaruche avait pris le p'tit grain.
Et ça sentait pas bon cette histoire. Pas bon du tout, du tout!

J'te raconte.

J'entame le virage, virage en pente à 15% que mes yeux astigmates visualisent à presque 80%, on est comme sur la route de la Mort!
J'ai grave la trouille et je sens que Moby ne fait pas la fière non plus.
Sortie de virage, Moby se crispe, le train arrière paralysé.
Je tente de reprendre le contrôle grâce à la technique magique du frein-sandales, qui s'avère non efficace. Je préfère remettre mes pieds en sécurité dans les étriers parce que je sais que sur ce coup là Moby et moi on est mal.
Très mal.

J'vais pas te mentir, j'ai senti de suite qu'on allait chuter, que ça allait être un mauvais moment à passer et je ne pouvais garantir notre état à l'arrivée.
Mais j'allais tenter le tout pour le tout!

J'ai fait en sorte que la gamelle se passe le mieux possible.
Genre tu sais que tu vas bouffer le béton, que tu vas avoir un peu si mal quand même, mais tu cherches à avoir le moins de bobos possible.
Le truc un peu dangereux c'est que nous étions suivis par un gros 4x4 et qu'au moindre écart il pouvait nous écraser dans sa lancée.
Et le truc encore plus dangereux c'est qu'un autre gros 4x4 entamait sa montée.
En gros on était cernées.

Je me suis donc fait le plus toute molle possible, en gardant une certaine raideur dans le cou pour éviter de m'éclater la cervelle. J'ai gardé les cuisses bien serrées sur Moby pour ne pas qu'elle aille se faire percuter par les 2 gros vilains 4x4 et je nous ai fais faire un 180° de ouf malade histoire de rester le plus près possible du bas côté, ayant visualisé un peu plus bas une entrée de parking.

Au bout de quelques mètres sur le dos, la tête en bas, Moby sur moi, notre folle cavalcade se termine pile poil dans l'entrée de parking!

Well done gamine!!!
Le temps de faire l'inventaire des bobos (le dos juste un peu arraché comparé à ma robe) quelques bosses qui commencent déjà à sortir mais on va bien.
Je sais comment je m'appelle, Moby aussi.
On est un peu sonnées mais c'est pas pire.

Je suis quand même forcée de laisser Moby sur le bas côté et de foncer à l'hopital parce que quand même j'ai mal partout et bah.... ha bah oui merde je pleure!
C'est les nerfs, ça lâche toujours après.
Je me refait le film et j'me dis qu'on a quand même eu pas mal de bol.

Après 2heures d'attente à l'hopital, on s'occupe enfin de moi.
J'ai un oeuf sur le coude, mais ça va c'est pas l'os qui sort... un autre oeuf sur la cheville. Et des brûlures dans le dos.
Le Doc il est hyper halluciné de la non étendue des dégâts comparé à l'étât de ma robe et me dit que je dois être hyper souple... genre je vois pas le rapport mais lui il a dû le voir grâce à ma chute de reins écorchée... hum hum...genre j'ai surfé sur le béton...
Bon bah c'est bon, je peux rentrer m'occuper de Moby qui elle a un peu plus de mal.
Elle s'est cassé le pot la pauvre.

Au moment même où je vous parle elle est sortie d'affaire et sort du Doc des Mobylettes en fin de journée.

J'te rassure j'ai quand même hyper mal partout ce matin, style j'ai passé la nuit à boxer contre un chêne. Mais ça va, je vais bien!

Je vais juste devoir me trouver une auto... parce que Camaruche sur le dos tous les matins ça va pas être possible.

 

10 septembre 2012

Savoir l'aimer

Aimer quelqu'un c'est accepter de le perdre.
C'est savoir lui rendre sa liberté.
Savoir l'abandonner pour ne pas s'oublier.
Aimer un aventurier c'est compliqué quand on veut une maison.
Aimer une ancrée est incompatible avec l'évasion.
La raconteuz a posé les valises, le gitan a choisit l'Asie.
Se quitter pour ne rien regretter.
Se manquer pour ne pas se détester.

Savoir l'aimer c'est le laisser partir...
Pour mieux le retrouver.

