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J'aurais voulu être une raconteuz'
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8 novembre 2016

Mais pourquoi ? ? ?

💭
Question : une petite anesthésie chez le dentiste me rend limite paraplégique de l'oeil droit. . . 
Comment se fait-il que la péridurale n'ait PAS fait effet le jour où j'ai donné la vie ! ?
Il n'y aurait pas comme un problème de dosage !?
Non parce qu'entre soigner une petite carie et accoucher, il y a comme un petit fossé au niveau de la douleur . . .
Alors pourquoi ? ? ?

 

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3 novembre 2016

C'est siiiiiiiiiiii ... joli

🎃🎃🎃
Aucune objectivité certes, mais je trouve que ces mignonneries sont juste MAGNIFIQUE ! 💜💜💜
Je fonds d'amour en imaginant les petites mains de la Chouette fabriquer ces petits trésors. Ma merveille était tellement fière de rapporter tout ça à la maison. La joie dans ses grands yeux malicieux restera à vie gravée dans mon ptit coeur chamallow de maman.
Mais il ne faut quand même pas pousser mémédans les cocotiers... C'est siiiiii joli oui mais tout ça va aller direct dans La boîte à La Chouette!
(Ne me jetez pas de cailloux je sais qu'on dit La boîte DE La Chouette... comme une crotte DE nez et Un fils DE p*te)  moyen mnémotechnique imparable !
Donc oui, c'est si joli mais de là à exposer ces merveilles sur ma cheminée hein ...
D'ailleurs j'ai pas de cheminée.
Comme c'est dommage ...

28 octobre 2016

1 0 0 0 ! ! !

 

On est 1000 ! 
Et dire qu'au tout début j'ai commencé à raconter pour la famille et les amis restés au pays...
Et depuis la famille s'est agrandie.
💜

Chaque semaine, le blog est lu par une jolie ribambelle de pays. Des pays où je n'ai pas encore eu la chance d'aller... 
Et l'article le plus lu reste celui sur Tout ce qu'un saisonnier doit savoir avant de venir à St Barth.
Cet article est toujours d'actualité d'ailleurs.

Chaque semaine je reçois des messages privés, des messages qui disent beaucoup pour moi. Des messages qui me poussent à continuer, qui me touchent. Mais surtout des messages qui me permettent de découvrir qui se cache de l'autre côté.

Alors ça y est on est 1000!

Bienvenue au 1000 ème qui vient d'arriver par ici.
Je te promets qu'on va prendre grand soin de toi.

😂

1000 !
Ça se fête !
🎉🎶🎺

1000 !
M E R C I les p'tits Chats 
💜💜💜

Et à 2000 je fais péter le bas ...
🎁🎁🎁

 

23 août 2016

Mimétisme...

Ces petites mains s'affairent déjà à câliner, cajoler calmer...
Par ces gestes pleins d'amour je comprends encore plus à quel point, nous, parents, sommes ses repères et sa base pour appréhender le monde et les autres.
La Chouette reproduit, tout simplement.
Alors quand je la vois, 5 mins après avoir donné tant d'amour à son bébé, lui faire faire un vol plané par dessus le canapé, je m'interroge...

Aurais-je merdé quelque part ??!

9 juillet 2016

Conversion...

Commander 6 petites parts de pizza et voici ce qui reste APRÈS s'être fait péter le bide.
Notre mission : trouver un SDF. 
Dans le quartier de Meatpacking ce ne fut pas chose aisée. 
Le Monsieur nous a limite agressé pensant qu'on se moquait de lui et j'ai dû lui courir après pour lui offrir cette délicieuse pizza encore chaude.
"Sir... SIR!!! It's for you! Please take it... It's still hot and delicious... Please!!!"
Il a embarqué la boîte sans demander son reste.
Note pour plus tard : retenir qu'une part de pizza chez nous équivaut à une pizza entière aux États Unis.

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23 juin 2015

La poussette...

Avec cette chaleur je me suis donc laissée tenter par la poussette plutôt que de porter la Chouette en écharpe.
Et c'est vrai, je dois l'avouer la poussette c'est plutôt pas mal.
On peut poser l'enfant, la laisser découvrir le monde, elle se laisse bercer en étant protégée du soleil.
On peut faire la promenade avec les copines en ne portant pas la moitié de sa vie sur le dos.
C'est vraiment super la poussette.
Ils ont même pensé au rangement pour la bière de maman!!!
Euh bah non Soïz, ça c'est pour mettre le biberon de bébé...
Ha bon??? T'es sûre??!

 

10 juillet 2015

Grande première...

Ce soir, les parents vont faire leur première sortie sans moi. 
Je leur ai dis que je pouvais rester dans la caravane et qu'au premier coup de zef je souquerai les artimuses pour me mettre à l'abris.
Mais non....
Y'a une babyboat-sitter qui va venir me garder.
J'vais voir avec elle si on peut aller tirer quelques bords dans la rade pendant que les parents guinchent....
Moi aussi j'ai envie de profiter de ma première soirée sans eux, nan mais ho!

 

6 décembre 2015

Bisounours trip...

Oui oui oui je crois toujours que des jolis bisounours se cachent dans les arc-en-ciel...

Et même que le bout de l'arc-en-ciel c'est le bout du bout du monde...
Et que le bout du bout du monde c'est l'infini de la galaxie des étoiles...
Et seuls les petits bisounours sont capables d'atteindre le bout du monde de la galaxie des étoiles...

Voila à peu près mes connaissances en sciences métaphysiques...

 

 

 

 

24 mars 2012

Article Sponsorisé

Ce matin j'ai reçu un mail où un gentil Mossieur me proposait de faire un article sponsorisé.

Pour toi qui ne sais pas ce que ça veut dire et bien ça veut dire que j'écris un article sur le sujet demandé et en échange il me fait de la pub!

Les 1ères marches de la gloire?
Une éventuelle chance de faire le buzz?
Des propositions alléchantes?
La possibilité d'éditer, enfin!

Bam! Ayè je m'emballe, je suis à fond les ballons, j'me vois déjà dans le Top 10 de la F*AC!

J'ai vite déchanté en découvrant de quoi on me demandait de parler.

Nan parce qu'en fait le Mossieur il me demande de parler d'un complément alimentaire qui permet de rester Belle&Fraiche au réveil (pour celles, je cite, qui ont des obligations matinales) après avoir passé la nuit à torcher comme un trou.

Hum hum... Et sinon Mossieur... c'est en lisant mon blog que tu t'es dis que je pouvais faire partie des folles party de St Barth?
Que je passais mes nuits à m'arracher le crâne et que je galèrais ma mère à me lever pour aller au travail le matin?
Y'a pas que du faux, je te l'accorde, dans ta lecture en diagonale. :-)
Mais pour ma part je n'ai aucun problème au réveil. J'ai un assez bon métabolisme en fait. Ou une bonne génétique si tu préfères.
Maman a soigné mes rhumes à "la gnôle sur le morceau de sucre et au lit", on me faisait passer les vers à "la cuillere de pastis pur et au lit".
Et quand j'étais déjà cloué au lit avec une bonne grippe on me faisait des perf' direcc'.

Alors tu vois tes compléments alimentaires où je me les colle...

 

                                    P1000610

                    J'ai même pas un foutu verre à la main en plus... juste une grosse barre!    

                                                DSC_0191

                                             "Belle&Fraiche" au réveil la gamine!

 

2 janvier 2013

Le 31 en 13 points...

Alors d'accord j'ai passé les 12 coups de minuit en mode seule-tout à garder des marmots dans un hôtel de luxe...
Mais à 1h du mat', les poches pleines et moi pas du tout (pyélonéphrite de m*rde) j'ai pu rejoindre les copains et distribuer tout mes plus beaux bisous et mes meilleurs voeux pour cette chère et tant attendue année 2013!

2013 sera belle, pleine d'amour, de jolies surprises et d'aventure... 2013 accroche toi bordel j'arrive!

Je ne vais pas tout te raconter en détail (parce que trop long) mais je t'ai fait un petit condensé en 13 points.

1) L'instant générosité:
Je danse depuis des heures à la boite de night et je crève la soif. 
Deux solutions s'offrent à moi... dragouiller pour me faire payer un verre (mais je risque de me coltiner un relou toute la soirée) ou alors me commander un coca comme une grande et tenter de me le faire offrir par le barman. Parce que je suis sûre que lui il aura aucune chance de me coller toute la soirée.... 
_ Un coca s'il te plaît, avec pas trop de glaçons...
C'est là où je dégaine la carte bleue et les yeux de biche...et... j'ai pas de liquide désolée... ça va aller? 
Et sans même que je lui en dise plus il me fait le clin d'oeil de ouf...
_ C'est pour moi!
A 6 balles le coca, ça fait toujours plaiz'! 

2) Le dialogue de sourd:
Y'a toujours à un moment donné, un mec qui vient me brancher mais qui ne sait pas comment s'y prendre...
Il commence comme ça:
_ Ouais j'suis algérien!
_ Tu m'aurai dis le contraire je t'aurai pas cru!
_ Halaaa... discrimination!!!
_ Bah non mec t'es algérien, t'es algérien quoi! Moi j'ai une gueule de bigoudene et toi d'algérien c'est tout. Faut savoir appeler un chat, un chat!
_ Wouaaa vas y la meuf elle me traite de 'iench! Et les gars la meuf elle me traite de 'iench...
_ ....................................... (boulet)

3) Le fou rire:
Y'a des fois par contre où c'est moi qui croit avoir pé-cho du lourd mais en fait pas du tout...
_ Putain meuf t'as vu le gars qui m'a invité à danser??? C'est un monsieur important sur l'île! Un bon parti quoi!!
_ Mais que dalle meuf, il taffe à la déchètt' lui!
_ Ha ouais d'accord...

4) Le gros connard:
Parce qu'il en faut toujours un... même le 31!
C'est celui qui s'approche de moi et qui me renverse délibérément son verre sur ma robe.
_ Mais t'es vraiment un gros connard de ta grand mère toi!!! (Oui je suis vulgaire!)
_ Ouaaaais j'suis le plus gros connard de l'île ouaaaaais!!!!
_ Putain t'as de la chance d'être un mec et d'être plus carré que moi sinon je t'aurai défoncé ta pauv' tronche! Dégage batard!
_ Ouaiiiiiiis!!!
_ Vas y dégage ou j't'éclate! Dégage!!! Connard!

5) L'instant fan people:
A St Barth tu as peut être une chance de croiser du beau monde un 31... ou pas...
_ Wouaw vas y y'a Zazie derrière moi!
_ Où?? Je la vois pas!!
_ Là bordel, derrière, la nana qui a le chapeau!
_ Ha ouais tu crois? Ha bah je la voyais pas comme ça...
_ Oublie c'est pas elle, j'me suis plantée! Par contre regarde derrière y'a... ha non...

6) La technique pour pas faire la queue dans des toilettes blindées:
J'ai rien trouver de mieux que de me mettre à hurler dans les chiottes:
_ J'ai une infection urinaire les filles, j'peux passer??!
La nana à qui c'était le tour (bien 10 tours avant le mien) par chance, en a eu une y'a pas longtemps et se rappelle de cette douleur de ouf malade...
_ Ola mais vas y, prend ma place! Oh ma pauvre, ça fait tellement mal...
_ Merci copine de pipi moisi!
Le pipi d'après y'en a aucune qui a bien voulu me laisser passer.
Je leur souhaite à toutes une belle piélonéphryte pour 2013!

6) La loose:
C'est d'avoir réussi à coincer mon casque dans la selle de Moby et d'avoir dû demander de l'aide à des mecs trop bourracho pour m'aider...
A nous 4 on a mis 15 minutes à décoincer le bitin et après c'est eux qui ont voulu me coincer...
Par chance Moby m'a sorti de là!

8) Le joli compliment:
Loin du vulgoss, du lourd, du vas-y-que-je-veux-te-serrer-poupée...
_ T'as une belle énergie Soïzik.
J'ai adoré!

9) La photo mentale:
Ce petit moment qui restera gravé à jamais...
Regarder le soleil se lever sur la plage entourée des gens que j'aime... et avoir une pensée pour tout ceux qui ne sont pas là... juste ça...

10) La pause bisounours:
Prendre les potos dans mes bras, leur souhaiter le meilleur et me remplir de câlin plein d'amour...

11) La belle surprise:
C'est d'avoir passé toute la nuit en ayant bu qu'une toute petite bière et d'avoir continué à danser sur la plage jusqu'à 10h...
Alors soit on a trafiqué ma bière... soit je suis tombée dans la marmite étant petiote!

12) L'instant bien être:
Parce que j'ai passer toute la nuit à danser, à me faire bousculer aussi, à transpirer, à me faire éclater les orteils par des talons aiguilles...
Le meilleur moyen pour décompresser c'est de faire valser ma robe et de sauter à l'eau pendant que le jour se lève.
Le premier bain de l'année...

13) Le meilleur moment:
Traverser l'île sur Moby à 10h du mat' pour rentrer à la case. Me refaire le film de la soirée, de la matinée...
Les cheveux au vent, le sourire accroché, les yeux pleins d'étoiles...
Un autre jour, une nouvelle année...

