Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
J'aurais voulu être une raconteuz'
Publicité
1 novembre 2010

La nuit des cafards

La vie en communauté n'est pas chose aisée. Pourtant après 24 jours à 4 dans environ 30m² nous sommes partis de chez nos hôtes avec un petit pincement au coeur il faut l'avouer. Je tenais d'ailleurs à les remercier pour leur accueil et leur patience; pour leur soutien aussi, et pour les bons petits plats... et pour les potions magiques aussi...et... Oui bon, un grand merci à Delph' et Steph'!!

Mais grâce à quelques petits occupants nous ne nous sommes pas réellement retrouvés seuls dans notre "home sweet home"; des locataires nous y attendaient de pattes fermes. Peu bruyants, mais très envahissants ces messieurs dames (plus de dames à priori vu leur nombre croissant) ont bien failli me rendre folle. J'en voyais partout, j'en rêvais la nuit. J'en ai choppé dans les valises, sur les murs, dans la vaisselle, sous le canapé, sur le frigo... une horreur!!! Et selon mes recherches nos chers cafards n'étaient pas disposés à nous laisser les lieux.

Le cafard ou blatte: La femelle pond jusqu'à 8 poches contenant chacune jusqu'à 40 œufs.Les blattes aiment l'obscurité. Elles se cachent lorsque le jour ou la lumière apparaît. Dans les appartements, elles recherchent les recoins obscurs, chauds et humides. Elles sortent le soir pour se nourrir. Donc, lorsque des individus apparaissent en présence du jour, cela signifie que leur nombre est grand et que l'infestation est avancée !   Elles sont apparues sur Terre il y a environ 400 millions d'années.                                                                              (Sources Wikipedia)

La bataille est donc difficile à gagner, mais aux grands maux les grands remèdes. L'Homme a la situation bien en main et va tout faire pour que sa princess' (moi) soit au mieux dans sa tête et dans sa maison. En même temps il vaut mieux pour lui, mon équilibre est si fragile que ça peut vite déborder chez moi, et là je ne réponds plus de rien, je deviens hystéro!! AAArgh, j'suis une félée moi!!! J'ai envie de tout péter!!! Bombaka!!!

Oui enfin, je ne suis qu'une femme!! On est bien toutes pareilles va'!

Le Général Tounsi s'est donc chargé de la mission "Extermination" Après avoir pris note de mes recommandations il a pu se munir de bombes insecticides à dégoupiller (à la guerre comme à la guerre!!!)

Ne connaissant pas cette nouvelle arme, ne se servant que du torchon et du sopalin en règle générale, il s'est quelque peu trouvé dans l'embarras. La bombe ne se dégoupillait pas, seul un jet du produit lui aspergeait les mains, au lieu du pschiiiiiiiit gazeux annonciateur du bon fonctionnement. Après maints et maints efforts, il a réussi, a respiré du gaz  au passage (pas de panique il va bien aujourd'hui) et a pu passer à l'ultime phase, la plus dure pour le général Tounsi, laisser agir pendant 3heures, devant attendre au bar un ti punch à la main.

Trois heures plus tard et seulement 2 ti'punch, nous sommes retournés sur le champ de bataille! Aucun survivant Mon Commandant!!! Une cinquantaine de corps à terre, aucuns démembrés bien evidemment, aucune trace de sang, une bataille propre comme on les aime, nous les femmes. Il ne nous restait plus qu'à nettoyer à l'aide du super balai. Je pouvais enfin dormir sans crainte.

Le lendemain, nos coriaces assayants, le 2eme bataillon en quelques sortes est sorti de je ne sais où pour investir à nouveau les lieux!!! Nous avons du passer au plan B: faire appel au Grand Chef le Décafartiseur, partout où il passe les cafards trépassent! Il a mis un produit magique, une drogue à cafard, ceux ci se jetent sur les petites boulettes et en un quart d'heure meurent. Les vivants se nourrissant de leurs cadavres (quelle bande de crados) s'empoisonnent automatiquement. C'est la chaine sans fin. Chaque matin on en retrouve les 4 pattes en l'air. On va la gagner cette guerre bordel!

Je me demande vraiment comment les anciens locataires faisaient pour vivre là dedans, eux aussi devaient être de vrais crados. Après avoir désinfecté tout l'appart il reste encore une vieille odeur de pouilleux, on a sortit l'attirail bougies parfumées et encens afin d'en venir à bout. Hormis ces petits désagréments nous sommes ravis de notre nouveau chez nous. Qu'il est bon de déjeuner face à la mer et d'avoir le sunset tous les soirs, nous sommes aux premières loges en plus.

Alors oui, on peut finir par dire qu'on l'a bordé de nouilles le cul...

Lire la suite...

Publicité
18 juin 2011

Welcome in the cruel world...

AAAAAArrrgh!!!!!!!!
Par où commencer...
Nous en sommes à une semaine (juste une bordel) et déjà c'est trop!
Le travail en lui même est comme dans tous les hotels de luxe je suppose. 
Tu as un charmant uniforme, pas du tout taillé à ta morphologie... chacun sa couleur pour bien délimiter sa hiérarchie, (comme les Powers Rangers) pas de bol je suis en orange. La couleur qui ne va à personne!
Aucun de tes petits cheveux frisottis ne doit sortir de ton chignon, d'où la fixation à la barette et au gel. Tes superbes cheveux ne sont donc plus qu'un amas de noeuds gominés.
T'es maquillée, épilée, rasée, manucurée, et sans excès de sebum facial.
Ton petit piercing et tes bagues de pieds, tes boucles d'oreilles et autre colliers restent au vestiaire.
Pour faire bref, t'as le sentiment de regarder en vieille fille quand tu te vois dans le miroir.

Ton petit badge nominatif sert à chacun de tes collègues (on est plus de 200!) à t'apeller par ton prénom, sauf qu'eux te connaissent déjà tous, vu qu'on leur a parlé de toi pendant 1 semaine avant ton arrivée, et qu'ils se doivent de d'intégrer au plus vite dans cette belle famille. Toi tu galères à tous les mémoriser, alors tu zieutes le badge avant de t'adresser à quelqu'un.