 

 

26 juin 2012

Paulette Mag'

Paulette c'est toi, c'est moi, c'est elles.
Paulette c'est une communauté de nanas qui aiment raconter.
Raconter les bons plans beauté, les looks de l'été, les sons à écouter...
Et grâce à Paulette Magazine je vous raconte St Barth, comme on n'en parle pas.
St Barth et ses couleurs, St Barth et ses villages, St Barth et ses locaux; juste des gens normaux.

Je vous invite à me lire en cliquant ici.

Parlez de Paulette autour de vous, elles ont besoin de nous.

22 mai 2012

Premiers pas dans la cour des grands...

Et voilà pour la toute première fois un article from myself dans un mag'!!!
Je vais te parler de la vie sur St Barth mais à la locale.
Pas de paillettes ni bling bling. 

Je t'en avais parlé, tu en avais rêvé, je te laisse donc le soin de clicker sur le lien.

Sinon, pour toi qui vit en Charente et ses alentours, je te conseille de sauter sur le MODE&TENDANCES et d'aller jeter un oeil à la rubrique GOURMANDISES ET DECOUVERTES en page 152.

Maintenant que tu sais tout je te lâche la grappe... j'ai un article en cours. Je vais te raconter le jour où j'ai vu la mort de près...
N'ais peur I'm still alive!!

 

Le lien de mon article à moi... :-) 

 

Bisous les p'tits chats!

Love!

 

 

24 avril 2012

Concours magazine PAULETTE

Hé toi qui kiffe ta grand mère en me lisant, je tenais à t'informer que je participe à un concours pour être éditer dans le magazine Paulette.
Et pour cela j'ai besoin de tes clics clics.

C'est facile!
Tu vas sur le lien, tu cherches mon article "To be a Dinde or not to be" (j'suis en page 1) et tu votes!

Si tu as plusieurs adresses mails tu peux voter plusieurs fois.

Voilà voilà tu sais tout!

Je compte sur toi.

Clic ici mon p'tit chat!!!!

 

Love Love...

10 novembre 2015

La Raconteuz...

Quand j'étais petite le premier métier que j'ai voulu faire c'était "construiseuse de cabane pour que les moutons n'aient pas froid la nuit"...
Je n'ai certes jamais percé dans l'immobilier ovin mais je suis certaine d'une chose, les cabris ici n'ont certainement pas froid la nuit.
Après j'ai voulu être "bibliothécaire", c'était un mot difficile avec un "h" et des pièges avec le "c" qui fait "QU" et le "ai" qui fait "è", mais à 8 ans je savais déjà l'écrire correctement.
Et puis ensuite je me suis dis que, vraiment, au plus profond de mon ptit cœur, le métier que je veux faire quand j's'rai grande c'est "comédienne".
Comédienne pour raconter pleins d'histoire.
Et à l'âge de 6ans, dès que j'ai su écrire, je suis devenue raconteuz.
Raconteuz pour les copains et pour les grands, des ptites histoires que j'inventais dans mes ptits cahiers à gros carreaux.
Ce qui était vraiment chouette c'est que tu pouvais raconter tout et n'importe quoi dans les ptits cahiers, tout existait, même les rêves les plus fous.

Il y avait la jolie princesse au pays des soleils, et le chat magique aux oreilles en fleur, et la chasse au trésor dans les profondeurs abyssales d'une flaque d'eau.

Aujourd'hui je suis grande, aujourd'hui j'ai 32 ans et à force de le raconter, j'ai fini par devenir ce que je racontais: la princess du pays des soleils, si si...
Dinou est effectivement un chat magique, et le trésor je l'ai enfin trouvé, caché dans le premier "maman" de la Chouette.

Aujourd'hui j'ai 32 ans...
Joyeux jour et longue vie à la blondinette que j'étais, la bouille pleine de chocolat et les rêves débordant.
Promis petiote! Promis juré craché qu'on va encore bien s'marrer et que l'aventure est loin d'être terminée!

25 juin 2015

Un jour viendra...