Encore un joli réveillon, tout en rire, en folie, en paillettes...
Un réveillon plein d'amour...

J'espère que le tien s'est bien passé.
D'ailleurs si tu devais me le résumer en 1 point. Juste 1.
Ça donnerait quoi?

18 février 2013

South Africa Trip #part3#

Alors alors???
La suiiiiiiiiiiiiite!

Après cette fameuse dernière soirée avec nos nouveaux amis Belges, je m'affale dans ma cabine, ne sachant pas trop si c'est le bateau qui bouge autant ou moi qui bouge toute seule.
Le réveil doit sonner dans 1heure seulement...
"_Ha sa grand mère, ça va être chaud les marrons là mon Captain...dans une heure je serai pas mieux... pas pire j'espère...
 _Toi moussaillon tu dors, tu t'occupes de rien, on s'occupe de tout.
 _Ha mais non les gars! Moi j'veux voir comment on prend la mer. J'veux larguer les amarres, j'veux voir le quai s'éloigner, j'veux hisser la grand voile et voir la terre devenir qu'un tout petit point à l'horizon. J'veux chanter du Hugues Auffray et siffler dans mon harmonica. J'veux naviguer moi aussi bordel! J'veux... j've... j'v...j'...zzzzzzzzzz....
 _Bonne nuit moussaillon..."

Je m'endors en ordonnant à mon organisme de se/me réveiller dans une heure.
Et ça marche!
Un léger bruit me réveille, une légère secousse m'annonce qu'on est en train de prendre le large!!!
J'ouvre les yeux et là.. oula comment ça bouge! J'étais quand même pas si déchirée que ça hier non? Pas le temps de me refaire le film de la soirée. Hiiiiiiiii!!!! J'vais naviguer!!!
Attendez moi les gars, j'enfile mon ciré, mes bottes et je vais lever l'ancre!!!
Je saute du lit, je vais pour courir jusqu'au pont mais mon sens de l'équilibre me joue des tours... je me cogne de partout!
Mais bordel j'ai bu quoi hier???! 
Je saute sur le pont et là...

Y'a pas un seul petit point de terre! On est en pleine mer.
Euh... bah! Captain c'est quoi ce délire? L'est quelle heure???!

Il est presque 10h du mat', soit 5 heures qu'on navigue.
Et moi j'ai rien senti. Je dormais peinard alors que le bateau tanguait sévère. Dois-je en conclure que je n'ai plus le mal de mer?

C'est là où le Captain me conseille d'aller manger si je ne veux pas être malade. Et vu ce que j'ai picolé la veille j'ai plutôt intérêt à éponger.

Je t'avouerai que prendre son p'tit dej en pleine mer c'est pas easy easy.
Je manque m'ouvrir le crâne dans le frigo, je me cogne les genoux, je coince mon pied dans un bas de porte...  
Je misère à porter ma tasse de thé à ma bouche sans me la renverser sur les genoux, sans oublier mes tartines qui se baladent sur la table.
Haaaa mais dis hoooo ça va bouger comme ça pendant encore longtemps??!

Le p'tit déj avalé je peux rejoindre l'équipage sur le pont.
J'me la pète un peu j'avoue. Genre j'suis trop fière de pas avoir le mal de mer. Faut dire que j'appréhendais un peu de passer la traversée à vomir tripes et boyaux. Mais en fait je gèèèère grave!

Alors alors... comment c'est le paysage? C'est vrai j'ai même pas regardé la mer.
Alors la mer est... ha bah merde c'est le ciel là.
Donc le ciel... de quel couleur est le ciel?
Ha bordel mais là c'est la mer! 
Ciel... mer...ciel...mer...
Mon oreille interne ne comprend plus rien et lance l'alerte à mon estomac.
Mayday Mayday Mayday!!!
J'ai la gerbe et j'ai mal aux cheveux. J'ai même la tête qui me gratte sévère!

Je tente de penser à autre chose (le mal de mer c'est psychologique hein dis?) et du coup je réalise que ça fait quand même plusieurs jours que j'ai la tête qui me gratte. Je crois bien que ça me grattait déjà avant d'arriver en Afrique du Sud même.
Je commence à psychoter et j'hurle au Captain, occuper à barrer, que j'ai des poux!
C'est ça le problème avec moi. Je suis un brin excessive.

"Arrête tes balivernes moussaillon. T'as pas de poux! Ton esprit divague sous la force de la mer. Elle est comme ça la mer. Elle peut rendre fou. Ne te laisse pas attraper moussaillon.
_ Mais sérieux ça me gratte grave Captain! J'te dis que j'ai des poux!! C'est horrible! C'est la fin du monde!! Mes cheveux!!! Haaaa!! Mes si beaux cheveuuuuux!!!!
_ J'te dis que t'as pas de poux moussaillon!!! Suffit! Retourne te coucher!"

J'obéis au Captain et retourne dans ma cabine. La psychose des poux me lâche mais le mal de mer lui, revient...

Je vais passer 10h seule dans ma cabine. Torturée par le rhum de la veille qui ne demande qu'à sortir et des visions dantesques de radeaux garnis de poux qui se trimballent dans les vagues de mes cheveux...
Le Captain passe me voir toutes les heures. Me force à boire, à manger, tente de me faire garder la raison. Je lutte contre moi même et finis par m'endormir.
Jusqu'au réveil brutal!
Je suis trimbalée dans tous les sens. Mes sacs valsent dans ma cabine. Je vois les tabourets qui passent de bâbord à tribord. La vaisselle tombe. Les livres s'échappent des étagères. Tout fout l'camp! J'entends un bordel apocalyptique sur le pont.
Plus de poux ni de mal de mer qui tiennent, je sens qu'on est en train d'essuyer une belle tempête et je veux pas mourir noyée dans ma cabine! Je dois sortir de là et vite! Je me hisse en dehors du lit, m'accroche à tout ce que je peux. J'arrive difficilement à rejoindre le pont.

"Captaiiiiiiin j'veux pas qu'on coule! J'veux pas mourir noyée!!! Captain!! Parle moi! Il se passe quoi Captain!!! Paaarle bon dieu! J'ai peuuuuur (Soïzik dans toute sa splendeur)
_ Pas de panique moussaillon. C'est le vent qui se lève et la mer qui n'en fait qu'à sa tête. C'est assez impressionnant je te l'accorde mais tout va bien. Reste à l'intérieur. Allonge toi et tâche de ne pas tomber."

Ok là ça craint! Il a beau dire de pas paniquer je le sens bien que ça craint! C'est pas normal là! Y'a 2 minutes il faisait hyper soleil et d'un coup il fait tout noir. J'veux retourner à terre!! On arrête les conneries là mon Captain!
Salman! Salmaaaaan viens me chercher avec ton super mini-bus! J'veux plus être là!*

*Jsuis en plein délire psychotique, j'ai des visions d'horreur, je m'arrache les cheveux. En plus je suis sûre que j'ai des poux mais tout le monde s'en fout!*

Au bout d'une petite heure de grosse trimballe le vent finit par se calmer, la mer par s'appaiser. Moi avec. Je me rendors et m'enfonce dans un cauchemar... Les poux... je vois des poux partout... ils rentrent dans ma bouche, dans mes oreilles, mon nez!!! C'est atroce.
Un cri me sort des ténèbres.

"Moussaillon Terre!!! On voit la terre moussaillon! Tu peux sortir!"

La terre... la délivrance! On est vivant! Et j'ai même pas gerbé! Hihaaaaaaa!!!

On sort les bières. Parce que voir la terre ça se fête toujours à bord!

Tchin Tchin! Santé les gars! Bravo à toi Captain!
Le moussaillon est pas peu fier de sa traversée. Un peu agitée la mer. Rien comparé à mon agitation mentale je te l'accorde.

Jusque là, j'avais réussi à gérer. Hormis mon imagination débordante, j'avais réussi à contrôler mes boyaux.
La gorgée de bière me fut fatale...

Imagine la scène. On vient de passer 12 heures en mer, on est à 20 minutes de la côte... et je vomis à coeur joie.
Fait chier! 

Le Captain vient m'apporter un verre d'eau. Et je vois l'horreur dans ses yeux...

"Quoi??? J'ai du vomi sur la joue? Qu'est ce qu'y a Captain???! Parle!! Mais quoi bordel???!
_ Sur ton front...
_ Quoi mon front? J'ai du vomi sur le front???
_ Un poux! T'as un poux sur le front moussaillon!
_ Haaaaaaaaaa!!!!"

C'est officiel. C'est le Captain qui l'a dit. C'est la fin du monde.
J'ai des poux...

(à suivre)

 

 

 

21 juillet 2011

Les dents de la mer

C'est complètement baisé, incroyable, flippant, dingue.
J'en reviens pas.
Je ne comprends pas comment consciente, en pleine possession de mes moyens, comment j'ai pu faire un truc pareil.
On m'a drogué c'est sûr! J'vois que ça...
Ou alors une fois de plus j'ai été au bout de ce que je pensais tolérable, et j'ai dépassé les limites de la peur.
Wesh, c'est ça, j'suis trop une extrême limite moi en fait!
J'suis une gue-din, j'ai peur de tout mais j'm'en bat les couettes, j'affronte à mort!
Sur ce coup là j'ai vraiment vu ma dernière heure arrivée quand même, ça a défilé sévère dans ma tête, et j'me suis dis que merde j'avais pas envie d'y rester maintenant, qu'il y avait encore un billiard (ouais grave) de chose que je voulais faire.

Je veux avoir des enfants, aller en Inde, visiter New York, adopter pleins de chats, et aussi aller à la foire du trône, et puis... ouais pleins de trucs quoi!!

Mais là je m'égare. J'm'en remets pas j'vous dis.
Et si je vous racontais depuis le début hein?

Tout à commencé lorsqu'une gentille collègue de boulot a décidé de nous offrir un baptême de plongée.
Hormis le fait que ça soit super gentil de sa part, on va dire qu'il n'y a pas de quoi s'en taper le cul par terre.
Enfin si quand même, puisque bon, de la plongée moi j'en ai jamais fais et que vu combien ça coûte... ouais bref, c'était déjà énorme à la base!
Alors je sais qu'on va faire comme avec le masque et le tubas, sauf qu'on n'aura pas de tubas mais une bouteille et qu'on ira plus loin que la surface...
On verra tout pleins de petits poissons, de coraux (ce qu'il en reste) et puis ça sera super calme sous l'eau, on sera comme en apesanteur, on sera trop WOUAW c'est super trop génial!!!!

Ce fut un peu différent de ce à quoi je m'attendais, puisqu'à la base j'avais peur, mais pas de ce que je pensais que j'en aurai encore mille fois plus peur. T'as compris j'ai vraiment eu peur!

On arrive donc au centre de plongée, zou on enfile la combi (qui moule et qui compresse!) on monte sur le bateau et on nous amène au dehors du lagon (déjà ça sentait l'embrouille leur truc!).
Le gentil mono (qui a vite compris que oui j'étais une mongole de la plongée et que ça allait pas être simple avec moi) nous explique 2-3 trucs de base (oublie, quand j'ai peur je comprends rien, faudra tout me redire une fois dans l'eau) et au passage je comprends ce que je redoutais le plus.... quelques 5 ou 6 mètres plus bas il y a des requins à pointes noires et des requins citrons.
M'en fous moi de leur nom, un requin c'est un requin, et il est hors de question que moi vivante je saute à l'eau. JAMAIS. Never for ever du monde entier tu me feras aller là dedans t'as pigé???

Il a l'air de s'en fouttre et part plonger avec un groupe d'experts (crâneurs!) pendant qu'il nous demande d'attendre sur le bateau et si on veut on peut aller nager avec masque et tubas.

Que dalle!! Même pas un orteil!

L'Homme (il me bluffe de jours en jours) saute dirrèc. Et me fait des petits signes hypers encourageants, voire insistants pour le coup.
Mais ok d'accord, je veux bien venir voir.
Il y a déjà 8 plongeurs au fond, j'ai moins de chance de les attirer... enfin je mets de côté que si en fait j'ai bien plus de chance de les attirer que quiconque!
Il y a 2 femmes au fond, dont une ménopausée. A moins que là 2eme soit dans le même cas que moi, je suis la seule à potentiellement pouvoir les attirer!!! T'as compris pourquoi hein??

Et sur le coup j'ai pas osé étaler au mono que j'étais indisposée (c'est moche ce mot!), j'ai donc tenté de me dire que bon, ça ne risquait pas grand chose.

Je respire un grand coup et me voilà à tenter de rejoindre Karim, qui lui est super à l'aise.
Un orteil... une cheville... allez je me lance pour le 2ème pied... bon j'arrive finalement à me fouttre à l'eau et à regarder à travers le masque tout ces super trop jolis poissons, c'est hyper profond mais tellement clair qu'on se croirait dans une piscine!
C'est vraiment beau, je me détends et lance quelques brasses, mais là oula aaaaaaaaah un ENORME REQUIIIIIN!!!!

Il doit être à 15m au dessous de nous, mais il est si gros, carrément 2m50 la bébète!! Je suffoque, l'eau se cale dans le tubas, je bois la tasse, j'ai l'impression de ne plus savoir nager, même la nage chien j'y arrive pas!!!