Après au niveau du service, tu fais plus de la  manutention qu'autre chose, on aime trimballer les tables de sites en sites, (me demandez pas pourquoi!) et c'est pas comme si t'avais 500m à faire avec la table. 
Quel plaisir de changer 150 verres de ce resto pour les remplacer par ceux de l'autre resto parce que c'est plus joli avec la couleur du lagon ce soir. 
Tiens on va rajouter des couverts,  ah et puis non on va les enlever. On plie la serviette comme ça, et puis non tiens comme ça c'est mieux.
N'oublies pas ton compas pour placer la petite cuillère sur la table, parce que Madame est allergique au gluten (cherchez pas le rapport), toi tu penses que ça ne changera pas grand chose exposée plein nord ou plein sud, mais il faut croire que c'est une décision des plus importantes...
Il te faut apeller les clients par leur nom, sauf qu'eux on ne leur a pas donné de badges bordel!
Ton responsable te dis que c'est telle chambre, donc tu cherches dans la base de données les détails, sauf que ton responsable t'as donné 15 informations en même temps et que du coup ce couple de Japonais tu vas les apeller "O'brien" et les Ricains bah ça sera "Kawazako" ce soir. Raté!
Tu dois parler pendant des heures de la consistance et de l'épice de la sauce "curry des indes de la route du taj mahal que le lion il s'est piqué la langue avec". Ohé les gars c'est un curry!!! Pas de quoi se branler dessus nan!

Du coup bah t'as l'impression d'être une grosse mongole. Tu ne sais même plus comment porter un plateau, ni même où poser le verre à vin tellement tout ce que tu connaissais n'a pas l'air adapté à la situation. Tu passes ton temps à t'excuser de demander, t'excuser de ne pas savoir et t'excuser d'être dans les pattes de tout le monde qui a toujours une tâche bien précise à faire, vu que toi on t'as un peu laché dans l'arène sans avoir eu le temps de répéter.

Bref, ça c'était à prévoir, je suis là pour apprendre.

Mais on a un autre soucis et pas des moindres...
On habite à 7kms de la navette bateau, et on a quoi, 10 minutes de bateau pour arriver au travail. Ce qui devrait, je dis bien devrait, nous prendre 40 minutes de transport par jour.
Sauf que nous avons un seul bateau de 12 places pour arriver au site  et qu'il y a des navettes toutes les 20 minutes.
Dois-je vous rapeller que nous sommes plus de 200 staff??
Une fois arrivé sur le site, on a encore 20 minutes de marche du vestiaire jusqu'au resto. Que je me suis déjà perdue en débauchant. J'ai cru que j'allais dormir sur le motu ce soir là.
Ce qui nous prend donc une moyenne de 3h par jour!!
Pire qu'à Paname avec le métro!!
Et c'est juste insupportable de partir de chez soi à 13h30 et de rentrer vers 1h du mat' tous les jours.
On n'est pas venu là pour ça.

Nan, je crois qu'on était venu pour profiter aussi, pour découvrir, pour nager, plonger... et certainement pas pour se faire enroler dans une secte.

Alors bah euh... on va dire qu'on va voir. Mais je pense que c'est déjà tout vu.

Vous feriez quoi vous?
Parce que oui on pourrait prendre sur nous pour l'expérience, mais ça se saurait si on était des carriéristes.

Va falloir se décider! Et vite...


 

 

12 février 2013

South Africa Trip #part1#

Vous l'attendiez, vous en avez rêvé...
Voici le Blabla tant attendu: Mon aventure en Afrique du Sud!

Qu'est ce que ça donne de beau alors 11 jours à l'aventure?

Ça donne déjà 2 jours pour y aller.
Et au lieu de faire comme prévu et quitter le caillou en bateau et bien j'ai eu droit à un départ en fanfare avec mon Roger privé qui m'a carrément laissé les commandes de son p'tit coucou. (c'est pas un peu bizarre ce que je dis là??) 
Ha elle voulait de l'aventure la gamine???
Si je mets de côté ma peur panique en avion ainsi que mon vertige, accompagné de mon imagination débordante (on a dû se crasher en mer 1000 fois pendant les 17 minutes de vol) je peux en conclure que tout s'est bien passé. Roger a quand même halluciné de l'état dans lequel ça m'avait mis, et m'a dit que j'étais sa co-pilote la plus émotive...
J'avoue avoir été à 2 doigts de lui rouler une galoche au premier trou d'air. Hors de question de trépasser sans être enlacée!
Par chance pour lui... et un peu moins pour moi (non parce que faut dire ce qui est, l'est hyper canon le Roger mais bref...) je suis arrivée sur le plancher des vaches la mâchoire crispée, les mains trempées et les jambes tétanisées... mais avec un sourire de gosse et des étoiles plein les yeux.
L'aventure démarrait fort en sensation.

Je t'épargne le trajet St Martin-New York, rien de palpitant.
Sauf que j'ai encore crû mourir 1000fois.
D'ailleurs le jour où je monterai dans avion sans penser au fait que je puisse mourir et bah c'est que je serai déjà morte!
L'arrivée à New York par contre... aïe aïe aïe sa grand mère! Choc thermique de près de 40°c dans ma face, autant te dire que ma tenue n'était pas adéquate. Je me suis calfeutrée dans une chambre d'hôtel bon marché, un peu glauque mais avec le chauffage.
Un 'ti dodo et 15h de vol (tu me crois si je te dis que j'ai parlé à Dieu durant ces 15heures??) plus tard j'arrive à Johannesburg.

Enfin arrivée???!
Ha bah non je redécolle pour Durban!
On est 39h que je voyage... je ne sais plus quel jour on est, quelle heure il est mais le climat me convient beaucoup plus.
Durban Durban tout le monde descend!
Arrivée??!
Non toujours pas...
Petit changement de programme de veille de départ, je dois aller à Richards bay.
Non mais dis ho! J'vais aller jusqu'où comme ça??!

Ha mais je vous ai pas tout dis... non parce que oui là, elle nous dit qu'elle part en Afrique du Sud... non mais elle part faire quoi d'abord?!