Un jour, (et ce jour approche de plus en plus) on pourra lire ça à St Barth:

**Cherche cagibi, hangar, placard à balai, ponton ou tout autre endroit susceptible de ressembler à une case.
URGENT!!!!
Je suis en mesure de payer 3500€ charges non comprises, et suis dans la capacité de débourser 3mois de caution encaissables, m'engageant à ne pas les récupérer le jour où je quitterai les lieux.
Je m'engage également à fournir une attestation de travail
(CDI), un chèque de banque, mon curriculum vitae, mon attestation de carte vitale, mon passeport ainsi que ma carte de groupe sanguin et mon casier judiciaire vierge en guise de bonne foi.
Je jure sur l'honneur que je n'ai en ma possession aucun animal à 4, 2 ni même à 1 patte et je refuserai d'en accueillir sous mon "toit".
Je n'ai pas d'enfant et vous fournirai le bilan de ma ligature des trompes vous prouvant mon incapacité à en avoir ces prochaines années.
Non, je ne recevrai ni amis, ni famille, ni toute autre personne susceptible de venir me rendre visite et ferai en sorte de me faire "chatouiller" dans un lieu autre que "ma" case, comprenant que quelques ébats amoureux puissent déranger le voisinage.
Question dérangement également, je ferai en sorte de faire sécher mon linge à l'intérieur et non sur la terrasse, je comprends que de nos jours les nuisances visuelles soient inacceptables et intolérables.
Je ne fumerai pas. 
Ni dedans, ni dehors, ma fumée pouvant venir chatouiller les naseaux de mes voisins, en l'occurrence de vous mes chers futurs propriétaires.
J'ai bien conscience qu'il me sera impossible de vous demander un bail de location, ainsi que des quittances de loyer et rassurez-vous je n'aurai aucune objection à ce que vous me demandiez de partir du jour au lendemain, en période de fête qui plus est.
C'est toujours plus sympa de se faire virer pendant les fêtes.
Effectivement, je cherche une location et suis tout à fait d'accord avec l'idée de ne jamais me sentir chez moi. Quoi de plus normal??!
Merci de me tenir informée le plus rapidement, la vague de saisonnier arrivant bientôt, je n'aimerai pas devoir leur laisser ma place, depuis bientôt 10ans que je vis ici, ce serait dommage de devoir partir, vous ne croyez pas?
Merci.

30 juin 2015

La cucci se fue...

13h, l'heure de rentrer à bord et de faire la sieste pour la Chouette, et pour moi.
Depuis hier on est à quai, c'est bien plus facile de rentrer à bord.
Je n'ai qu'à sortir Bébé de sa poussette, et à enjamber le quai.
Bien plus easy qu'avec la copine dinghy.
Nichon, câlin, DODO!
Ronpich ronpich ron...
ToC tOc ça frappe à la coque.
"Mais p*tain de b*rdel de ch*otte laissez moi dormiiiiiir!!!!" me dis-je intérieurement.
"La cucci!!! La cucci!!!!
_ Quoi?? La quoi??
_ La cucci se fue... 
_ La cucci se quoiiii?!
Voyant que je ne comprends pas, cette charmante dame mime.
Le bras allant vers l'avant...
_ Se fue!!!! Viento!! Fffffffffftttt!
Et là je comprends...
"La cucci se fue, el viento" veut dire :
"Ta poussette est en train de couler dans le port à cause d'une jolie petite risée... c*nnasse!"

Dois-je te préciser que j'avais laissée la poussette à quai, sans le frein?
Non...
Ma sieste se transforme en pêche à la poussette au milieu des tarpons!

20 avril 2015

Dans la famille Boulet...

Les valises sont bouclées.
Le bateau est fermé.
On saute dans la voiture direction l'aéroport et arrivés à l'enregistrement le Captain découvre qu'il n'a pas son passeport!
Bien ouèj!
Par chance on passe par la gwada et la carte d'identité suffit.
J'suis à deux doigts d'ouvrir le rhum que je suis censée garder pour offrir à la famille...
À peine speed ce départ.
Allez zou Roger, fais nous rêver fais nous voler!!!!
Ps: si t'es triste parce que ta femme t'a quitté, passe les commandes Roger. Fais pas l'con...

29 avril 2015

HaOUUUUU!!!

Après avoir laissé pleurer ma poulette chouette pendant 7minutes (un calvaire) je demande à l'Homme d'aller la voir pour tenter de la calmer.
Des pleurs, on passe aux larmes puis aux cris.
Elle criiiiiiiiiie! Mon dieu ce qu'elle crie!!! L'Homme tente les bisous, les chansons, les mots doux, rien n'y fait.
Elle huuuuuuuurle.
Ne tenant plus, je craque et vais la voir.
À peine je me suis allongée à côté d'elle, qu'elle se tait direct et me sort des petits bruits de satisfactions intenses.
L'Homme se penche pour l'embrasser mais... Houla...
Madmoiselle se tourne vers lui, grogne, et se love dans mon cou...
Rappelez moi son prénom??!
Louve...
Heureusement qu'on ne l'a pas appelé Vache ou Éléphant.
En même temps, tu parles d'un prénom toi... 
Vache.
Éléphant?
Oui Louve en est un.
Si.
SI!