Je finis tant bien que mal à rejoindre le bateau, je m'accroche à l'escalier et je sors dare dare mes petons de là! J'en tremble, je suis complètement tétanisée, paniquée... en mode pauv' fille qui ne gère rien! Et bam je pleure.

Tant pis hein, y'a pas de honte, je découvre à bientôt 28 piges que je suis squalophobe.
En même temps j'ai jamais vraiment été confronté à un requin dans ma vie de tous les jours donc je ne pouvais pas le savoir.
Dommage.
Et surtout je reste une gamine complètement traumatisée par le célèbre "Les dents de la Mer".
Que j'en n'ai pas sorti un pied, ni un bras de mon lit pendant des années. Tu sais ce truc débile qui te fait penser que si ton pied est en équilibre dans le vide, bah y'a un requin qui va venir le bouffer.
Comme si un requin pouvait sortir du dessous de mon lit, n'importe quoi.
Sauf que là, c'est un peu comme si moi je passais sous mon lit et que forcément la force protectrice du matelas ne pourrait plus me protéger.

Faut être complètement baisée pour faire un truc pareil! Et moi bah... je dois pas l'être tant que ça.

Je vous passe le discours de l'Homme hyper sûr de lui et pas du tout cohérent pour le coup... Je crains rien... blablabla...
Comment il le sait lui que je crains rien sans déconner???
L'est si en phase avec toutes sortes d'animaux qu'il saura dire au gros là dessous de pas venir me bouffer le cuissot.
Qu'il parle aux tortues, ok, pour rire j'ai bien voulu jouer le jeu. Mais aux requins? Nan, j'y crois pas.

Je suis tellement brassée que j'en oublie que dans pas tard le mono va arriver pour me fouttre à l'eau...
Ha bah ayè le voilà!
J'ai vraiment envie de lui dire que non merci son baptême j'en veux pas. J'ai déjà eu la goutte sur le front à 9 mois, c'est bon. Et au cas où le Petit Jésus voudrait me ramener à lui de suite bah je préfère encore le faire patienter un peu.
Je suis de celles qui veulent naïvement mourir d'une belle mort (de vieillesse c'est pas mal!) et pas déchiquetée par un requin.

Mais une fois de plus l'envie d'impressionner mon Doudou est la plus forte. J'suis grave. Parce que je le sais qu'il m'aime. Alors pourquoi m'infliger un truc pareil?
Pour l'adrénaline! Pour avoir des trucs à raconter! Pour avoir un souvenir de ouf! Pour me dire que je ne passe pas que ma vie à servir des gens!

Me voilà à nouveau à l'eau. Je tente de me rassurer en me disant que peut être, je dis bien peut être qu'ils vont pas me trouver kiffante les requins et qu'ils vont me laisser tranquille.
Le mono me réexplique les 2-3 trucs de base, que je comprends toujours pas... et je passe vraiment pour une nase quand je lui demande pourquoi quand je respire dans le tuyau y'a des bulles qui sortent.
Il trouve l'explication adéquate à mon niveau de compréhension métaphysique:
"Quand tu souffles avec ta paille dans ton diabolo ça fait des bulles aussi nan???"
Pfff pauv' cloche, j'en bois plus depuis longtemps des diabolos, mais j'ai compris l'idée.

Il fait tout un tas de truc, il me gonfle le gilet, et le dégonfle pour descendre un peu plus profond, ou l'inverse. J'ai vraiment rien suivi au truc.
Il me fait des signes hyper connus pour me demander si ça va (le O avec le pouce et l'index) grave que ça va, je ne vois pas de grosses bêtes pour le moment. Que des jolis poissons. Et on n'est qu'à 30cm de la surface.

Et puis là il me fait un autre signe, que j'ai pas trop compris mais je sens que je vais plus profond, et là c'est le drame!
Je m'accroche à lui, je recrache mon tuyau d'oxygène (ça c'est pas malin!) je patauge à mort de la palme.
Il comprend que je bad et me remonte à la surface direct.

_ De quoi t'as peur?
_ Heu... c'est con mais je suis claustro et du coup là c'est comme si j'étais enfermé dans un immense truc.... Putain tu crois que je suis aussi immensophobe??
_ Ok stress pas. Tout va bien. Regarde ton homme il gère trop. On y retourne avec lui?

Le malin, il a capté que s'il me disait que Doudou gérait trop bah moi j'aurai envie de gérer pour lui. Pfff, jsuis bonne pour y retourner!

Et là ça se passe bien. J'ai surtout compris comment respirer, ce qui est la seule chose que je fais en fait.
Le mono me fait aller où il veut, s'il me lâche je me laisse couler et je m'en rends même pas compte (c'est Karim qui m'a dit après en se fouttant de moi!) j'ai les bras coller au corps, je palme même plus.
Je flotte, complètement en phase avec l'eau. C'est juste trop une sensation de dingue.

Vous vous doutez bien que cet instant de sérénité n'a pas duré.

Une bonne dizaine de requin est sortie de je ne sais où, parce qu'un bateau est arrivé et que des inconscients ont commencé à leur envoyer de la bouffe par dessus bord!!
Sauf que nous, on était en dessous bordel! 
Ils se sont mis à attaquer les poissons, à partir hyper vite, à faire des tours de malade!
C'était comme l'heure du goûter on aurait dit. Mais comme s'ils n'avaient pas eu le petit déj et encore moins le déj. Une bonne grosse dalle!!
Ils étaient à juste 2-3 mètres de nous!
Là j'ai eu peur, et en même temps pas trop.
Je sais plus trop en fait. Je me suis collée au mono, j'ai dû lui broyer la main, mais je suis restée là. A regarder ces machines de guerre. Je suis incapable de vous dire où était L'Homme. Je ne voyais plus rien autour. Que des requins. Partout.

C'était super trop tralala des noix de cocos en fait quand j'y repense.

ça faisait bien longtemps que j'avais pas eu une montée d'adrénaline comme celle là, mais surtout je kiffe quand Doudou il me regarde et me sort avec des yeux trop pleins d'amour et de papillons (oui des papillons) qu'il est super trop fier de moi.

Fier il peut l'être parce que là je me rends compte que je me suis fait sauter un bout de plombage tellement j'ai serré les dents de trouille!!

C'est bien, je sais déjà ce que je vais faire mes prochains off : trouver un dentiste!

8 mai 2011

Tahiti

Les nouvelles fraiches du bout du monde...
Le voyage fut éprouvant antant physiquement que psychologiquement.
L'aventure St Barth se termine en laissant derrière nous de chouettes zouaves.
Ravis d'en avoir retrouvés, contents d'en avoir rencontrés et le coeur gros de les quitter...
Je tente de ne pas me focaliser là dessus en me disant qu'on se reverra mais la fatigue associée au dépaysement me rend toute tristou.
Alors après ceux de métro qui me manquait déjà, il y aura ceux du caillou.
On continue l'aventure avec vous les potos...

Après une journée shopping à St Martin, où il n'y a pas eu grand chose à shoppinger les sacs étant déjà blindés, nous avons passés une dernière nuit aux antilles dans un hôtel au beau milieu d'un pseudo village à vieux touristes... C'était moche!
On a assisté à une soirée version "camping des z'iles" et c'était encore plus moche de voir des mossieurs tout blancs-tongs-à-chaussettes se déhancher sur du Shakira avec des perruques et des faux nénés en noix de coco!
La nuit fut courte pour un départ aux aurores direction Miami.
3heures de vol, 2heures d'escale à serrer les fesses pour que nos papiers soient en règles et pour être sûr que Karim puisse frôler le sol Américain.
Même s'il avait rasé sa si belle et douce et moelleuse (oui oui) barbe il reste un plausible ennemi public N°1 pour nos cher ricains (surtout en ce moment)  mais nous avons passés les douanes sans embûches à Miami. Et on n'a même pas loupés notre correspondance avec leur 36000 contrôles.
Arrivés à Los Angeles 5heures plus tard pour 8heures d'escale... C'était siiiiii long!
En plus c'est pas comme si American Airlines nous avait laissé le ventre vide durant ces 2 vols!!! Une honte!!! Le pays des gros miam quand même bordel! Même pas un bout de pain! Z'ont peur qu'on aille étouffer le pilote à la mie ou quoi???
Nous passons donc ces 8heures d'escale à manger (des sushiiiiiis!) à fumer et à chercher une connexion free en vain.
23h40 départ pour Papeete.
On n'a jamais été aussi prêts du but. On tend nos cartes d'embarquement et what else?
Bah il paraîtrait que mon cher gitan n'a pas le tampon adéquate et qu'on lui demande de retourner à la douane. Juste un petit oubli. Rien d'inquiétant qu'on me dit. Don't panic Monic!
Sauf que le petit tampon c'était juste le moyen de le ramener à la douane pour une fouille plus approfondie.
Et vas y que je te trifouille les rognognolles, que je te mets limite les bras sur la tête devant tout le monde et que je te cale des lamelles à analyser dans le fond des sacs pour être sûr qu'il n'y ait pas de drogue ou autre... Pire que les Experts!
Mais le gitan étant clean il a pu être ramené à l'embarquement. Près de 300 personnes dans l'avion et c'est tombé sur lui... Déli de sale gueule?? Non point! Juste un oubli??? Et mon cul c'est des sushis??
ça paraissait trop simple. Mais ça aurait pû être pire!

Nous arrivons finalement à Papeete, (capitale de Tahiti... où rien que ce mot te donne des visions de nanas les nénés à l'air qui se frottent les aisselles!!) 5h du mat' heure locale, 11h St Bart, 17h Paris...
Pour ceux qui veulent nous suivre c'est simple: on a 6h en moins de St Bart et 12h en moins de Paris. On est d'une manière ou d'une autre dans le passé.

Bref, nous sommes accueillis sous les ukulélés et la pluie. Et non pas sous une pluie de ukulélés, ce qui pourrait faire mauvais genre.
On a froid mais on ne sait pas si c'est la fatigue ou le réel changement de température.
On squatte jusqu'à l'ouverture du bureau d'information, où on trouve une pension de famille pour 80€ la nuit avec piscine et kitchenette à une quinzaine de kilomètres de Papeete.
Un taxi man nous amène à bon port en nous conseillant de vite quitter Tahiti et d'aller sur Moorea, ici c'est bon qu'à dépenser qu'il nous dit.
Nous retrouvons de vraies routes, à 2 voies, et même pas en béton. 
Une végétation luxuriante comparée au zion de St Barth.
Les montagnes sont dans les nuages, le ciel est bas et couvert. Pas de soleil de plomb pour le moment.
Les propriétaires de la pension sont forts accueillants aussi, on leur expose notre projet. Le monsieur nous fait un exposé-réponse version "pour et contre". Commence par le CONTRE et doit nous quitter avant le POUR. Il nous promet de repasser et de finir...
La monnaie est le franc cfp. 1€ = 120 cfp. Pas évident à convertir. Enfin pour moi. Puisqu'il suffit de multiplier par à peu près 100 pour avoir les prix en €. Euh non à diviser! Bref, j'ai jamais été doué à ce niveau. 

Pour le moment nous n'avons rien vu de plus. On tâche de se reposer pour repartir chargés à bloc lundi matin.
Destination Moorea pour la recherche active d'un taf, d'une case, et pourquoi pas d'amis aussi.
Je sais pas si c'est la météo mais j'me sens vraiment toute "Rémy" today...

Toutes nos plus belles pensées du bout du monde vont vers vous.

Et si vous avez envie de me mailer de jolis mots from "l'autre bout du monde ou ailleurs", ce serait avec plaisir que je vous lirai...

 

7 décembre 2010

Saturday Night Fever

Ö toi qui veut du croustillant, du détail, de l'aventure... tu vas être servi avec le récit de notre Saturday Night Fever!

Il est à noter que samedi je me suis payé le luxe de me faire enguirlander mais façon "Hyène en soif de Rennes" par ma Boss. Ça tombe bien c'est bientôt La Nwel (comme ils disent ici) et j'étais en manque d'accessoires adéquats. Et puis vu la couche, limite elle m'a offert le sapin avec. Si c'est pas de la générosité ça Môdame! Sur un malentendu j'ai quand même entendu le célèbre mais non moins désagréable "Rendez-vous lundi dans mon bureau à la première heure!!!" d'où une envie subite de me retourner le cerveau...

Je retrouve mon cher et tendre à la terrasse d'un bistrot au port (avec un verre à 10€ ce n'est plus un bistrot mais un palace) histoire de cracher mon venin et surtout de me mettre un ti-punch sous le coude avant de rejoindre des potos au resto. Je suis extravertie et excessive certes mais sur le coup j'ai préféré jouer la carte du "ouaaais j'vais hyper trop bien, enchantée les gens!!!" Comme on était déjà à la bourre, le coude a dû se lever bien vite, j'ai craché tout ce que j'avais à cracher en 7minutes chrono, d'où la mine décontenancé de l'Homme qui ne comprenait pas un traître mot de ce que je pouvais lui raconter...