Bon bah en fait elle est partie faire du bateau! C'est vrai c'est pas comme si du bateau je pouvais en faire ici tous les dimanches... hum hum...
Et la veille du départ bah le bateau il était pas arrivé où moi on m'avait dit d'aller...
Petite ville portuaire à 150 kms de Durban, sur la côte est.
Pour m'y rendre j'opte pour le taxi.
Je t'avais dis que j'étais taxiphobe non? Non.
Bon bah si voilà c'est dit! J'ai peur des taxis! Je prends jamais le taxi! JAMAIS!
Je sais c'est nul, mais j'ai toujours peur de me faire enlever et découper dans un bois... alors imagine mon état à l'annonce des 150kms de taxi en Afrique du Sud!
Le pays où c'est hyper dangereux, où le taux de criminalité est l'un des plus élevés au monde...
J'ai mon St Christophe dans la poche de mon jean's (même sous cette chaleur je ne montrerai pas une cheville), j'ai gardé mon pull, et de toute façon vu ma gueule après ce long trajet, j'suis moche alors pas trop de craintes à avoir...
Auto-persuasion quand tu me tiens... comme si le taxi-man, pensant à me découper et à me jeter dans un bois s'arrêterait dans ses idées macabres sous prétexte que je sois moche et que je pue... non mais tu t'écoutes ma pauv' fille??!)

Par chance, la gentille dame de l'office du tourisme me met en relation avec son taxi-man préféré du monde entier et me certifie que s'il m'arrive quoi que ce soit elle en sera la seule responsable. Je n'ose lui dire que découpée dans un bois... ça me fera une belle jambe de savoir qu'elle soit responsable d'annoncer ça à ma mère! Ma pauvre mère... qui ne sait même pas où diable je suis partie courir... Je lui ai bien dis Durban, mais en ce qui concerne le changement de plan j'ai préféré le garder pour moi.
Voici donc venu le Taxi-Man. Et son minibus. Et un copain. Et puis un autre copain.
Ayè c'est bon, c'est mort, ils vont me violer et me découper et balancer mes restes aux crocodiles!!!*

*Je me déteste quand je suis comme ça, mais j'y peux rien... j'ai une imagination débordante...*

Salmen? Selman? Selmen? (J'suis sûre que lui non plus serait pas fichu d'écrire Soïzik) donc mon gentil taxi-man du doux nom de Salman, me fait un cours détaillée sur la Culture Zulu pour les Nuls. Le problème majeur étant que je n'avais pas sur moi la méthode "L'accent Sud Africain pour les Nuls" du coup j'ai pas très bien suivi.
En gros, y'avait le clan de la côte et le clan des terres qui se battaient, au milieu une rivière avec des crocodiles et le Roi des Zulus c'était le plus fort.*

*Et si tu veux plus d'infos va faire un tour sur wikipedia, c'est d'ailleurs ce que je vais faire de ce clic*

Par contre je peux te raconter les paysages, pas besoin de langage pour les yeux...
L'autoroute se trouve entre l'Ocean Indien à ma droite et la vallée luxuriante à ma gauche. Au loin je vois des champs de canne à sucre qui surplombe la vallée. Au milieu des vallées, je vois des petites cahutes en terre, ocre, villages abandonnés? Je ne sais pas. Nous passons au dessus d'une rivière où d'après Salman les crocodiles aiment à y bouffer les petites filles...
Arrête tes conneries Salman tu me fous la trouille là!!!
Le ciel est haut, assez couvert, l'air est sec.
Comme sortis de nul part, des gens marchent le long de l'autoroute, avec des sacs, des fruits, des cartons...
Dès que l'Ocean sort de mon champ de vision Salman me rassure et me montre la côte au loin.
Il me dit que oui ici c'est dangereux, qu'il ne faut pas prendre n'importe quel taxi, qu'il y a des meurtres.
Lui, il met un point d'honneur à montrer la richesse de son pays par son accueil et son sourire aux dents impeccables. Il veut que je me sente en sécurité, dit que ma mère n'a pas à s'inquiéter, qu'il va me déposer à bon port.

Le port justement nous y voilà...
Je n'ai jamais été aussi prêt du but que maintenant.
Sauf que Salman ne connaît pas Richards Bay et qu'on se retrouve à moitié embourbé dans des chemins qui longent le port de commerce...
Euh j'veux pas dire Salman mais ça m'a pas l'air d'être par là la Marina...
"Tiens dis c'est comme si on t'enlevait dans les bois... mais on le fera pas hein..." me dit-il avec son grand sourire. Ses 2 copains se marrent. Moi pas du tout!
Vas y mais t'es trop con de me dire ça toi!!! Tu m'avais dis que maman elle avait pas à s'inquiéter!! Pourquoi tu me sors des blagues pareilles??!
Ok là je panique!
Non parce que c'est vrai... j'suis seule dans un mini-bus avec 3 mecs, sans aucune autre arme de défense que ma pince à épiler et mon f*ucking téléphone portable acheté EXPRES avant de partir, ne capte PAS en Afrique du Sud! (Or@nge C@r@ibes je te déteste!)
Je dégaine ma seule carte de m'en sortir, le verbal!
"Dis Salman tu me prêtes ton téléphone? Je vais demander au Captain du bateau où c'est-y qu'elle est sa Marina, ça te fera économiser de l'essence si on trouve plus vite..."*

*j'ai pas peur j'ai pas peur j'ai pas peur...*

Il me tend ma chance de survie!!!
"Allo Captain!!! haaaa vas y c'est où ta Marina??? J'suis perdue dans le bush, dans un minibus avec 3 mecs et... haaaa!!! Ha bah non c'est bon je vois la Marina, c'est bon j'suis là. J'arrive. C'est tout bon. A de suite..."

Tapage de bises à mes 3 gais lurons, payage et tipsage en bonne et due forme, maquillage en 2/2 et déodorisage de mes aisselles, enlevage de pull et retroussage de jean's!

J'suis enfin arrivée...

(La suite au prochain épisode...)

 

26 janvier 2013

La descente de fin Janvier...

Tu veux que je te raconte un truc de ouf malade sa mère??!
Je sens que tu en as besoin.

Non parce que je sais ce que c'est, enfin je sais comment tu te sens...
C'est la descente de fin Janvier là... la période un peu nulle où tu ne sais plus trop quoi faire de tes journées, non?
La fin du rush.
La fin de l'adrenaline qui te prenait dès le matin.
La fin du "The place to be".
T'as passé 1 mois à courir de partout, à faire des extras la nuit en plus de ton travail la journée parce que c'était "maintenant où jamais" comme on dit tous ici.
Maintenant qu'il fallait se faire le plus d'argent possible.

C'était "maintenant" où tu t'es retrouvé dans des soirées de dingues à servir du people bling bling, "maintenant" où tu as attendu dans une belle voiture, seul, pendant des heures, un Monsieur très riche qui s'amusait à cette même soirée bling bling.
"Maintenant" que tu as passé tes nuits à garder des mioches dans des chambres d'hôtel à te goinfrer au room service en cherchant partout le code wifi histoire de facebooker pendant que les bébés dormaient.