27 août 2010

Ubud (BALI)

Après une nouvelle traversée, nous voilà de retour sur Bali pour quelques jours. Direction Ubud comme prévu, qui vaut la peine selon un petit couple rencontré.

Effectivement, rien n'à voir avec les quartiers que nous avions difficilement parcourus à notre premier passage. L'endroit est propret, de très jolies boutiques, des temples balinais, des rizières aux alentours. Mais toujours autant de touristes.

On décide de se faire la Monkey Forest, quitte à voir des singes autant que ce soient des vrais. La forêt est en bordure de ville, une anarchie de troncs, de lianes, une petite rivière, des temples et des singes par centaines. Limite flippant les loustiques; ils te courrent après, te montent dessus, te font des grimaces de malades en sortant les crocs, il y en a même un qui a tiré sur la barbe de Karim. Mais ils sont en plein air, se gavent des bananes que les touristes leur offrent. Une bonne vie je pense, vu comment ils ont l'air paisible, siestant, s'epouillant et surtout copulant!!

On profite egalement de ces quelques jours pour tenter d'en découvrir plus sur la culture balinaise. En l'occurence par la danse donnée dans les temples pratiquement tous les soirs. Une vingtaine de musiciens d'un côté de la scène, ambiance lourde et pesante de par les costumes et l'arythmie musicale. La danse est un enchainement de micro mouvements où tous les organes sont employés. Des doigts qui font des oscillations constantes, en passant par les orteils qui se posent ou pas au sol, sans oublier les yeux/sourcils/bouche qui ne cessent de donner des expressions differentes au visage. Chaque partie du corps est une entité à part entière où celle-ci est en mouvement perpetuel. Les costumes sont clinquants, des sarongs aux couleurs vives et de grosses parures dorées. Le spectacle est divisé en 5 parties qui tracent soit des danses de rites, de prières, de courage et bravoure ou encore de séduction.

Nous sommes tellement conquis par Ubud que nous décidons de quitter l'Indonésie pour de bon. Sans être trop sarcastique, on va dire que nous en avons vu assez. Pas assez emballés par les lieux, ou du moins par la periode. Alors au cas où je n'aurai pas été assez claire : NE PAS VOYAGER EN INDO AU MOIS D'AOUT!!!!!

Mais alors???? Où allons nous après tout ça????

Pas mieux, pas pire. En Thaïlande. Mais juste pour faire les courses, parce qu'on n'a plus rien à se mettre et que là bas au moins c'est vraiment pas cher. Dans le sens où la négociation du prix va très vite, pas besoin de raconter sa vie pour marchander.

Bangkok on arrive!!!!   

17 mai 2015

Et elle dort bien???

Il y a une question (parmi tant d'autres) qui, en tant que jeune maman, me hérisse le poil aux guiboles; que je n'ai pas le temps d'épiler d'ailleurs... 
"Et elle dort bien, elle fait ses nuits??!
_ Oui oui elle dort hyper bien.
Elle fait une sieste de 45 mins le matin, une autre d'1h30 l'après midi, et puis encore une petite en fin de journée.
_ Génial!! Et la nuit?
_ La nuit? Bah la nuit c'est vraiment top, on a, enfin Elle a trouvé son rythme.
De 20h à 8h, elle...
_ Wouuuaw de 20h à 8h?! Sacrée nuit!!!
_ Oui donc de 20h à 8h, elle fait 8 siestes d'1h30... Sacrée nuit hein??!
_ Ha ouais quand même... C'est quand même pas normal qu'à bientôt 5 mois elle se réveille encore autant...

**Et c'est là où la 2ème question qui me fait friser le poil des d'ssous d'bras, fait surface**

_ Ce serait pas à cause d'un problème avec ton allaitement??

Le jour où tous les bébés non allaités feront leur nuit vous me préviendrez hein?!
Je n'ai pas été allaitée et j'ai fais mes nuits à 9mois... J'ai de la marge!