La petite escale au resto fut la bienvenue, vu que nous nous sommes fait péter les bedons de chinoiseries : nouilles, nems, bouillons, nougats... le tout arrosé de saké et de ti-punch of course. Histoire de garder en tête que nous ne sommes pas en trip sac à dos, mais bel et bien isolés en mer des caraïbes... Moi j'dis merci le ti-punch, sans lui on se serait vraiment senti partir. Les gentils patrons ont fait preuve d'une grande patience, mais nous ont remis dans le droit chemin, c'est à dire celui de la sortie, une bouteille de saké à la main.Et que peut bien faire une bande de gais lurons sur une île à un moment pareil??

  • Sortir en boite? Impossible vu nos accoutrements pas assez bling bling.
  • Rentrer dormir? 

Certainement pas, ça tanguait trop dans nos tronches.
Et moi j'ai le mal de mer.
La solution finale fut celle du bain de minuit. La mer est calme, la lune éclaire assez pour cacher les parties intimes de chacun, l'eau ne pourra être que salvatrice. Sauf que j'ai bu la tasse et que j'ai failli vomir. Je me suis échouée comme une bonne grosse baleine sur la plage, parce que la mer n'était pas si calme que ça une fois dedans. J'en ai perdu une bague au passage (heureusement pas la bague d'amoureux!).
Les gars étaient à fond, moi je jouais la môman, à épier leur tête quand un avait décidé d'aller rejoindre un bateau, mais qui était biiiiiiiien trop loin (sans blague?).
On a croisé d'autres âmes perdues sur la plage, j'ai attrapé des bribes de conversations assez déroutantes (les couples qui se disent un tas de truc qui ne veut rien dire:
"Mais je t'aime moi, pourquoi tu m'aimes pas toi?
 Si je t'aime mais j'ai soif!"

Ou encore un staff de l'hôtel du dessus qui vivait le mélodrame de la saison:
Mais putaaaaaaiiiin il était propre mon frigo!!!!
Pourquoi le chef il a gueulé alors qu'il était propre merde!
J'suis sûr que c'est Serge qui l'a cradé!                                                                                                                                            
AAAArRghh j'veux mourir!!!
Non Bébert fait pas ça, va pas te noyer tout habiller!!!
PATHÉTIQUE!


Peut être aussi pathétique que notre belle équipe de culs nus en fait.
Culs qu'il a fallu rhabiller avant d'attraper froid, parce que Mamounette elle a toujours dit qu'un rhume de fesse ça durait 7 ans. Et puis parce qu'on commençait à avoir froid aussi, il faisait à peine 25°... (c'est là où je vous nargue encore, sorry!)
Mais se rhabiller tout trempés et tout déchirés n'est pas chose aisée, ça se saurait.
Du coup l'un des cul nu, que je ne citerais pas, a enfilé après 15minutes de tentative et de grosses gamelles dans le sable les 2 pieds dans le même trou en hurlant comme un aliéné, le caleçon d'un de ses compères qu'il ne connaissait que depuis quelques heures...
No comment!
Il fallait y être.
J'en ris encore.
Une fois tout ce petit monde rhabillé (dont 1 sans caleçon) nous avons décidés de rentrer, et pour ne pas passer pour de jeunes innocents, je ne vous dirais pas que j'ai appris à faire du scooter à mes dépends, avec un ivrogne accroché à mes miches.
Et je ne vous dirais pas qu'il ne s'agissait pas de MON ivrogne vu que celui ci m'a lâché (trop peur de mourir m'a-t-il bégayé) pour aller dans la voiture électrique de l'ami (style les voitures de golf) ce qui se valait niveau dangerosité.
Je ne vous dirais pas non plus qu'on s'est fait une pseudo course poursuite avec ladite voiture, que j'ai grillé un stop au képi d'un Bleu, et qu'au final j'ai perdu toute trace de L'Homme et de son compère.
J'ai appris le lendemain qu'ils nous cherchaient dans les Clubs de l'île, comme si de 1 j'aurai pu aller guincher dans cet état et de 2 comme si eux pouvaient effectivement rentrer pour voir si j'y étais.
Parce que oui il s'est fait refouler, mon Homme mais pas son compère. (étrange!)
Après une bonne heure de réflexion la voiture électrique les a enfin ramené à la maison. 1,5litres d'eau plus tard nous étions tous les deux dans les bras de son amante.
Et je peux vous dire que Morphée elle assure grave!
Au petit matin, (j'vous jure qu'à 8h j'étais debout!) je me repasse la soirée et retrouve un brin de lucidité: je suis à 2 doigts de me faire virer, mais j'ai passé une super soirée!
N'oublions pas que l'alcool est dangereux pour la santé et qu'il est à consommer avec modération.
L'homme émerge plus tard et m'avoue que pendant 5 minutes il est resté en position foetale à se demander où j'étais.
Pour lui, le rideau est tombé à la scène de ma recherche dans les Clubs. Il respire à nouveau quand il me voit avachie sur le canapé, version "j'ai toute la famille Mammouths qui me burinent la cervelle".
Le Dimanche sera peu productif: petite bronzette dominicale pendant que l'Homme cuve sur le canapé (il fait soleiiiiiiiiiiil!!! Ce serait dommage de ne pas en profiter) et petite panne de scooter (la rengaine).
En repartant de la plage je n'arrive pas à démarrer...blablabla.
J'm'en fous je sais faire du scooter maintenant, et seule et sobre bah c'est hyper facile même. Je demande donc de l'aide à un badaud qui ose me rétorquer "t'as les clés au moins??" du genre il me prends pour un jambon...
Il parvient à le démarrer au kick. Merci badaud. Au revoir Badaud.
A mon tour de me caler en position foetale jusqu'au lundi matin en évitant de penser au fatidique rendez-vous dans le bureau qui m'attend!
Vais-je devoir revêtir mon tablier en disant Adieu au monde merveilleux de la Mode?

3 décembre 2010

Black Power

Ça fait un moment que je me pose des questions à propos de mon taux de poisse hebdomadaire... cette guigne qui me suit, qui m'absorbe... le mauvais oeil qui se joue de moi...  quelqu'un s'amuserait-il à piquer une poupée vaudou à mon effigie?

M'a-t-on coupé des cheveux dans mon sommeil pour les mélanger à de la bave de crapaud?

Ou alors cela viendrait du jour de ma création: un vendredi 13, un soir de pleine lune, Maman sous une échelle, Papa un parapluie (ouvert) à la main, sous l'oeil lugubre d'un chat noir qui casse un miroir en s'enfuyant... So glamour la scène.

Est-ce le fruit du hasard si je suis en repos le dimanche et qu' il pleut tous les dimanches? Il y a 2 ans il s'agissait du mercredi.

Est-ce probable qu'en l'espace d'une semaine j'ai réussi par je ne sais quel moyen à me trouver en contact avec 4 batteries à plat? Que ce soit celle du pote qui nous emmène en pique-nique-beach dominical (donc sous la pluie au bout d'une heure) ou encore la notre, bah bien sûr qu'il est déjà tombé en panne le scooter tout juste acheté... 

Mais le pire c'est que j'en arrive à me demander comment j'ai fais pour refiler mon Black-Power à mon Doudou??

Serait-ce contagieux???

De bon matin le Petit Jardinier file sur son chantier après avoir enregistré le programme gentiment énoncé par Le Chef.

  1. Charger le camion des outils qui sont chez Le Chef.
  2. Passer le rotophile dans cette jungle qui doit retrouver son style jardinet colonial.
  3. Retrouver Le Chef sur le chantier n°2 à 9h.   

PJ (pour Petit Jardinier) se met donc à la tâche, remplit le camion et part dans sa jungle. Sauf qu'il a oublié le rotophile et doit donc arracher toute cette végétation à la main. Le style colonial est approprié ma foi... L'Arabe qui arrache à la main, les genoux dans la terre. Et c'est pas moi qui le dit c'est PJ, et en plus c'est de l'humour. Noir. J'avoue. Mais PJ ça le fait marrer alors...

Le jardinet est déjunglé, il peut passer à la phase suivante, rejoindre Le Chef sur l'autre chantier. Un coup de clé plus tard il se rend compte que les feux du camion sont restés allumés, donc le camion ne démarre plus.  Nous en sommes à la 3ème batterie de la semaine. Je vous épargne la phase "trouver des cosses ET une voiture", l'autre "se faire gentiment enguirlandé par Le Chef" pour au final passer à "charger la voiture perso Du Chef et le rejoindre avec près d'une heure de retard".

PJ n'était pas au bout de ses peines, à croire que cette matinée là je lui ai refilé le Master Black Power!! Nous voilà à la phase ultime, l'apothéose, le coup de grâce, que dis-je THE bouquet final:

 

  • Allez PJ y'a du r'tard là, faut creuser par là pour planter les arbres! Va chercher la barre à mine dans la voiture. Tiens et puis verrouille la voiture aussi, on n'sait jamais...
  • Chef OUI CHEF!!

 

PJ se dirige d'un pas alerte à la voiture, se munie de la siiii lourde barre à mine, tout en se demandant si cette matinée ne va pas définitivement l'achever, il claque la portière de toutes ses forces. J'suis super fort serine-t-il. Roh zut, se dit PJ, j'ai pas verrouillé la voiture. Il retourne vers celle ci et s'interroge: Comment Le Chef veut que je verrouille sa voiture? J'ai pas les clés! Quelques secondes de réflexion plus tard et PJ se rend compte que les clés sont sur le contact, que la portière était déjà verrouillée et que OUI il l'a claqué de toutes ses forces...

And THE Winner iiiiiiisiiiiiiis PJ!!!!!

Par chance Le Chef n'est pas rancunier et arrive même à rire de la situation. Mais toujours quelques jours plus tard. Jamais sur le moment. C'est à dire que 2 jours plus tard il en rit, mais pas trop longtemps. Puisque ce même jour PJ est à nouveau en panne de batterie, sauf que cette fois il avait éteint les feux. C'était même pas sa faute. Ou la 4ème batterie en une semaine.

Je prends du recul et tente de trouver un sens symbolique à toutes ces pannes de batterie. Le plus évident est que ça pourrait représenter un besoin de repos, un surmenage, une carence en vitamine. On fait donc attention aux signes et on tente de remédier à la situation.

Je commence ce matin. Comme tous les vendredis matins je suis Off,  j'avais décidé d'aller à la plage et une fois de plus le ciel est couvert (étrange) j'en profite donc pour glandouiller en pyj' en mangeant pleins de gâteaux diététiques aux vertus dynamisantes mais vu la quantité avalée leur attrait diététique n'est plus et je me sens tellement fat que j'ai du mal à lever mon derch' du canapé. Pour le dynamisme faudra repasser.

Quant à PJ, je ne vois qu'une seule explication à sa grande fatigue : il me trompe.

Tous les soirs, dès 20h30 il quitte le salon et fonce dans la chambre. J'suis sûre que la voisine du dessus passe par la fenêtre pour le rejoindre dans le lit. C'est obligé vu comment c'est une salope la voisine, elle allume tout ce qui bouge. Je vois très bien qui c'est. Elle l'aguiche trop, il peut à peine rester sur la terrasse après manger que la voilà qui le guette. Elle est au taquet la voisine. J'crois même que c'est une Pute, parce qu'avec un prénom pareil, enfin ça doit être un diminutif de Pute. Style Ulla, ou Xena, vous voyez.

Bon bah notre voisine c'est Morphée. Et tous les soirs je sais que cette salope elle aspire mon Homme dans ses filets. Ce soir, c'est décidé,  j'la choppe et elle va morfler! 

Si après ça on tombe encore en panne de batterie... je ne réponds plus de rien et me déclarerai définitivement envoûtée.

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14 novembre 2010

Erreur à la supérette, un polar de S.Potter

Maintenant que nous avons dépassé la phase désagréments, nous pouvons jouir de notre nouvelle vie sur l'île. Et pour celles et ceux qui nous avaient suivi dans cette aventure il y a 2 ans, vous pouvez vous dire que notre quotidien n'a rien de semblable.

Grâce à nos reconversions tardives nous avons du temps, beaucoup de temps même. Pour aller à la plage, pour admirer le coucher du soleil sirotant un petit verre, pour rencontrer du monde, passer de charmantes soirées à lire ou encore à nous divertir... Une vie à l'antillaise en bonne et due forme! Mais qui a du temps n'a pas d'argent, c'est bien connu.

La vie est très chère ici, le loyer exorbitant, sans oublier la nourriture qui nous pompe une partie importante de notre budget. On fait pourtant attention, mais bon nombre de dépenses sont indispensables. Le stop étant plus compliqué pour mon Petit Jardinier que pour moi (étrange!) il fut dans l'obligation de louer un scooter pour se rendre au travail à 6H du mat'.  Ou la loi du "dépenser plus pour gagner moins!"...

Quant à moi, je lève le pouce près de 4 fois par jour, ce qui me vaut d'anecdotiques rencontres. Entre la vieille blindée dans son 4x4 qui est plus spacieux que mon salon, le paumé qui fait toujours un détours pour me déposer, le vieux drôle qui me serine "ça va la vie??" et le charmeur qui me fait la blague "rhô bah je sais pas si je m'arrête hein" (en même temps tu ne pourras pas m'amener bien loin mec) je me tape de bonne tranche de rigolade intérieure. Mais pas de panique, l'île ne fait que 7kms sur 3kms donc il n'y a vraiment aucun risque à ce qu'on me kidnappe... et même les enfants font du stop alors bon.