"Maintenant" que tu as oublié de prendre le temps de respirer, d'aller à la plage, de boire un ti verre avec les copains, de lire, de te laver les cheveux, de profiter d'un coucher de soleil à Shell Beach.
Tu as oublié de téléphoner à ta mère, de skyper tes potes de l'autre côté.
Oublié de vivre un peu, non?

Aujourd'hui tu es blindé certes, mais épuisé.
Tu ramasses le moindre microbe qui passe, tu as les yeux au niveau des pommettes, tu as du mal à sourire, à dormir.
Tu voudrais retrouver ta vie d'avant mais tu n'y arrives pas.
Parce qu'aujourd'hui tu as trop de temps justement, mais plus assez d'energie.

Parce que c'était bon de pas avoir le temps quand tu y penses.
Quand on n'a pas le temps, on n'a même pas le temps de réfléchir.
Et réfléchir ça tu détestes.
Parce que si tu commences à réfléchir tu te demandes ce que tu fais là... tu fais des noeuds dans ta tête. T'es super fort en noeud dans la tête quand ton cerveau est épuisé.
C'est vrai à la fin...
Et si t'avais pas pris les bonnes décisions, si ta place elle était ailleurs finalement.
Parce que d'accord il fait beau, il fait chaud et après?
Chaque jour se suit et se ressemble.
Tu fais le même trajet tous les jours, tu vois les mêmes têtes tous les jours, tu fais les mêmes gestes tous les jours... et tous les soirs tu te couches dans le même lit.
C'est ça la vie?

La vie que tu voulais c'était celle là?
Tu es venu là pour quoi en fait?

Pour changer de vie non? Pour briser le quotidien.

Et 3 mois après t'as pas l'impression d'être retombé les deux tongs dedans justement?

Et moi, si y'a bien un truc qui m'horripile c'est ce p*tain de b*rdel d'enf*iré de quotidien!
J'aime pas. J'y arrive pas.
Enfin j'y arrive hein quand même, mais pas très trop longtemps.
Je l'aime pourtant ce caillou.
J'y suis bien, je m'y sens à ma place. J'ai des amis en or, un bon travail...
Alors c'est quoi mon problème???!
Pourquoi j'arrive pas à rester en place?

J'ai arrêté de chercher des réponses et j'ai décidé d'écouter ce que mes tripes me disaient.

Et là mes tripes elles me disent d'écouter mon coeur.
Et mon coeur il me dit d'écouter ma tête...
Raaah tu l'auras compris c'est le bordel dans mon corps en ce moment.

Mais j'ai trouvé le remède à la "descente de fin Janvier".

Un truc un peu fou je te l'accorde.
Pour être honnête, un truc complètement baisé!!!!

T'es prêt?!

Je viens de me prendre un billet d'avion pour Durban!
Tu sais pas où c'est Durban? Moi non plus!
Enfin je l'ai appris hier... C'est en Afrique du Sud!
C'est bien l'Afrique du Sud, je connais pas.
Et en plus c'est frontalier avec le Swaziland et c'était un de mes rêves d'y aller, tu te souviens?

Me demande pas ce que je vais foutre là bas, j'en sais rien!
Je sais juste que je vais découvrir de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs...
Je vais prendre le temps.
Le temps de me retrouver, le temps d'aimer.

Je décolle jeudi.
Oui oui, jeudi là, celui qui arrive.
Et je rentre la veille de Carnaval.

Euh... j't'ai dis que j'avais une trouille de ouf malade?
Non?

Je tiens juste à te préciser que pour pouvoir faire ce genre de folie "descente de fin janvier" il te faut un passeport valide, des économies et surtout des boss en Or!
Et comme par hasard... j'ai tout ça les gars!!!

Sorry j'dois y aller!
J'ai les valoches à faire, les bisous à distribuer, mon Dinou Chat Fils à câliner...
Dans 6 dodos je décoooooooooolle!!!!!!

A bientôt...
HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!!!!

 

 

17 septembre 2011

Une Tahitienne dans la ville

Il y a ceux qui sont hyper organisés et qui ne se feront jamais avoir pas les imprévus et il y a les autres.

Moi je fais partie des autres.

Le long périple qui m'attendait pour rentrer de mon île commençait mal.

Mes valises étaient bouclées, le casse-croûte fait, je m'étais remise de la dernière soirée,  j'avais même mes papiers.
Les consignes à l'Homme était donné : Bien manger, bien dormir. Ne pas trop faire la fête. Bien faire attention à fermer le bungalow et surtout ne pas aller trop loin quand il part chercher ses coquillages.
Sauf qu'à mon arrivée au quai le (dernier) bateau qui dessert l'aéroport était déjà partit... pas bien loin mais partit. 

A force de grands signes et de sourires une traitresse amie  a réussi à persuader le captain de revenir me chercher.
Faux départ raté!
On me porte mes valises, on m'offre un collier de coquillages, on me fait des bisous... et me voilà dans le bateau à voir Bora Bora s'éloigner.
Les quelques mois passés ici défilent en un temps record.
Tout va me manquer: le lagon, le calme, le sourire des gens... mon amoureux surtout.
Je m'accroche à lui telle une moule à son rocher, impossible de contrôler mes larmes. Je n'écoute pas un traître mot de ce qu'il me raconte... on reviendra blablabla...
M'en fous de Bora à ce moment là, c'est lui que je ne veux pas quitter.
En plus il pleure même pas lui.
- Doudou pourquoi tu pleures pas? 
- Je pleurerai tout seul. Pas devant toi.
- Mouais... T'es un dur toi. Un vrai!

Je vous épargne le moment fatidique de la séparation... 12h de décalage horaire, 28h de voyage et 20000kms vont nous séparer pendant 22 dodos!
Je sais 22 dodos c'est rien, mais on n'a jamais été séparé aussi longtemps.
D'ailleurs pourquoi je me jusitifie?
C'est si horrible de le quitter, je l'aime si tant de la vie de la galaxie alors pourquoi refouler les larmes hein??

Lui dire au revoir c'était comme si on m'arrachait un bout de moi.
Doudouuuu reviens j'suis pas finie sans toi!
(ouais même avec lui elle est pas finie la gamine!)

Après avoir parlé à Roger dans mon bracelet-radio-magique (notre fidèle pilote) pour savoir s'il est en forme et s'il est sûr que la météo est bonne je m'envole pour Tahiti.