9 avril 2015

Message subliminal...

Mettre de l'eau à chauffer. Faire griller les tartines. Remplir la boule à thé. Sortir le beurre et la confiture du frigo. Se verser un jus de fruits. En boire une gorgée. Attendre.
Faire infuser le thé. Mettre les tartines grillées dans une assiette.
Ouvrir le tiroir, sortir un couteau, une petite cuillère et les poser sur la table.
Retirer la boule à thé. Prendre le couteau, beurrer la tartine.
Prendre la peti... la peti...?
Bah m*rde elle est où cette foutue cuillère?
J'ai bien sortie une petite cuillère du tiroir pour la poser sur la table??
Ma cuillère????
M*rdeuuuh!
Lever l'assiette, décaler la tasse, enlever le verre de jus de fruits.
Ma cuillère b*rdel!!!?
Regarder sur le plan de travail. Sur la banquette. Par terre. Regarder à nouveau sous l'assiette.
Et se rendre compte que c'est le tire-bouchon que j'ai sorti...

Message subliminal?
Ce week end, JE sors!

14 octobre 2014

Gonzalo...

Après des heures d'angoisse et de lutte contre les éléments mon Captain va bien et a réussi a sauver notre caravane...
Ils ont formé une belle équipe tous les 2!
Le Poisson Clown et moi-même avons fait notre possible pour pas devenir hystéro...
Merci pour votre soutien et merci à ceux qui ont aidé mon marin à lutter dans la tempête...

Courage à tous sur le caillou...
Et NON nous n'avons pu anticiper cet ouragan qui quelques heures plus tôt n'était qu'une simple tempête tropicale.
Le caillou et ses habitants se sont retrouvés piégés par Dame Nature et les marins ont vécu l'enfer...

 

1 juin 2015

Ça passe pas!

Le début des em*erdes avec le nom de famille de La Chouette...
Ça ne rentre pas dans la case des impôts.
20 lettres et un trait d'union c'est quand même pas la mer à boire!
Pour l'école on a prévu de lui faire un ptit tampon, parce que les autres auront eu le temps de faire le devoir qu'elle aura juste fini d'écrire son nom.
Ou alors elle va apprendre à écrire avec ses 2 mains.
En même temps!
Elle sera encore plus qu'ambidextre ma fille.
5 mois et elle ne rentre déjà pas dans la case...
Ça promet!

2 juin 2015

Allo???

Ce matin j'avais peur de m'ennuyer un peu alors je me suis lancée dans l'administratif.
Déclarer les impôts en ligne, déchiffrer une attestation CAF, m'arracher les cheveux sur un courrier de la Sécu, lancer un avis de recherche de ma conseillère Pôle Emploi...
Et si jusqu'ici je m'en sortais plutôt pas trop mal niveau chute d'hormones, je viens, à cause de toutes ces injoignables personnes, d'atteindre le niveau de la dépression post partum.
J'me sens seule au bout du fil...
Si vide.... Si seule...

Allo les gars???!
3949, 0810 25... www.cgss....
HO!!! Y'a quelqu'un??

HeLp!!!

1 janvier 2013

À ma place...

J'ai fini 2011 dans une chambre d'hôtel à regarder des moches sur TF1, pendant que 3 petites têtes blondes dormaient paisiblement...

Je finis 2012 dans cette même chambre d'hôtel, les moches de TF1 n'ont pas changé mais les enfants ont grandis...

Aux 12 coups de minuit je m'étais souhaité le meilleur pour cette année qui commençait... du bonheur, de l'amour... et la réalisation de tout mes rêves les plus fous...

J'ai eu tout ça...

Grâce à vous...

J'ai adoré vous lire, j'ai été émue à chaque "J'aime", j'ai vibré au buzz de Zi artikeul, j'ai été fière de répondre "oui la raconteuz c'est moi!", j'ai kiffé que vous partagiez mes blablas...

Alors merci à vous!!!

Merci d'y croire avec moi, merci d'avoir été là.

Je ne sais pas où je serai pour fêter la fin de cette année 2013.

Il peut se passer tellement de choses d'ici là...

Tout ce que je sais c'est que j'aurai encore des tas de belles histoires à partager.

À défaut de pouvoir vous raconter la suite, je souhaite à chacun de vous une douce et belle année 2013!