Mais comme toujours, la situation se débloque. Nous venons d'acquérir un scooter!!! OuiiiiiOuiiiii!!! (A noter que nous avons tiré un trait sur les quads, définitivement). Alors mon cher et tendre pourra venir me chercher à la boutique le soir, et ça c'est super trop mignon. En plus que tous les soirs je n'ai plus qu'à me mettre les pieds sous la table parce qu'il a déjà tout fait, et même qu'il fait les courses aussi! Il finit sa journée à 13h, il a donc le temps, mais il n'est pas obligé c'est sûr. Un vrai Prince ce Doudou. Un Prince qui suit la liste de courses à la lettre. Même qu'il dit qu'il fait attention aux prix, ha oui oui oui! Alors quel n'est pas mon étonnement quand je vois un débit de 100€27 dans une supérette alors qu'on ne peut pas faire de gros caddie. De 1, il n'y a pas de caddie! Et de 2 il est en scooter, alors pour ramener le tout...difficile.

Je lui demande donc de faire preuve de concentration et de me sortir à la lettre ce qu'il a bien pu acheter ce jour là... poin poin poin poin... (ça c'est Doudou qui réfléchit à son emploi du temps de la semaine) Bref, je ne tire rien de concluant à ma requête, je suppose donc qu'il y a eu "Erreur à la supérette" (titre du polar qui m'a occupé une bonne semaine)

Un mail à ma banque me confirme ladite supérette et la date du litige, une amie met le doigt sur l'erreur en question: "rapelle toi, on était ensemble ce jour là, t'es passée après moi et la caissière a passé 3 fois ta carte!!!" Alléluia et merci copine, en une phrase tu viens de faire basculer le statut du présumé innocent à innocent.

Me voilà donc partie de bon matin à la supérette, munie du ticket de caisse de la copine comme unique preuve, puisque NON je ne garde pas les tickets de caisse et les tickets CB ça dépend des fois, et cette fois là ça avait "dépendu". Mais ayant une mémoire d'autiste, j'ai pu ressortir à l'article prêt ce que j'avais acheté ce jour là. Le responsable des caisses m'écoute avec grande attention, retrouve MON ticket d'un montant de 19€31!

Je ne énerve pas et je ne demande pas comment la caissière est passé de 19€31 à 100€27 (t'as un seul chiffre de bon madame!!!) je promets de repasser avec mon relevé de banque imprimé afin qu'il voit noir sur blanc le débit et qu'il me rembourse. Je retourne au travail, sifflotin sifflotant, et imprime de suite La pièce à conviction, si fière que ma technique du "je vérifie TOUJOURS le ticket de caisse et mon retour de monnaie pour ne JAMAIS au grand JAMAIS me faire pomper pour rien!!!" soit rétablie de justesse parce que NON cette fois je n'ai pas vérifié! Damned!

Sauf qu'en imprimant ce foutu relevé, je l'épluche pour la millième fois et que vois-je???? Les 19€31 sont déjà débités!!! AAARGH ce n'était donc pas ça! Me revoilà à détailler la journée en question et je découvre que ce fameux jour je suis allée à la supérette le midi (avec la copine) mais que l'Homme y est retourné le soir pendant que l'Opération cafards se déroulait, après les fameux 2 ti punch "d'attente que ça fasse effet"! ha bah pour faire effet, ça a fait son effet!!!

Non mais Chéri, réfléchis bordel! T'as pas pu acheter pour 100€27 ce soir là, ça devait être 10€27 et tu N'AS PAS VÉRIFIÉ LE MONTANT AAAARGHAAAARGH!!!!!!!!

Je retourne dans le bureau du Grand chef des caisses et lui explique que non ce n'était pas moi avec mon passage du midi, mais mon Homme, à partir de 17h30 (après ses 2 ti punch) et qu'il y a dû avoir une faute de frappe (et t'as intérêt à viiiiite me rembourser parce que c'est moi qui vais te frapper si ça continue!!) Le voilà qui cherche les tickets du jour à partir de 17h30 et TADAM!! il me sort un début de liste de courses. Je me questionne sur ses pouvoirs magiques, comment peut-il savoir qu'on a acheté des galettes de riz, de la sauce soja, du wasabi... et tutti tamagoshi! C'est écrit sur mon front (ou sur ma silhouette) qu'on mange japonais?

Haaa mais non, c'est le fameux ticket de 10€27 bien sûr... je respire enfin! Mais NON, il est bien de 100€27!!!! Ça le fait bien marrer d'ailleurs, il se permet même un "ça va brailler ce soir?" (style je suis trop une matrone) Je repars donc avec le sourire, hyper décontracté, rien ne me touche, je suis hyper sereine de passer pour une pauvre fille...

Il est maintenant temps de faire le point avec Doudou sur les listes. Parce que mon amour, si j'écris:

  • bûchette de chèvre
  • fromage blanc
  • fruits et légumes

et que toutes les sous marques ne sont plus en rayons, bah la bûchette Président à 5€80 et le fromage blanc Câlin à 6€30 on va s'en passer un moment. Tout comme l'ananas à 5€ et la laitue à 4€90. Et puis tiens, on va dire que tu n'auras plus qu'une seule liste maintenant, facile à mémoriser:

  • riz
  • rhum 

On n'a besoin de rien d'autre! Merci Amour...

 

 

 

 

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15 décembre 2011

"Les meilleures choses ont besoin de patience" J.Anglade

N'ai peur cher lecteur je ne vais pas te parler de Jean Anglade (que de toute manière tu ne sais pas qui c'est ce mec... je lui ai juste pompé une citation du Temps et la paille) et je ne vais pas non plus me transformer en analyste littéraire.
Et rassure toi, je ne sais pas non plus qui c'est ce monsieur.

Ce que je vais te dire aujourd'hui, j'ai longtemps hésité avant de t'en parlé.
Parce que je ne savais pas si ce blog était l'endroit où je pouvais le faire d'abord, et puis parce que le sujet est quand même hyper personnel.
Et surtout parce que je ne suis pas une des ces bloggeuses anonymes.
Il y a des photos de nous partout, on sait depuis le début de qui "ça" s'agit ici.
Tu nous connais, tu fais parti de nos amis, de nos familles pour les lecteurs from notre entourage et je trouve que je t'en dis déjà pas mal.
Et puis pour toi qui ne nous connais pas, toi qui est arrivé ici grâce au thème du Voyage, je ne sais pas si ce genre d'article va te passionner.
Pourtant je vais te parler d'une vraie aventure.

Depuis 1 an et demi je te raconte du drôle, du moins drôle, du "mon petit jardin secret" en fait (et là je ne parle pas de ma chichouninounette) enfin si justement je vais t'en parler.

Dans ma vie rêvée, je pensais qu'une fois que j'aurai trouvé mon Prince Charmant de ma vie et qu'on serait si tant amoureux pour l'infini du monde entier et qu'on aurait décidé de créer un Mini Nous, et bien je pensais, idéalement, qu'on aurait juste à faire ce qu'on a à faire pour y arriver : l'amour.

 Et bien ça ne suffit pas.

Depuis 1 an on a dû faire l'amour près de 300 fois.
J'exagère à peine.
J'ai fais le poirier.
J'ai mangé salé.
Puis j'ai arrêté le sel, le gras, le conservateur et le chimique.
J'ai perdu 15 kilos et je me suis initiée au yoga.
J'ai compté les jours = j'ai sauté sur Doudou à la moindre occasion.
Puis j'ai tenté la spontanéité = je l'ai laissé tranquille parce que, soit disant, l'Homme a besoin de 3 jours pour se "re remplir".
J'ai attendu.
J'y ai cru.
J'ai pleuré. Beaucoup.
J'ai douté surtout.
Et je me suis dis que je n'avais plus envie.
Que je ne devais pas être suffisamment prête.
Qu'on était bien comme ça.
Juste Nous.
Sauf que ça a recommencé, ça m'a reprit de l'interieur.
Plus qu'une envie, une évidence.

Alors on y est allé justement, à l'interieur, pour me le faire ausculter en long en large et en travers.
Devoir passer des heures les fesses à l'air, à écouter quelqu'un me détailler les anomalies de mon anatomie.
Rien de grave, juste un bout de "truc" qui ne devrait pas être là.
Verdict: je dois prendre la pilule pour que ce truc s'en aille.
Mais de quoi on parle là??!
Je veux un enfant et on me force à me gaver d'hormones.
J'obéis, je n'ai pas le choix.
C'est pour mon bien qu'ils me disent.
Heureusement ça a été efficace, ce "truc" a disparu dès le premier mois de gavage.

Ensuite je me suis fait analyser 3 litres de sang.
Ô Joie je suis immunisée contre la toxo!!
Mais qu'est ce que j'en ai à fouttre?
Hormis me dire que j'ai dû manger au moins une fois dans ma vie du caca de chat.
Même si je ne l'étais pas ça ne changerai rien.
J'ai juste l'impression d'être immunisée contre la grossesse.

Du coup j'ai pris ma température tous les matins, à la même heure, même le Dimanche.
Sauf que ce fameux dimanche je me suis levée trop tard, encore sèche de la veille, et ça a tout foiré la courbe.
On m'a conseillé de pisser sur des bandelettes magiques qui te prédisent The moment pour y aller.
Moins contraignant que le thermomètre dans le trou de balle mais plus cher.
Beaucoup plus cher.
En plus ça m'a jamais dit quand y aller, mais j'y suis allée quand même.

Au terme de l'année infructueuse j'ai eu droit aux médocs, pour faire partie du clan des "28jours".
Parce que quand tu fais partie des "60jours" ça prend forcément 2 fois plus de temps.
J'y suis pour rien, mon organisme est lent.

Pendant tout ce temps j'ai passé des heures à observer la taille de mes seins.
A me dire que j'étais fatiguée, à fleur de peau, irritable, transformée... bizarre.
Des matinées entières à avoir des nausées.
Sauf que je suis une fragile de l'estomac.
Quand j'ai faim j'ai envie de vomir.
Quand je suis fatiguée j'ai envie de vomir.
Quand je suis énervée j'ai envie de vomir.
Du coup chez moi ça ne sera pas un symptôme très révélateur.

Je me suis fais peur en lisant des pages entières de forums où on trouve de tout.
Et surtout du n'importe quoi.
J'ai appris à déchiffrer des termes barbares.
DPO. SA. Gygy. Rrrrr. C1. C2. C3. FC. PMA. Dudu. Cloclo...
J'ai été mortifiée face à des internautes incultes, analphabètes, prêtes à tout pour enfanter.
Je me suis promis de ne jamais devenir comme elles.

J'ai parlé à mon ventre.
Je l'ai supplié pour finalement l'engueuler et le détester.
J'ai imaginé.
Et j'ai pleuré encore.
Pleuré de joie à l'annonce de grossesse des copines.
Être ravie pour elle.
Et tellement envieuse.

J'ai voulu savoir pourquoi.
Pourquoi pour nous ça ne marche pas?
Pourquoi je ne suis pas foutue de faire ce que les femmes font depuis la nuit des temps?

Alors on m'a dit qu'il fallait que j'arrête d'y penser.
Que j'arrête de focaliser.
Que c'est moi qui bloquais le truc.
Que ça viendrait quand je ne m'y attendrai pas.
Sauf que c'est juste impossible.
Et puis 1an c'est rien.
Y'a pas de quoi s'inquiéter.
La moyenne c'est 2ans.

Super j'en suis à la moitié.

J'espère juste que Jean Anglade avait raison.

Que les meilleures choses ont vraiment besoin de patience...

 

 

21 février 2011

To be a dinde or not to be...

Être vendeuse, ça paraît simple en soi, enfin dans le sens où on ne teste pas tes capacités intellectuelles mais tes capacités à ressentir la cliente potentielle.
Pour cela il te faut être accueillante (même quand t'es en train de taper la discut' avec ta collègue), dynamique (surtout quand un yacht de Brésiliennes débarque), souriante (quand tu vois la parure de bijoux de Madame et la montre de Monsieur), disponible (même quand tu rêves juste d'aller à la plage et de sortir de ces 4 murs). Un brin psychologue (réussir à faire comprendre que Non Madame le XS ça sera tooo small for you, sans employer une seule fois le terme "petit" et "serré").
Sans oublier une touche de mythomanie (Mais of course que tu peux porter ça en soirée...c'est sooo tendance!! Surtout si c'est une soirée déguisée...)

Être vendeuse à St Barth c'est avoir une clientèle de Luxe.
Donc à des années lumières de la vraie vie (du moins la tienne) ce qui t'oblige à avoir un comportement complètement différent de si tu devais vendre un Top chez Pimkie. D'une part il n'y a pas du tout le même enjeu (ayant un pourcentage sur mes ventes) et d'autre part tu es obligée de t'adapter à leur mode de fonctionnement. Dire oui à tout. Tout le temps.

Un jeu d'enfant en somme... sauf si je mets de côté l'aspect primordial d'une bonne vendeuse qui est : faire la dinde!
Faire la dinde est indispensable au déroulement d'une bonne vente. Sourire n'est pas suffisant. La cliente a besoin que tu glousses pour acheter. Que tu la flattes, la valorise, lui donne confiance, quitte à lui mentir puisqu'elle n'est pas dupe au fond. (quoique...)