Arrivée à Tahiti je fonce à la librairie pour m'acheter un magazine qui me permettra d'éviter de penser (sauf à la prochaine virée shopping qui m'attends) et je suis à 2 doigts de faire un scandale à la buraliste en voyant la collection hiver dans mon Cosmo!
Comment ça elle me vend un mag' de l'année dernière??? Voleuse! Remboursée!!
Sauf qu'il s'agit du mag' Ocobre 11... à Bora je venais juste d'avoir celui du mois de Juillet...
Comment j'ai dû en louper des choses depuis 1 an. 

Je vais passer mes 5heures d'attente à manger, fumer, téléphoner à mon Doux et surtout à regarder tout ces groupes qui viennent accompagner leurs proches.
Pas mal de jeunes partent faire leurs études en France et toute leur famille est là.
Chaque personne qui lui dit au revoir lui passe un collier autour du cou.
Sauf que chacun peut lui dire jusqu'à 10fois au revoir...
(Fais des colliers mon coeur!! L'Homme est devenu expert en conchyliologie et ne sait pas comment tout ramener.)
D'ailleurs ces jeunes quittent leur famille pour plus de 365 dodos et personne ne pleure.

Comment ils font bordel???

Dernière clope, dernier pipi. C'est partit.

Me voilà à nouveau en train de parler à Roger (sans passer pour une malade mentale ou une pro Al Qaïda c'est pas simple) pour le prochain vol jusqu'à Los Angeles.
Impossible de prendre un avion sans parler à Roger.
Les échelles, les chats noirs, les parapluies dans la maison ça passe, mais jamais au grand jamais décoller sans la prise de contact avec Roger!

Et c'est là où je sens que petit Bouddha (ne jamais parler d'Allah dans un avion en partance pour les Etats Unis. Encore moins un 12 septembre où la tention est palpable) veut me tenter puisqu'il m'accorde comme voisin d'avion un jeune homme qui a les yeux couleur lagon...
M'en fous j'préfère les yeux marrons cochon de mon Doux... mais quand même Merci Bouddha! 
Je ne peux m'empêcher de penser que c'est un signe et qu'on m'accorde un beau jeune homme parce qu'on va s'écraser.
Mais t'as beau avoir une belle gueule, quand tu t'écrases j'suis sûre que t'es moche!
Et en plus avoir un beau jeune homme en voisin ça sert à rien, je peux même pas m'étaler sur lui et encore moins laisser parler mes intestins qui s'activent sous la pressurisation de l'air.

Avec Doudou j'aurai pu lui fouttre mes pieds sur la tête et péter à ma guise au moins.

Neuf heures, 2 plateaux repas et 2 films plus tard me voilà à Los Angeles.
Sauf qu'il fait jour alors que dans ma tête il fait nuit mais qu'on est quand même le même jour que celui où je suis partie.
Je commençais déjà à m'embrouiller... c'était que le début.

Je passe toutes les douanes haut la main (pour une fois, ça se voit que l'arabe n'est pas avec moi) et je rencontre encore des gens qui m'aide à passer le temps.
Oui encore des gens masculins...

(AVIS A TOUTES LES CELIBATAIRES: allez vous promenez à Charles de Gaulle! Il y a moults beaux gosses dans les aéroports.)

Blabli blabla faisant me revoilà dans un autre avion. Pour Londres cette fois. 
Allo Rogeeeer??? Did you sleep well Roger? (Oui Roger et moi même sommes bilingues)

Roger est en forme. Moi un peu moins.
Comment se fait-il qu'on ait les cheveux qui graissent autant lors d'un vol?
Et le gros bouton là, je l'avais pas en partant?

Je suis sûre que Bouddha est là dessous pour éviter la tentation.
Parce que j'ai à nouveau un charmant jeune homme à côté de moi. Je suis bénie.
(C'est pas encore pour maintenant les gros prouts qui me tordent le bide... et j'ose pas lui dire de me laisser passer pour aller me lacher aux toilettes puisqu'après les cheveux gras et le bouton tout blanc, j'ai une haleine de poney!)

Dix heures trente, 2 plateaux repas et 4 films plus tard j'arrive à Londres.

Il fait froid, il fait bitume, il fait bruit. Il fait beaucoup trop de bruit.
Je me cogne dans les gens (parce qu'en plus de rouler à gauche, il marchent aussi à gauche??).
Grâce à mon sens de l'orientation inné et à mon bilinguisme j'arrive à trouver mon chemin pour le centre de Londres où une amie doit me récupérer, moi et ma sale tronche.
J'ai de la chance il ne pleut pas. 

Et c'est là où je pensais que ça se terminait. Que j'étais si prêt du but. Dans une douche, un dodo et un autre avion je serai à Tours. Chez moi. Dans la maison de mon Doudou.

Dans tes rêves petite! Rapelle toi que tu ne fais pas partie des gens organisés. Tu es les autres toi!
Comment dire?

Je suis tout simplement arrivée avec un jour de retard de ce que je pensais. Mercredi au lieu de Mardi en fait.

C'est à dire qu'après avoir foutu la trouille à tout le monde, après avoir déclenché à mon insu une alerte à la gare de Londres (la copine m'attendait depuis la veille) bah je me suis mis ma correspondance pour Tours bien profond. Si profond que je ne repars que Dimanche.

Putaiiiiiin Roger! Tu pouvais pas m'le dire ça??? 

Nan parce que c'est pas que j'ai un truc contre les bifsteacks mais bon je me l'étais pas envisagé comme ça mon retour.

Parce que la copine from London elle pouvait pas m'héberger jusqu'à dimanche.
Et va trouver des amis à Londres toi... bah moi j'en ai pas.

Mais la grande famille F***S***** a été là pour moi.
A des milliers de kilomètres il y aura toujours un parrain pour t'accueillir à bras ouverts.
Après quelques mois seulement tu fais partie du clan. A vie. 

C'est beau. 

Merci la vie. Merci F***S*****.

J'aurai pu en profiter pour aller m'éclater à Londres, sauf que dès que je sors un orteil de la grosse couette en plume d'oie mes lèvres deviennent violettes. Que je dors la journée et que je me réveille la nuit. Que j'ai peur des gens et du bruit. L'agoraphobie me pendait au nez je l'savais bordel!

Si j'arrive à enfiler toutes les fringues que j'ai dans ma valise, si je m'enroule dans mes paréos, si je mets des boules quiès et si je regarde mes pieds j'irai peut être faire un tour à Picadilly...  sauf si on m'enferme d'ici là!