L'amour toujours, le bonheur dans les cœurs, la réalisation de vos rêves les plus fous surtout...

Soyez heureux. Juste ça!

Je pense à vous où que vous soyez... aux 4 coins du monde!

Et merci.

5...4...3...2...1!!!!

BONNE ANNÉE!!!!

15 novembre 2010

Nouvelle!

Chères lectrices, et rares lecteurs,

Depuis quelques temps vous avez pu deviner mon élan de plume. Entre tous les mails que je vous ai envoyés durant nos différentes aventures et ce blog vous avez eu pas mal de lecture. Et  je sens en chacun et chacune (surtout) de vous un réel soutien.

Je tenais donc à vous tenir informés d'une superbe nouvelle. Ma nouvelle en fait.

En tout cas j'en appelle à vous pour prendre le temps de la lire, de la commenter (il y a les instructions sur le site pour laisser un commentaire) et surtout de la partager. Pensez à toutes vos copines qui seraient ravies d'avoir une petite nouvelle pétillante à se mettre sous le clavier durant leurs longues soirées d'hiver. Parce que très peu d'entre elles ont la chance d'être au soleil bien sûr.

Cette demande de partage concerne aussi ce blog bien évidemment... 

ça se passe ici: http://comment-editer-publier-mon-livre.fr/texte-auteur-soizic-potier.htm

Merci les p'tits chats!!

Lire la suite...

1 septembre 2010

Back home

Pour rentrer il faut faire preuve de patience malgré le tirelipinpon sur le chiwawa que tu as dans la tete tellement t'as hate de revoir les tiens.

On doit passer par New Delhi pour une petite periode de transit. Que dis-je des kilometres d'intestins! Une gastro-entérite même! 24H d'attente dans un terminal. On connait les attentes interminables, rapellez vous nos 48H à Bogota. Mais à New Delhi c'est tout un roman une telle attente. Je vous raconte?? Oui?

Nous arrivons à 11h à Delhi, je foule la moquette indienne, wouaw, elle est beeeeelle la moquette! Moi qui m'attendais à un aéroport tout vieux-moisi-pourri. Que nenni!! C'est flambant vaporeux de moquette. Une bonne nouvelle quand on sait qu'il va nous falloir dormir par terre. Bref, la moquette c'est chouette, mais qu'en est-il du personnel indien?? Ah bah ils sont chouette aussi!

On se lance dans la petite queue pour passer dans la zone de transit, et PAF on nous la fait version Monopoly "retournez à la case départ, ne buvez rien, ne mangez rien, et revenez dans 10 heures!". Nous sommes bloqués dans une salle, munie d'un wc et d'un fumoir. Sans oublier la moquette. On est plutôt pas mal mais il y a comme une impression de claustrophobie qui se reveille en moi, une envie subite de passer la zone, de sortir de cette salle. Ils nous ont comme qui dirait "immodiumer" dans notre elan!

Les autres voyageurs sont comme nous, ils attendent mais ils arrivent toujours par passer au final. Parce qu'en Inde si tu veux quelque chose il te faut crier. Sinon t'es pas pris au serieux. Alors pourquoi on crit pas nous hein??? Parce qu'on est des pacifistes et parce que de toutes façons on doit quand même attendre 24H. Alors ici ou ailleurs...

A 20h30 Karim se la joue "Allez les gars on passe????!"

A 21h je râle! On nous promet un plateau repas.

A 21h15 toujours au point mort. Je passe donc en mode " T'as vu l'heure ****??? Alors cesse tes ***** d'explication à la ***** et tu nous fait passer NOW!!!!" Et bah voilà, on passe!!

HYHHAAAAA restos, bars, et possibilité de regarder au loin sans être freiné par un mur. On est toujours enfermé c'est sûr mais dans la vraie zone. Et puis même qu'on nous offre un plateau repas. Et même que c'est bon et épicé. Et même qu'il y a de la moquette encore et que je vais pouvoir faire un gros dodo.

On doit decoller à 11h le lendemain matin, sauf qu'on nous fait embarquer à 10h30 pour finalement quitter le sol Indien à 12h30. Sans oublier qu'on a déjà 9h de vol et qu'il doit y avoir 5 télés qui ne marchent pas dans l'avion et qu'on fait partis des numéros gagnants!!!! Félicitations!!!! YOUHOU!!! C'est pas grave on va passer le temps en buvant,  pauvres arsouilles que nous sommes.