Il te faut garder ce leitmotiv en tête: glouglou = sourire niais + regard bovin.

Tu fais la dinde face à des femmes qui sont atteintes de la maladie du siècle, j'ai nommé l'achat compulsif.
Pour se sentir belle et vivante une femme aime dépenser.
Cherchez pas, y'a aucun rapport.
Et c'est pas le sujet du jour. Non parce que quand même, comment peut on prouver que dépenser le PNB du Bangladesh en une journée pouvait rendre belle et vivante?
Ou à ton échelle, et la mienne aussi, comment devoir bouffer des nouilles pendant 3 semaines parce que t'as dépensé la moitié de ton salaire dans une paire de chaussure pouvait te rendre la vie plus facile?
Au mieux t'es contente 5 minutes parce que "graaaaaave que ces chaussures sont trop faites pour toi" (ce sera le seul argumentaire censé à cet achat qui va te ruiner) et au pire tu vas prendre 3 kilos parce que l'abus de coquillettes est dangereux pour la santé.
Trop long à expliquer et je ne m'y connais pas assez sur le sujet, c'est pour ça que je vous parle de la version vendeuse.

Mais revenons à nos dindons...

Tu fais la dinde donc, en parlant chiffon à longueur de journée, (C'est siiiiiiiiii doux la soie hein?? Et le coton il gratte pas trop??) alors qu'il y a encore quelques mois tu faisais à peine la différence entre une soie georgette et une soie crêpe. J'connaissais bien la Suzette mais ça ne m'a pas servi à grand chose.

Tu fais la dinde face à des névrosées qui pèsent 3 cacahuètes et qui se plaignent qu'elles sont bien trop grosses pour ce modèle, (alors que c'est le modèle que toi tu portes aujourd'hui d'où un élan de glouglou) ou encore face aux lamentations de la pleine aux as qui a des remords parce qu'elle a acheté pour l'équivalent de 3 fois ton salaire dans 5 robes. (glouglou²)

Tu dois glousser à tout va, même quand une Russe a décidé que tu comprenais sa langue et te dis (tu le devines grâce au fait que tu était une killeuse en Pictionnary ) que c'est trop court, trop long, trop!
A ce stade j'atteins le Glouglou désespéré.
Elle te pose une question et attend sa réponse forcément.
Elle pourrait te parler de la situation économique du Kazakstan ou encore te donner son code de carte bancaire que tu n'aurais rien compris.
Tu ne parles que (et c'est déjà pas mal) anglais et espagnol. Et une Russe qui parle anglais c'est un peu comme si ta grand mère se mettait à la langue de Shakespeare, version roulage de R.

Mode dinde toujours, quand une Ricaine (fin saoule ou sous Prozac, voire les deux) n'a pas envie d'essayer en cabine mais au beau milieu de la boutique, étant exhibo ou trop imbibée, et se trimballe avec un sein en dehors du soutif, la robe coincée dans la culotte et veux aller montrer à son cher husband qui est resté dehors.
Tu hésites à l'informer que certaines parties de son anatomie sont à la vue de tous, mais finalement tu glousses intérieurement et attends qu'elle revienne.
Le mari étant souvent décisionnaire du "ok get it" tu espères de tout coeur qu'il ne soit pas resté dans la Cour mais qu'il soit allé faire un tour avec ses copains riches, et que ton argumentaire à deux balles sera suffisant pour la faire repartir avec la robe sur les fesses (mais fesses cachées et sein remballé).
"Mais of course que ce vert caca d'oie vous sied à ravir M'dame, et même que vous êtes pas si serrée que ça dans votre robe. Comme ça au moins vous n'avez pas à penser à vos seins, ils resteront bien à leur place".
J'avais prévenu j'ai un argumentaire à deux balles, mais elle est finalement repartie avec la robe vert caca d'oie! Qui a dit que la richesse définissait un goût démesuré pour les belles choses?

En bonne dinde que tu es, tu te dois de représenter l'image de la marque.
Pour se faire tu enfiles tous les matins ton petit uniforme (robes en soie, toutes hyper courtes et/ou transparentes) ce qui te vaut à longueur de journée des "oooh z'êtes too adorabeul" de ses Dames ou des relookage de mes guiboles et/ou de mes nénés par ces Messieurs, qui eux restent un peu plus discrets (les messieurs pas mes nénés!).
Alors tu y vas de ta petite courbette et tu glousses une fois de plus.
En même temps tu profites, y'a pire comme "uniforme". Chez Jojo La Frite t'avais la casquette et la polaire rouge et blanche! C'est moins glamour tout de suite.
Sauf que par moment, le compliment te mets dans une sale situation.
Il s'agit du compliment de la fameuse cliente petite-dodue qui veut à tout prix le modèle que tu portes.
C'est là où tu te figes.
Les yeux compatissants.
La tête sur le côté.
Le sourire pincé.
Tu arrives malgré tout à la caler en cabine avec ledit modèle dans une main, tout en attrapant le modèle spécial petite-dodue dans l'autre main.
Quand ce n'est pas toi qui dois filer dans le placard enlever cette fucking robe et la jeter à ta collègue, qui du coup va continuer la vente.
Puisque ce matin, oui tu as mis La robe qu'on n'a plus en stock. Bravo.
Tu passeras donc toute la vente, à moitié à poil dans le placard, en espérant que la petite-dodue ne veuille pas te dire au revoir en partant. Au moins tu n'aura pas eu à glousser.

Parce qu'il y a des jours où faire la dinde t'épuise. Où tu as juste envie de toutes les foutre dehors, de ne plus avoir à supporter leurs manières de mal bai****, leurs parfums au patchouli, leurs talons qui claquent. Leurs mines refaites et leurs seins qui dégueulent. Leurs cartes de crédit qui défilent, toutes plus épaisses les unes que les autres. Qu'un jour t'as failli en casser une en la passant dans la machine et t'as eu la peur de ta vie.
Tu es épuisée de devoir faire semblant. Semblant de trouver ça normal de dépenser autant. Semblant de la trouver magnifique alors que ses yeux sont vides. Semblant de comprendre.
Semblant d'être là alors que ta tête est ailleurs...

J'suis pas une dinde bordel, mais il me reste 2 mois à glousser...

27 juin 2012

T'aurais pas comme oublié un truc?

Aujourd'hui je m'accorde une petite plage pendant la pause dej.
Je suis hyper détendue, j'ai bien barboté au milieu des petits poissons mais arrive l'heure de la reprise. Un saut à la case pour une ptite douche.
Zou! Je m'active un peu dans le démelage/brossage/cremage/maquillage si j'veux pas arriver à la bourre.
Merdeuuuh mon maillot tout mouillé qui dégouline sur le canapé! 
Je cours l'étendre dans le jardin. Et c'est en rentrant que je vois Doudou écroulé, plié en 15 sur le canapé (oui il est très souple).
Bah quoiiii là? C'est bon arrête de rire! C'est quoi ton problème???

Rah bordel!!!! J'suis à poil!
J'viens d'me traverser le jardin à poil!

Bon bah c'est que j'suis prête à me faire la plage des culs nus. 
En même temps, j'en ai tellement si marre d'avoir la marque du maillot.
Dimanche j'me lance! 

 


 

13 février 2013

South Africa Trip #part2#

Me voilà donc arrivée à la Marina de Richards Bay.
Une marina, que ce soit en Afrique du sud ou ailleurs reste une marina: un quai, de l'eau, des bateaux, des marins... 
Et surtout des bistrots!
Je pose mon sac et ma carcasse en terrasse, en attendant que le Captain' vienne me chercher.
L'arrivée d'une demoiselle ne passant pas inaperçue, j'ai à peine le temps de poser mon sac et ma carcasse que je me fais offrir une bière.
Welcome j'ai envie d'me dire!
Je fais style de rien, je sors un livre, de la musique, un papier et un crayon... de quoi montrer aux éventuels intéressés que je ne suis pas rien qu'une minette attendant sur un quai, mais une jeune femme hyper occupée et à sa place!
Parce que oui je me sens à ma place! J'suis bretonne moi les gars!
Alors d'accord j'ai pas le pied marin, j'ai limite un peu le mal de mer et j'y connais absolument rien au monde maritime... mais j'suis bretonne quand même moi les gars! Le bigniou, le chant des sirènes, les tempètes... ça me connaît tout ça!
Ouais c'est surtout les bistrots que moi je connais mais bon...

Une bière et 5 clopes plus tard...toujours pas de Captain'
Une deuxième bière et 10 clopes plus tard, j'ai la vessie pleine et une haleine de cendrier de fin de soirée...et enfin le Captain' arrive!
Hihaaaaaaaaa*

*Le hihaaaaaa voulant exprimer ma joie profonde en ce moment si wouaw. Je n'allais pas devoir dormir sur un banc. Ou comment penser qu'on ne peut pas retrouver quelqu'un sans l'aide d'un téléphone portable...*

Une enjambée plus tard me voilà à bord du Darwin Sound: magnifique Ocean 71, voilier de renom, de 22 mètres gréé en ketch...
Dans mon langage ça donne: "Rah sa grand mère le bateau de ouf malade comment il envoie trop du lourd!!!"
Mais je n'ose m'exprimer ainsi ne voulant passer pour la tarte de base. Du coup je souris et fais des "hun hun" en hochant la tête lors de la visite. Oui oui je suis en mode niaise. Mais j'assume. T'façon j'men fous j'ai un joli sourire... de niaise oui!
A la vue de ma cabine je ne peux retenir un "Bordel mais c'est hyper trop beau!!!" (chassez le naturel...)
C'est donc sur ce magnifique bateau que je vais passer 8 jours en tant que VIP guest, et bizarrement je me sens de suite comme à la maison...
A peine le temps d'une 'tite douche que l'heure de l'apéro arrive. Et l'apéro dans les marina c'est sacré.
On s'y raconte ses aventures, ses itinéraires, ses futures destinations... et surtout on y parle mécanique/technique/météorologique.
Je vais pas te mentir hein... moi j'y capte rien à tout ça. Alors je tâche de suivre, mais tout ce qui m'importe à ce moment là c'est de mémoriser l'instant.
C'est une main calleuse qui lève une bière, ce sont des rides sur le front qui parlent d'elles mêmes, c'est une odeur d'embruns, un rire à la table plus loin.
C'est le bruit des pare bat qui tapent sur le quai, des boutes qui tirent sous la force du courant, le vent qui se lève.
Je suis en Afrique du Sud certes mais je suis avant tout dans un monde totalement inconnu.
Un monde où la terre n'est que l'endroit où l'on se raconte sa vie en mer. Raconter je sais faire, d'habitude je suis la première à le faire même, mais cette fois là c'est moi qui écoute. Et ça fait du bien.
Ces bonshommes ont vécu bien plus de choses que moi, ont eu peur plus d'une fois, surtout pour arriver jusqu'ici.
Ce coin de la planète est l'un des pires pour naviguer à ce qu'il paraît. C'est le bordel dans les courants, dans les marées, le vent est imprévisible.
De quoi ne pas me rassurer... parce que dans 3 jours on doit prendre la mer pour rejoindre Durban.
Alors d'accord pour venir de Durban en taxi ça m'a prit 2h avec Salman et ses copains. D'accord ils m'avaient un peu fait flipper mais à la limite si ça partait en cacahuète je pouvais toujours sauter du minibus par la fenêtre...
Mais là, en bateau on en a pour 12h de traversée et pas moyen de sauter en marche en cas de pépin! T'es en mer, t'y restes!

*j'ai pas peur j'ai pas peur j'ai pas peur, j'ai pas le mal de mer j'ai pas le mal de mer j'ai pas le mal de mer*

Les 3 jours à Richards Bay se passent sous le signe de la détente, des apéros en terrasses, de lecture sur le pont, de musique, de belles rencontres...
Pas d'heure, pas d'écrans, pas d'impératif. Juste le bruit de l'eau sur la coque, la mer qui nous berce et le soleil qui trône.
Les jours passent et je me rends compte que pour une fois je ne fais pas de bruit, je ne passe pas mes journées à faire rire, je ne m'éparpille pas, je ne cherche pas à remplir mes journées.
Je suis.
Calme, apaisée, à ma place. Ici et maintenant.
Ça doit être ça la force de la mer.

Notre dernière soirée en compagnie de nos potos Belges sonnent les au revoir.
Dans la nuit chacun doit reprendre son cap.
Alors on trinque, on s'embrasse.
On trinque, et on se souhaite bonne chance.
On trinque et on se dit à un autre jour sur terre ou ailleurs.
Et on trinque encore un p'tit dernier pour la route.
Il est déjà 3h du matin et on doit lever l'ancre à 5h.
Ok les gars! allez on arrête de trinquer et tout le monde dans sa cabine.
Demain y'a d'la route. Enfin d'la mer. Dis c'est vrai ça Captain' y'a des routes en mer??! Tu f'ras attation hein dis demain Captain', parce que j'veux pas faire le titanic moi demain hein. Dis!!! On va pas couler hein???!
(déchirée je redeviens vite la nana qui fait du bruit et qui comprend rien... damned)

Bizarrement cette nuit là, le bateau a un peu plus bougé que les autres nuits.
Mais j'étais loin d'imaginer ce qui nous attendait le lendemain... 