 

 

 

 

Publicité
19 juillet 2011

De l'autre côté du miroir

La semaine est passée tellement vite que j'ai même pas eu le temps de vous raconter notre 2ème sortie de la semaine dernière.
C'est que j'ai une vie si active moi.

Sur ce coup là on se l'ai joué farniente et détente au Méridien.
Le Méridien est un hôtel (putain même nos off on les passe dans un hôtel!) où on peut y passer la journée à profiter du lagon, de la plage, et surtout de leur réserve de tortues!
Et ça c'était trop super chouette cacahuète.
Nous avons pris la petite navette qui nous a amené sur le motu et c'est partit pour une journée en mode client.

On s'empare des masques, tubas et palmes et go go go dans le lagon à chercher les Dames tortues.
Y'en a partout et elles sont super gentilles (oui oui gentilles!) enfin elles s'en tapent un peu que tu nages à côté d'elle, faut juste pas les toucher et pas leur donner à manger puisqu'elles sont ici en phase de récupération avant d'être relaché en pleine mer.
Il y a toute une équipe qui s'occupe d'elles, qui récupère ces pauvres bébètes soit malades ou bien amochées, ils les dorlotent et les remettent sur nageoires.

La tortue est traquée en Polynésie, soit pour être mangée (par les hommes ou par les prédateurs marins), soit pour faire des bijoux.

Bon après on n'a pas fait que nager avec elles, on a aussi appris qu'elles partaient plusieurs années (près de 20 ans) et qu'elles revenaient ensuite où elles étaient nées pour pondre à leur tour.
Mais elles reviennent pile au même endroit parce qu'elles ont une sorte de radar à ondes et à vibrations. Oui, la tortue est munie d'un GPS naturel mssieurs dames!
Et aussi maintenant on sait que sur 1000 oeufs, il n'y aura qu'un tortue qui atteindra l'âge adulte. C'est vraiment trop de tristesse d'apprendre ça.
Vous imaginez bien que L'Homme a décidé de se convertir en sauveur de tortues maintenant...
Il dit qu'ils les aime d'amour ses tortues... il veut qu'elles soient toutes si heureuses et si tant en bonne santé.
Je sens le coup venir que dans pas longtemps il va arrêter de bouffer du poisson.
C'est bien on se nourrira de graines germées et de salade. :-)

Après la nage on a manger sur la plage, et bordel ce que ça fait du bien de se faire servir. Et en bonne française que je suis, je n'ai pas pu me retenir de râler parce que vraiment 30 minutes pour avoir une boule de glace c'est super long quand même. Et comme à nôtre hôtel si les gens râlent on leur offre le repas, ou une partie, j'me suis dis pourquoi pas tenter???

Bon bah j'ai juste pu passer pour une malpolie et une gueularde (une Française de base en fait) et en plus de l'avoir attendue ma glace bah je l'ai payé. Fuck!

La digestion s'est faite sur un transat à se dorer la pilule, sauf qu'en Polynésie on bronze pas!
J'ai beau me tartiner de monoï (que normalement je devrai cramer!) bah rien n'y fait.
Apparement il manque un truc dans l'air ou je ne sais pas quoi qui fait que le corps ne peut pas stocker le bronzage, bref.
Putain je râle même après le soleil, jsuis vraiment gravoss! Damned.

L'arabe lui, bien evidemment est noir. Il a pas de problème de stockage de substance de j'sais pas quoi lui. C'est vraiment de la triche!

Voilà pour nôtre petite journée off, et là ce qui me fait le plus du plaisir dans mon coeur, c'est de me dire que demain bah ayè c'est de nouveau les off!
Ouiiiiiiiiiiii!

Faut juste espérer qu'il ne pleuve pas, puisque depuis quelques jours c'est un peu le déluge ici. Et si par malheur il pleut pour le jour de repos ça a le don de me mettre dans une colère noir que j'ai envie de tout casser.
Ou je pleure.
Au choix.

 

 

 

1 juillet 2011

Alcatraz

Comme souvent (et devrais-je dire comme toujours) j'ai eu affaire à une personne psychologiquement dérangée sur mon lieu de travail.
Mes collègues m'avaient prévenu : Gare à celui là, il craint!
                                                                Tu vas voir, lui il a un frère jumeau dans sa tête!
                                                                Au pire si il te cherche, réponds pas. Surtout pas!
                                                                Il est pas méchant, il est juste bipolaire!......

Après quelques jours passés en présence de cet individu j'ai pu me rendre compte par moi même de l'instabilité mentale de mon collègue. Et comme souvent (dois-je vraiment dire toujours?) je n'ai pas pu garder le silence et en quelques secondes l'histoire de la-table-pas-à-sa-place est devenue affaire d'état.
Il a crié, j'ai répondu. L'histoire aurait dû s'arrêter là.
Sauf qu'il s'est mis à crier plus fort, bien plus fort, et qu'il a fait des gestes incontrolés, il a tenu des propos incohérents.
Il est grave parti en cacahuète le mec!
Et c'est pas comme si il avait vla le couteau dans les mains (il coupait les citrons à ce moment là!).
Et comme... oui toujours... bah j'ai eu la trouille mais je me suis pas laissé démonter, j'ai répondu aussi, parce que moi aussi je sais crier.
J'ai quand même relâché la pression avant lui, parce que moi je n'étais munie que d'un torchon comme arme de défense au cas où son copain imaginaire sorte de ses gonds.
Mon non moins légendaire "ouais bah puisque c'est comme j'me casse!!" est sorti et zou! me voilà à quitter mon poste en direction de je ne sais où, mais loin, très loin de ce type!

Et c'est là, où en règle générale, tu peux prendre ton sac, tes clés de bagnole, t'allumer une clope et rentrer dans le cocon choudoudou qui respire le calme et l'amour...

ça aurait dû se passer comme ça, sauf que je travaille sur un motu, que je ne peux prendre le bateau en dehors des heures initialement prévues, que je n'ai pas mes palmes en cas de force majeure (fuck!) et qu'en plus j'avais plus de clope!

Je me suis donc retrouvé (très vite) coincé sur un petit banc, (c'est mieux que par terre, ça aurait fait trop ado en mal de vivre!) à attendre.
Bon, mon manager m'a bien evidemment retrouvé (sans blague?) et j'ai eu droit au petit discours "il est en tort, on te protège, mais faut pas lui en vouloir, et pis si tu pouvais ne pas répondre, on fera attention mais il est comme ça.... allez t'y retournes?"