Vous en voulez toujours????

On est de retour. Bronzés, fatigués, ravis, amaigris, souriants, contents d'avoir vécu l'aventure à 2. Une fois de plus les embrouilles n'ont pas eu raison de nous. On en redemande même. On repart quaaaaaaaaand???? Mais cette fois ça sera pour travailler. C'est bel et bien fini les vacances.

PS: Merci de nous avoir suivis, supportés, lus, regardés. Merci pour vos commentaires, vos mails. J'espère avoir réussie ma mission, à savoir, vous faire voyager avec nous. En vous souhaitant un bon retour,  tout en douceur. Bon anniversaire à ceux qui ont vieillis pendant notre absence. Bienvenus aux bébés nés durant l'été. Maintenant qu'on est là il va être question d'arroser tout ça! Tous à vos agendas les manouches debarquent!!!!!

(suite...au prochain tome!!)

 

30 août 2010

En passant par Bangkok

Bangkok, plaque tournante de fringues en tous genres à bas prix, j'adore!

On retourne dans le quartier où nous étions déjà passés il y a 2ans. C'est marrant de voir le chemin que j'ai fais depuis ce 1er voyage: beaucoup de pays, de kilomètres en bus, avion, charette, à 2 ou à 4 pattes... sans oublier mon evolution psychologique!!! Je ne suis plus une handicapée de la vie, une névrosée des sentiments, une atrophiée de l'envie. Toujours enrichissant de revenir sur ses pas pour une petite introspection. Merci Doudou c'est grâce à toi tout ça.

Au niveau culturel, Bangkok c'est l'endroit où on mange pour rien, où il y a des carrioles-resto à tout coins de rues. Ce sont les tük tük qui te permettent de visiter la ville à la locale, les cheveux au vent. C'est la femme aguicheuse à touristes de sexe masculin, même si la femme en question et le plus souvent un homme. Ce sont ses marchés: poissons frais, épices, thés, quincaillerie, vêtements, bijoux... Ca grouille tous les jours à toutes heures. Une ville qui ne dort jamais.

On se retrouve un peu au bout du voyage. Les differents changements de programme afin de jouir un maximum de ce voyage n'ont pas suffit à nous faire oublier que nous sommes passés à côté de la Chine, le Népal et l'Inde. Mais comme je vous l'avais dis on a préféré jouer la sécurité (intempéries-épidémies). Alors pas de regrets! La route s'est dessinée pour nous, on a suivit les signes comme d'habitude. Avec un peu de recul, je vais tenter de revoir mon discours sur Bali et Lombok qui peuvent être des destinations au poil pour beaucoup de gens. Les accrocs de plongée, de surf, de trek (pour tous les volcans) de plage, de scooters. Vous pourrez le voir grace aux photos, les paysages sont magnifiques en beaucoup d'endroits, il suffit de mettre de côté le bruit ambiant et l'air oppressant. Se fondre dans la masse et accepter qu'on ne pourra être seul face aux paysages. Obligation de partage constante, j'ai encore du mal à me dire que notre belle terre commence à devenir bien petite pour tout ses terriens; à moins bien sûr de revoir sa destination ou encore l'époque de l'année. Allez tiens, la prochaine fois Amour on va se faire le Zimbabwe en Novembre??

En attendant on rentre. Parce que dépenser pour dépenser ça ne sert à rien. Parce qu'on n'est plus dedans depuis un moment. Parce qu'on préfère laisser la place aux autres voyageurs (même si 2 de moins c'est pas grand chose, c'est déjà pas mal. Si ceux qui vont à l'etranger pour se mettre la race et chopper de la blonde restaient chez eux ça nous ferait bien plus de place du coup!!!) Parce que nos sacs sont pleins à craquer, parce qu'il serait impossible de marcher avec ça; bien que je me sois lesté de plusieurs kilos pendant ces 2mois. Parce que Karim fond comme neige au soleil. Parce que nous sommes déjà bien bronzés. Parce que les mamans me manquent. Parce qu'il va être temps de choisir une nouvelle destination pour la saison prochaine. Parce que je viens de manger des brochettes grillées et que j'ai envie de barbecue avec les copaings, accompagnée d'un bon pif.

Parce que...

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