(à suivre)

 

1 juillet 2013

Sailing Trip, les débuts de la vie à bord...

Lors de mon mémorable voyage en Afrique du Sud, le Captain', malgré l'invasion de mes poux dans ses belles dreads m'avait fait une proposition des plus folles: partir à la découverte des Antilles à bord de son ´ti voilier tout l'été.

Ne connaissant pas les Antilles et étant libre comme l'air, c'est tout naturellement que j'ai décidé de faire mes valoches et que je me suis lancée corps et âme dans cette belle aventure, les poux en moins fort heureusement.
Quand je dis "tout naturellement" je mens un peu parce que forcément décider de vivre cette aventure m'a pas mal angoissé.
Je n'y connais rien aux bateaux et j'ai limite peur de l'eau.
Je ne sais pas sentir le vent et encore moins sentir s'il vient du nord ou du sud.
Je ne sais pas faire les nœuds hormis ceux de mes baskets. Je ne sais pas ce qu'est une drisse, une écoute, un génois, un ris.
Je ne comprends pas ce que ça veut dire d'être au près et encore moins d'être tribord amure.
Je n'ai jamais barré, encore moins choqué une GV, ni tiré sur un bout'... mais j'allais devoir apprendre.
Et puis j'avais la trouille de passer plus de temps sur mer que sur terre parce que très vite ce n'est plus le mal de mer que j'ai eu mais le mal de terre. 
Si si j'te jure ça existe le mal de terre. C'est comme si ton corps il continuait à tanguer alors que rien ne bouge... T'es comme en mode bourracho mais sobre en fait.
Et gros j'avais la trouille de ne pas réussir à m'adapter à la vie à bord.
Non parce que vivre sur un bateau c'est pas du tout, mais alors pas du tout comme vivre dans une maison.
Quand tu vis dans une maison et que tu veux rentrer chez toi bah tu n'as qu'à prendre ta Moby. Easy.
Bon bah quand tu vis sur un bateau et que tu veux rentrer à bord et bah tu dois prendre ton dinghy.
Et monter dans le dinghy c'est pas du tout comme enfourcher Moby!
J'ai peur de passer à la flotte, une jambe sur le quai, l'autre dans le dinghy... traumatisée que je suis par ces personnes ayant fait la une de Video Gag.
Une fois calée dans le dinghy il va être question de monter à bord, et là il va falloir faire preuve de tonicité et d'équilibre. 
Mon problème majeur étant la partie postérieure de mon anatomie qui fait contre poids quand je tente de me hisser par dessus les filières. Au niveau de la tonicité et de l'équilibre j'ai encore du boulot...
Tu avoueras que monter à bord est un peu plus compliqué que de monter 3 marches d'un perron et d'ouvrir une porte d'entrée.
Je ne te cache pas qu'il m'est déjà arrivé de me retrouver le haut du corps suspendu à la filière et le derrière flottant...
Ensuite quand tu vis dans une maison et bah ta maison elle ne bouge pas!
Tu n'es pas obligé de te sangler pour pouvoir faire cuire des pâtes au risque de te vautrer dans la gaziniere au premier roulis hein?
De toute évidence, à moins que tu ne sois complètement bourré, dans ta maison il n'y a pas de roulis!
Et tu ne te cognes pas aux coins de table et de banquette quand ton voisin rentre chez lui toi, quand tu es bien peinard dans ton salon?! Non?
Je t'explique.
En bateau, ton voisin, lui aussi à bord de son dinghy, fait naître une vague, vague qui va finir par s'écraser sur ta coque, ce qui entraine le fameux roulis et manquer de faire basculer ton plat de coquillettes sur tes genoux.
Alors en bateau, quand le voisin rentre, bah tu arrêtes de manger et tu tiens ton assiette.
 
Autre point non négligeable au luxe de la vie à terre est que tu as de l'eau à volonté qui coule comme par magie juste après avoir tourné un ´ti robinet.
Sur un bateau aussi tu as de l'eau mais sur un bateau, tu pompes! 
Tu pompes avec les mains pour la chasse d'eau, tu pompes avec les pieds pour te laver les mains...
Tu pompes les fonds parce qu'il y a toujours de l'eau qui rentre par je ne sais quel endroit... ce qui ne va pas pour me rassurer...
Dis Captain', c'est normal qu'on ait de l'eau sous le plancher là???! Ha oui c'est normal... Hum hum...
Et encore tu pompes quand tu as la chance d'avoir de l'eau dans les réservoirs.
Quand les réserves sont vides (les notres fuient... assez emmerdant je ne te le cache pas) tu as, au pire, de l'eau dans des bidons.
Tous les 3-4 jours le Captain' va remplir les bidons et moi je branle.
Oula mais ne va pas t'imaginer n'importe quoi toi!
Branler c'est transvaser l'eau des bidons dans des bouteilles, à l'aide donc, de la "branlette".
Non parce que soulever au dessus de ma tête un bidon de 60L pour prendre une "douche" c'est un peu compliqué.
C'est alors munie de ma petite bouteille d'1,5 litres que je peux prendre ma "douche" dans le cockpit, les fesses à l'air, à la vue des voisins. J'adore...
Imagine toi te "doucher" dans le jardin, ou sur le balcon de ton immeuble...
Mais encore une fois tu "branles" quand tu as la chance d'avoir de l'eau dans les bidons. Parce que des fois de l'eau bah on n'en trouve pas.
C'est pour ça qu'on va toujours à terre avec un tuyau d'arrosage, au cas où on trouverait une arrivée d'eau. C'est comme ça, qu'un jour je me suis retrouvée à me laver au milieu d'une petite place au port...à la grande joie des pêcheurs cette fois.
L'eau... toujours l'eau...
En vivant sur le bateau j'ai appris à faire la vaisselle à l'eau de mer en évitant de penser que le contenu des chiottes de tous les voisins et des nôtres aussi se déverse dans la mer justement...
Imagine toi laver ta vaisselle avec l'eau de ta fosse septique...
Au passage, merci maman de m'avoir appris à ne pas gaspiller l'eau.
Aujourd'hui j'arrive à prendre une douche avec seulement 1,5 litres!  

Bien evidemment, avant de m'embarquer dans cette aventure je n'avais pas idée de ce que ça pouvait être de vivre sur un bateau, mais j'avais l'intime conviction que j'allais m'adapter assez vite.
J'ai donc enfourné quelques robes et surtout des maillots de bains dans un sac, une petite dizaine de paires de chaussures, qui ne me seront d'aucune utilité, quelques bouquins et yallah.
Le dernier tour du caillou avec la distribution des derniers bisous aux potos et zou!
Souquez les artimuses moussaillon!
Cap' sur St Kitts!

 
1 août 2013

Sailing Trip... #La Dominique#

C'est le coeur gros que nous quittons Les Saintes, après avoir passé des moments pleins d'émotion...
Bye Bye les Dauphins, Salut les potos...
Merci pour tout!!!
Voiles sur la Dominique!

Le Captain' est ravi de reprendre la mer, moi un peu moins.
Je t'explique.
Autant on est partis des Saintes sous un beau soleil et une mer calme, autant très vite on se retrouve face à de gros nuages, à une grosse houle, et aux gros vilains grains.
Et moi la météo du fin fond du Golf du Morbihan bah j'aime pas très bien ça.
Ça brasse sévère, il fait froid, on joue au chat et à la souris avec la pluie, et forcément je commence à paniquer.
Rah bordel mais j'en ai marre d'avoir toujours de la trouille.
Mais j'y peux rien, je contrôle pas.
Je m'accroche à l'arrière du bateau et j'attends en claquant des dents...
J'arrive tant bien que mal à me calmer jusqu'au moment où le Captain' lâche la barre (t'inquiète on a un pilote automatique) et va à l'avant.
Genre c'est normal... genre il marche peinard alors que j'arriverai même pas à tenir debout, genre il fait des petits bonds de cabris au rythme des vagues et il fait je ne sais quoi avec le génois...

_Hé non mais dis donc captain' t'es pas un peu malade???! Reviens! Reviens ici bordel! Reviiiiiiens j'ai peur!!!!

Il finit ses manip' et revient à l'arrière ne comprenant pas le moins du monde mon hystérie débordante.

_Ha tu comprends pas??! Tu comprends pas que j'ai peuuuuur que tu tombes à l'eau??? Non parce que si tu tombes à l'eau hein, bah moi je sauuuuute!
Je resterai pas seule sur le bateau, j'te jure Captain', si tu tombes je saute et on meurt noyés tous les 2!!
C'est ça que tu veux??? NON!
Alors arrête de te trimballer à l'avant sans t'attacher!

Bon bah là il se marre...
Parce qu'il me dit qu'il n'y a pas de vent (à peine 20 noeuds, soit 37km/h), qu'il a toujours une longueur d'avance sur la vague qui va arriver, et qu'il a TOUJOURS une main pour lui, une main pour le bateau.
Ouais... bon... d'accord... mais quand même hein!
Attache-toi si tu sors du cockpit!!! J't'en prie, j't'en conjure, j't'en suppliiiiiie...

La question ne se reposera pas sur cette nav', vu qu'il n'aura pas besoin de retourner à l'avant.
Par contre on se rend compte qu'il faudrait quand même que je sache arrêter le bateau au cas où il tombe à la flotte... juste au cas où.

On arrive en fin de journée sur la Dominique.

La Dominique... la plus sauvage des Antilles.
La végétation a pris le dessus sur l'homme, c'est incroyable.
Du vert... du vert... du vert...
C'est la jungle ici les gars.
On s'offre le luxe de la voiture pour parcourir ses routes sinueuses à la découverte des petits hameaux hauts perchés.
On fait le plein de mangue au bord des routes.
On se prend pour des pirates échoués sur les plages désertes... plages où Johnny a posé les pieds...
Johnny Depp bordel!
Pour le tournage de Pirate des Caraïbes 2!
Et pour aller au bout de ma fan attitude je me baigne cul nu dans L'indian River...
Johnny s'y baignait aussi j'en suis sûre... Non mais wouuuaw quoi!

Malheureusement notre séjour prend fin rapidement.
Non pas qu'on ne se sente pas bien en Dominique, mais il faut avouer qu'au niveau de la tranquillité à bord il y a à redire.
On est envahi de rastas qui ont toujours un truc à nous vendre. Ils viennent taper à la coque dès le p'tit déj, un autre arrive à l'heure de la sieste. C'est récurrent.
C'est un peu comme quand ton téléphone ne fait que sonner et que tu dois répéter à longueur de journée "non vraiment Monsieur, ça ne m'interesse pas... Non je ne veux pas de votre assurance...".
Au premier coup de téléphone tu es poli et compréhensif, ce pauvre Monsieur ne fait que son travail, mais arrivé 20h, au bout du 5ème coup de téléphone bah tu perds ton calme "NON!! NON j'en veux pas de votre p*taiiiin d'assurance mes co*illes!!! Arrêtez de m'apeller bordel!!!"
Bon bah les rastas autour du bateau c'est un peu pareil.

De toute façon on doit rejoindre la Martinique au plus vite.
Le Captain' a prévu de réparer les réservoirs d'eau et de changer le thermostat du frigo.
Ha oui parce que je t'ai pas dis, mais en plus de ne pas avoir d'eau à bord, on n'a pas non plus de frigo.
Et ça fait déjà 1mois qu'on est partit... un peu galère pour garder les bières au frais surtout!

C'est pas que... mais oui je crois qu'avoir l'eau et un frigo à bord ça risque de nous changer la vie...

 

30 mai 2013

Les maths et moi ça fait 2...