Pas le choix, j'y suis retourné, avec la boule au bide et les larmes (putain mais pourquoi je pleure toujours????!) aux yeux.

Le collègue s'est excusé, et j'ai eu droit au défilé des managers (que l'histoire à fait le tour en à peine 5 minutes dans tout l'hôtel) qu'ils veulent si tant mon bien être et qu'ils vont faire attention à lui, et qu'ils veulent que je sois heureuse de travailler, que la vie est soooo belle à Bora Bora, et vas y qu'on me regarde comme une victime,  comme un petit oiseau tombé du nid, que...... AAAAAh j'ai l'impression qu'on me fait un lavage de cerveau!

Sortez moi de là bordel!!!!!

En attendant, je vais passer ma pause déj' à construire un radeau avec des feuilles de palmiers, et deux ou trois nappes. Et j'irai le planquer derrière la cabane des vestiaires. Au cas où, juste au cas où...

 

18 juin 2011

VDM

J'arrive à la lingerie. Même pas on me demande mon nom, ni ma taille que la Madame me tend mon uniforme.
Wouaw! Sont sacrément au point dis donc. Juste un entretien et ils ont réussis à déterminer mes mensurations?!
Je file me changer dare dare.
Au niveau du haut ça passe, mais au niveau inferieur ça coince.
J'ai plus qu'à retourner faire la queue et demander la taille au dessus devant tout le monde...

Un brave monsieur me prend en stop en voiture de golf du vestiaire au resto, je peux profiter du paysage avant le coup de feu.
Une fois arrivée, je me rends compte que j'ai oublié d'enlever mon piercing.
J'attaque la phase dégoupillage du tarin, quand un autre monsieur et pas n'importe lequel se retourne pour me serrer la pince et me souhaiter la welcome.
La main occupée à me trifouiller le pif, je fous un vent au Big Boss...

Il est 14h, je prends mon service à 15h. J'en profite pour fumer la moitié de mon paquet avant la reprise, puisque la pause clope n'est pas autorisée. Quand tout à coup (ça c'est pour le suspence) mon téléphone sonne. En une fraction de seconde je me dis que je ne suis pas en poste, donc que je peux répondre.
Mauvaise réponse petite!
Je me fais allumer par le chef de la sécurité, qui me menace de me confisquer l'objet du déli.
En plus c'était un faux numéro...

Après quelques heures de service, ma vessie commence à me rapeller à l'ordre.
J'en informe mon manager qui me donne l'autorisation.
Je quitte mon poste en stress, puisque je ne sais pas où sont les toilettes.
Je visualise l'endroit mais je ne sais pas comment y aller.
Comment ne pas passer pour Miss Popo en revenant 15 minutes plus tard?
Parce qu'une fois arrivée, il a fallu que je retrouve le resto...

Et demain?
Demain je suis en repos!!

 



 

23 avril 2011

C'est l'jeu ma pauvre Lucette!

Il y a comme un air de fête et de tirelipinpon sur le chiwawa dans nos têtes!

La saison se termine bientôt sur le caillou et nous allons pouvoir repartir pour de nouvelles z'aventures.
Mais où c'est-y qu'ils vont les zouaves???

Rentrent-ils à la maison? Bah non, ils n'ont pas de maison.
Partent-ils à Katmandou? Toujours pas.
Vont-ils faire une saison à St Tropez? Certainement pas!
Mais où alors???? 

Pendant tout la saison on a tenté de garder en tête le but qu'on c'était fixé malgré les accidents de parcours…
On a eu nos lots de déboires que je n'ai pas voulu étaler sur la toile,  j'ai préféré taire les vraies galères pour ne pas trop vous inquiéter et surtout pour garder l'image "carte postale" que vous vous faisiez de notre escapade. Et puis comme on dit "chacun sa merde!".

Ce qui importe c'est qu'on ai réussi. Une fois de plus.
Le suspense a assez duré Mssieurs Dam', ouvrez grands vos oreilles, posez vous bien sagement pour accueillir la nouvelle!

Nous sommes les heureux propriétaires d'un tout joli aller simple pour la Polynésie!! Hyhaaaa!!! J'en ai pleuré de joie bordel!

On décolle le 6Mai pour Papeete et l'avenir nous dira pour combien de temps, et dans quelles circonstances.
Personne ne nous attend, on n'a pas de plan A, encore moins de plan B.
Tout ce qu'on sait c'est qu'on va être à 18000kms de Paris, qu'il y a 12heures de décalage horaire et que la saison touristique démarre en Mai. C'est un début.
Pour la suite, restez connectés les p'tits chats. 

On va tâcher de profiter un max de nos jolies rencontres sur St Barth et de ce que cette île a encore à nous offrir.

Pour nos plus proches amis, vous pouvez chanter avec nous à plein poumons:

"Nous, on va en Polynésie, on va en Polynésie, on va en Polynésiiiiiie hiiiiie hiiiiie!!!!"

Les gitans, toujours des z'îles!


 

5 janvier 2011

MERCI!

J'ai un peu perdu le fil de ces derniers jours. Non pas qu'il ne se passe rien de palpitant sur le caillou, mais le manque de temps y est pour quelque chose. Et puis je tenais à vous laisser tranquille pendant les fêtes, ne pas venir chambouler vos batailles de boules de neige, vos éclate-bedons de foie gras, et ne surtout pas déranger l'ouverture des paquets cachés dans vos petits souliers...

Maintenant que tout ça est derrière nous, nous allons pouvoir reprendre le fil de l'histoire et je vais vous faire part de notre fin d'année.

NOËL : Une petite soirée entre exilés, en terrasse, bercés par le vent d'hiver tout de même, à déguster un délicieux repas que nos hôtes avaient préparés avec amour. Le rhum toujours de la partie bien sûr, à défaut du champagne qui coulait à flot sur tous les yachts.

Et puis le Gros Tout Rouge m'a apporté le plus joli des cadeau par bateau: ma Jude!

Quel bonheur de voir une tête connue, de pouvoir partager avec une amie chère un bout de notre vie d'ici, d'avoir des nouvelles du pays (ses valises étaient pleines de magazines de Pouf' ouiiiiii) de pouvoir parler blabla de filles, de comparer mon super bronzage à sa face si hivernale from Paris... (faut bien que j'me la raconte nan?)