J'suis nulle en maths.
Je ne sais pas poser une division, je misère à poser une soustraction. Quoique si je réfléchis bien je me souviens vaguement de "et je retiens z'1". Je retiens z'1 à quoi... j'en sais foutrement rien!
Bref, je suis nulle en maths et ça ne m'a jamais réellement posé de problème dans la vie. Grâce à l'appli "calculatrice" je m'en sors très bien.
Jusqu'à ce soir...
Il est 21h30.
Je sors du Sélect après avoir englouti un cheeseburger. Je culpabilise un peu de ma sur-consommation de gras... ayant englouti une pizza la veille au soir... 
Enfourchant Moby, je me promets d'aller palmer 1h demain matin.
Il est 21h30 donc, il fait nuit noire... 
Les étoiles brillent, l'île dort... Il fait bon... Je suis heureuse...
Haaaa ce que j'aime rouler la nuit sur mon fidèle destrier.
T'as vu ça ma Moby comment elle est trop belle notre vie? On est bien hein?
Kuf-kuf, me répond-elle.
Hein ma Moby on est bien ici? Hein?
Kuf-kuf-kuuuuuu________ lâche-t-elle dans un dernier souffle.
Mobyyyyyyy naaaaaan!
Bah si! Moby m'a planté. Elle m'a planté en plein Camaruche en plus la saloperie!
J'suis verte.
Mais en même temps c'est de ma faute. Elle n'y est pour rien la pauvre.
Jusqu'à ce soir, j'ai cru, naïvement, que ma formule magico-mathématique ({[kilomètresparcourus+consommation/litre] x camaruche/jr + [pluie+vent]} = 7€ ~ 4jours de folles cavalcades sur ma fidèle Moby) tenait la route.
Certes, je ne suis point Pythagore et encore moins Thalés mais si Moby avait eu une jauge, si et seulement si dis-je, ma chère Moby avait eu une jauge je ne me serai point lancé dans de savants calculs pour éviter la panne sèche.
Je n'ai plus qu'à la pousser tout en haut de Camaruche, et la laisser sur le bord de la route. Un petit bisou sur le rétro et je me décide à rentrer à la case à pied. Fait chier...
Je cherche désespérément l'appli "station essence" sur mon iPod... 
Ha bah ils l'ont encore pas inventé ces cons! Mais grâce à l'appli "lampe torche" j'évite les ravins et les nids de poule, l'appli "calculatrice" ne me sert à rien, tu imagines bien.
Il fait nuit noire... 
Les étoiles brillent, l'île dort... Il fait bon... Je suis heur...
J'suis fatiguée oui! Et j'en ai marre! Et ça me gave de me taper la moitié de l'île à pied et.... MERDEEEUH! FAIT CHIER DE PUTAIN DE BORDEL DE MERDEUUUUH, me dis-je pendant ma balade nocturne.
Une fois arrivée à la case, mon coloc' m'attendait avec des moelleux au chocolat!
Bon alors si on part du principe que:
(1cheeseburger/25mindemarche) + (1moelleuxauchocolat/1hdepalme) = leculdeshakira
Je peux éventuellement en conclure que je n'ai pas besoin d'aller palmer demain matin?
Si et seulement si je bouffe de la salade pendant une semaine...

 

23 janvier 2012

Surpriiiiiiiiiiiiiizzz

On est Dimanche soir, petite soirée entre amis de prévue.
Un Dimanche soir comme les autres.
La terrasse, le barbecue, le vin... on va se raconter notre week end et profiter des quelques heures qu'il nous reste avant la reprise.
Tout est comme d'habitude.
On est juste bien.
Et là, un cri de malade, de folles dingues, un cri aigu.
Si tellement aigu.

BOOOOONNE ANNNNNEEEEEEEEEEE!!!!!

Mes 2 siouper coupines from métropole sont là.
En train de sauter, de crier, de faire des OUIIIIIIIIIIIII!!!!

Le bug complet.
Je crois que là, à cet instant mon coeur s'est arrêté.
Pas longtemps hein. Mais ça a fait un truc bizarre.
Ma seule réaction est de fermer les yeux, de me recroqueviller, de mettre mes mains sur la bouche et puis après de faire l'éventail.
C'est nul comme réaction.

Je ré ouvre les yeux et vraiment elles sont là.
Du coup je refais l'éventail.

A mon tour je tente les mots, mais tout ce qui sort ce sont des petits cris aigus. Des "ha mèèèè c'èèèè pas vrèèèèè?".
Et bam ayè ça pleure.
J'm'en rends pas trop compte mais si en fait ça pleure.

Pas trop de larmes mais à l'intérieur c'est les chutes du Niagara.

Et puis enfin c'est le câlin.
Le câlin qui serre fort et qui pleure aussi.

Je vais retrouver au fil de la soirée une attitude normale, avec quand même des bug de temps en temps.
A les regarder là. Sur la terrasse. Avec nous.

C'était trop beau.

Je crois que c'était la vraie 1ère surprise réussie depuis toutes ces surprises toujours ratées parce qu'il y en a toujours un qui vend la mèche (hein Greg??? cette fameuse fête surprise pour mes 18ans???).

Ce soir là, j'ai compris ce que ressentait ma mère quand après des mois de voyage à l'autre bout du monde je me pointe au beau milieu de la cuisine.

Son coeur il s'arrête à chaque fois. Je le sais maintenant.
Elle aussi elle se recroqueville, ferme les yeux, se met les mains sur la bouche et fait l'éventail.
J'ai toujours trouvé ça nul comme réaction.
Mais quand le coeur s'arrête on ne contrôle vraiment rien.

 

Merci encore les plus belles.
Merci pour les soirées, pour les aprèm papotage bronzage, pour les déhanchés enflammés, pour les tours de l'ile à fond mais pas trop...
J'vais pas tout raconter, parce que sinon je vais y repenser trop et puis peut être que ça va re pleurer.

Vous revenez quand vous voulez!

 

26 juin 2011

La traversée en Taporo

Ayant laissé une partie de nos bagages à Papeete, j'ai du trouver un moyen économique de les ramener sur Bora Bora.
Une seule solution le cargo!
Qui dit cargo dit "c'est pas la class-tu vas galérer-mais c'est pas cher-et avec un peu de bol tu vas gerber".
Je quitte donc Bora en avion (le pass inter îles du début de notre séjour nous permettait de rentrer gratos) pour me faire une journée à la ville, Papeete étant... pffffiouf si citadine. Karim lui, reste à Bora. Et après réflexions je me demande pourquoi on n'a pas fait le contraire.
J'arrive à avoir quelques infos indispensables au sujet du lieu et de l'heure de l'embarquement. Mais je me rendrais vite compte que ça ne m'aura été d'aucun secours.
Le préposé aux réservations sur le Taporo me dit qu'il faut que je sois à 6h du mat' au port, et qu'il n'y a que 12 places pour les passagers. Le premier arrivé, premier servi!
Le gentil taxi man passe me chercher à 5h00 à la pension, j'arrive donc 15 minutes plus tard au dit rendez vous.
Il fait tout nuit, le port est flippant, y'a des chiens qui aboient de partout et de temps en temps une ombre qui se déplace. J'ai un peu la trouille quand même, mais "pas de soucis" me dit le taxi man "attends là ça va bouger plus tard!".
Sauf que plus tard ça ne bouge pas du tout et qu'à force je me demande si je suis vraiment au bon endroit.
Un police portuaire man arrive par là et me demande ce que j'attends : "bah le taporo Monsieur..." Bien sûr c'est pas là et je risque d'attendre un bon moment qu'il me répond. Comment passer pour la "touriste de service" phase 1.
Ce généreux Monsieur charge mes 30 kilos de bagages dans son coffre et me propose de m'amener au bon endroit. Why not, je me vois pas rouler la valise dans le port au milieu des meutes de chiens.
Et zou, j'arrive au bureau de reservation, j'ai plus qu'à attendre que ça ouvre, c'est à dire dans 2 heures.
En attendant, on vient me taper la discut' et ça donne ça:
_ T'attends quoi?
_ Mais pourquoi tu prends pas l'avion?
_ Et tu sais que ça va être long la traversée?
_ T'as pas le mal de mer??
_ Comment ça se fait que t'ai autant de bagages???
_ T'es sûre que tu veux pas y aller en avion??????

Et là je suis de moins en moins sûre pour le coup, j'ai déjà faim, j'ai déjà envie de dormir et j'en ai déjà marre d'attendre!!!

L'ouverture du bureau me ramène à la réalité, on n'a pas assez d'argent pour l'avion, et pourquoi payer 10 fois plus que ce que ça va me coûter en bateau hein???

Hop hop hop, j'ai mon petit ticket pour faire la queue... Ayè c'est mon tour!
Et un ticket pour le Taporo 1!!!
_ C'est pas ici pour les passagers, là c'est que le fret, faut que t'ailles de l'autre côté, que t'attendes que le Taporo arrive, que tu trouves Gustave, et si t'as de la chance t'auras une place!

Non je ne m'enerve pas, non je crie pas à qui veut l'entendre que j'ai 30 kilos de bagages et que "l'autre côté" pour moi c'est le bout du monde, et non je ne demande pas une description physique détaillée de ce cher Gustave!
Pas le temps de râler, un gentil jeune homme me propose de me déposer de "l'autre côté". Sooo chouette!!

Me voilà donc lâchée à la zone du fret. Là où on trouve un monde de playmobils en Fenwick et autres Manitou qui chargent, déchargent. De la bouf', des télés, des vélos, du ciment, du bois, du gaz, des ordinateurs... Tout ce chargement doit partir sur le Taporo pour ravitailler les différentes îles.
Ha mais c'est donc que je vais me taper toutes les îles en plus??? Je vais pas dirrèc sur Bora?? Cooool!

Imaginez vous la scène, y'a des mecs de partout, en marcel, transpirant, qui joue du Fenwick, dans un bordel monstre... et moi avec mes valises, mon petit magazine de pouf', ma bouteille d'eau, assise sur une petite chaise (d'où elle sortait c'te chaise?) au milieu...
Pour le coup, ils ont tout donné ce matin là, ils y allaient de bon coeur, ils chantaient, faisaient des blagounettes, me souriaient au passage.

Bref, au bout de quelques heures d'autres futurs passagers arrivent au moment où le Taporo arrive (Of course! En tant que polynésiens ils savent que ça sert à rien d'arriver à 5h du mat' vu que le bateau n'arrive qu'à 9h30...) et là je sens que ça va être la guerre pour décrocher une place. L'ambiance devient électrique, fini les yeux de biches et place à mon regard revolver!
Ok, jsuis ready, l'est où ce Gustave??!
Je zieute à mort, j'suis au taquet, à deux doigts d'hurler "Guuuuustavvve!!!?"
Mon sens de l'observation m'amène à une pseudo cabane sortie de nul part, où beaucoup de gens s'agglutinent.
Et Paf je me colle à la petite fenêtre! Et gare à celui qui me pousse!!

Je devine ledit Gustave, pas un rigolo le bonhomme et pas réglo non plus pour le coup. Parce que sa foutue "petite fenêtre" il l'a jamais ouverte et il s'est mis à vendre les tickets à l'arrache, à l'arrière de la cabane!
Ma ténacité légendaire me lâche d'un coup d'un seul. Dépitée je commence à me dire que tant pis on bouffera des nouilles pendant 3 mois s'il le faut mais je rentre en avion! Allez tous vous faire foutre bande de grugeurs de place!!! J'en veux même plus d'vot' ticket!

Jusqu'au moment où un tout petit monsieur me demande mes sous, mon nom, mon âge... (Tu veux mon tour de poitrine aussi?? Oui énervée je suis vraiment peau de vache!) il se faufile (bah oui il fait 1m50!!) et Ô victoire il revient avec le ticket d'Or!! Je lui décroche mon plus beau sourire, qui retombe cash quand j'apprends qu'on ne part qu'à 16h.

Et c'est reparti pour de longues heures d'attente sur ma petite chaise, que j'ai même pas à manger et que y'a même pas une roulotte qui vend des snacks.

Je vous épargne l'attente, place à l'embarquement!
On doit monter en petit groupe (que normalement Gustave devait vendre 12 tickets et qu'il en a vendu près de 30!) et faire en sorte de ne pas se faire repérer par la police portuaire. La compagnie n'ayant le droit d'embarquer que 12 personnes. Sauf que moi, c'est impossible qu'on ne me repère pas avec mes 30kilos de bagages. Un matelot a carrément dû me mettre sur le monte charge tellement il m'était impossible d'emprunter le petit ponton.
Et là je découvre ce qui va être notre "cabine" pour ces 15 prochaines heures: un container!
Une mamie m'invite à installer mes affaires à côté d'elle, à me faire mon petit lit.
Ils ont tous des tapis de sol, des couvertures, moi j'ai un rideau rose fluo en guise de matelas et un paréo pour la couverture. Les voilà qui sortent les gamelles, les casse croûte, le café... moi j'ai un paquet de chips et un Savane!
On loge à 8 allongés dans le container, les autres devront faire la traversée sur le pont.
Je bénirai la petite mamie de m'avoir gardé une place à l'abris du vent et de la pluie aux heures les plus froides de la nuit.

Pouuuuuêt Pooooouët!!! (= chouette on part enfin)

On se fera une escale à 2h du mat' à Huahiné, une autre à 4h sur Raiatéa, et la dernière à 6h pour Tahaa.
Je peux voir au passage des familles qui se retrouvent, d'autres qui ont juste le temps de l'escale pour se voir.
Ma petite mamie me quitte à Tahaa après m'avoir laissé une demi baguette de pain et de l'eau pour la suite de mon voyage.

L'arrivée à Bora Bora est superbe, je me la joue "J'suis trop une aventurière des mers, après des mois de traversée je vois enfin la terre!!!" du moins j'imagine ce qu'on dû ressentir les vaillants navigateurs de l'époque.

Mon cher et tendre m'attend au port avec un délicieux sandwich, l'est trop fier de sa Florence Arthaud. Et moi jsuis trop choudoudou de le revoir.

Résultat: 
Le Taporo c'est pas cher et au cas où, Gustave porte un tee shirt bleu, un short vert et une casquette blanche.
Il peut y avoir une mamie pour te sauver de la tempête et de la famine. 
Alors qu'un petit Monsieur se faufilera toujours là où toi tu ne peux même pas mettre un pied. 
Une petite chaise peut sortir de nul part tandis qu'un panneau d'information beaucoup moins. 
Et être une femme dans un port ça réveille le capt'ain mais ça te fera pas arriver plus vite!

Note pour plus tard: au retour c'est Karim qui s'y colle!

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