De faire découvrir l'endroit le plus beau de l'île de nuit avec un ciel étoilé que jamais t'en as vu un comme ça, de voir que les moustiques s'attaquent à son sang frais et plus au mien... 

De manger du chocolat en buvant une infusion, de se réveiller en chantant des refrains débiles, de l'amener au troquet du coin où le ti punch on dirait du Destop (et de se rendre compte que moi je le bois direcc' et pas elle) de se coucher en faisant des gros bisous girly cul-cul la praline avec les yeux qui brillent, de croire qu'elle va rester toute la vie et ne pas voir le temps passer...

Et quelle nuit!!!

Ce fameux réveillon que jamais on aurait cru passer une soirée pareille. Monter sur scène au concert de zouk au plein milieu du port et mettre le feu avec nos déhanchés endiablés.

Se faire prendre en stop à 5 par "papa et maman" qui ont eu 9 enfants et ont l'habitude des trajets tout serrés où les 2 plus grands iront dans le coffre. Écouter le concert des yachts aux 12 coups de minuit, la tête dans les nuages du feu d'artifice.

Danser jusqu'au bout de la nuit sur le sable, le maquillage qui coule et les gosiers toujours asséchés. Raconter nos vies à de purs inconnus. Faire des sourires idiots pour se faire payer des verres. Taper la tchach à un vieux beau en découvrant qu'il est The Boss des lieux et n'avoir aucun scrupule à voler des bouteilles sur les tables.

Partir en courant faire des pipi de filles derrière une cabane en perdant la moitié de ses affaires et les retrouver au même endroit des heures plus tard. Sentir que plus ça va et moins ça va. Rigoler à en pleurer...

Se dire que la nuit est passée si vite, qu'il fait déjà soleil et qu'il serait temps de rentrer tout en se disant qu'il faudrait continuer... encore un peu... parce que c'est une nouvelle année!

Une année qui commence comme ça ne peut qu'être heureuse et pleine de jolis moments. Garder en tête que la vie ne doit être que bonheur et amour. Foncer. Oser. Se dire qu'on a le choix, tout le temps. Ne faire que ce qu'il nous plaît. Parce que ça passe décidément trop vite.

Ma Jude est repartie ce matin.

Forcement j'ai "si tant" de larmes et de tristesse dans le coeur mais je ne la remercierai jamais assez d'avoir volé aussi loin pour ces quelques merveilleux jours.

Tout comme je vous remercie tous de me lire, de me donner toujours autant d'amour télépathique, de penser à nous, de parler de nous, de nous écrire... Parce que je sais qu'on vous manque autant que vous nous manquez. Et que le manque des siens est le prix à payer pour cette vie inoubliable que nous sommes en train de rêver.

Puisque grâce à Karim-Dieu-Allah-Bouddah je vis comme dans un rêve.

Les 2 petits chanceux que nous sommes vous souhaitent donc une grandiose et tourneboulante année 2011. Avec tout notre amour!!!

Quant à nos résolutions, il n'y en aura qu'une : être heureux!

PS: si certains ont la chance de tomber sur un morpion gagnant (chez un buraliste hein, pas un vieux perdu au fond d'un slibard abandonné) il y aura toujours de la place pour vous... et on sait recevoir ici nan?

Lire la suite...

10 décembre 2010

J'aime pô Noël

Toi aussi t'en as marre de voir le Gros Tout Rouge qui s'omniprésente dans ta télé, sur ton mag préféré, ou encore sur le net et JAMAIS Ô grand jamais dans the real life?
T'es hargneux(se) à l'idée qu'on ait pu te berner pendant des années?
En colère parce que dès le mois d'Août tu faisais attention à être super méga trop sage histoire qu'Il oublie pas tes petits souliers (même qu'à 5ans tu chaussais déjà du 37...) et qu'arrivé le mois de Décembre c'était obligé que tu faisais exploser le record des grosses boulettes?
T'es dérouté(e) quand un(e) pote de grande section te raconte comment Le Tout Rouge lui a fait le coup du "À Dada sur mon bidet" dans la salle polyvalente pour le Noël 88?
Alors que toi tu n'as pas le moindre souvenir de ce jour.

Voici les réponses de Môman:

Pourquoi??? POURQUOI Mamaaaaan j'ai jamais fais À Dada sur ses genoux môôôôôA???

Réponse 1: Mais parce qu'à 5 ans on t'en donnait déjà 10, du coup tu aurais été vue comme l'attardée qui a redoublé 3 fois sa moyenne section. D'où mon empressement à te faire porter malade le jour où Le Gros Tout Rouge venait à l'école.

Réponse 2: Tu avais tellement peur de Lui que tu te déclenchais des crises de spasmophilie dès que la maîtresse voulait t'amener à Lui. 5 ans à peine et déjà névrosée...

Réponse 3: Mais on te l'a déjà dit 1000000² SoïZ, Le Papa Noël a toujours eu beaucoup de taf et se consacre aux z'enfants qui ont été les pluuuuuus sages... Bah c'est PAS toi! Et vlan'

Pas été sage? M'en fous! J'aime pô le Gros Tout Rouge et tout ce qu'il représente.

J'aime pô que Môman elle vide son porte monnaie pour que j'ai pleins de câdeaux pasque le Tout Rouge il s'occupe des autres. Et j'aime pô que Pôpa il soit tout seul.

J'aime pô manger dans le noir avec les bougies que ça te rend triste dans le coeur, et j'aime pô l'émission de TF1 où ils ont l'air de trop rigoler alors que nous on est que 3 et que c'est pas rigolo du tout une fête à 3.
Surtout  j'aime pô savoir que toute la famille ils sont ensemble et nous on est tout seul.

J'aime pô quand il faut ouvrir les câdeaux et me dire qu'on va manger des nouilles pendant longtemps.
J'aime pô que Le Gros Tout Rouge il se soit pas débrouillé pour faire au moins un câdeau à Môman. Pasqu'il aurait pu faire ça quand même. 
Parce que Môman elle m'a dit qu'elle aimait pô avoir qu'une orange et un sucre d'orge non plus quand elle était petite.

J'aime pô que chez les z'autres ça neige et que chez môa ça pleut.

J'aime pô Noël!

Alors me retrouver sur une île en cette période me convient.
Ça passe sans même que je m'en rende compte.
Pas de sapin (ou des faux dans les boutiques) pas de décos (ou très peu d'illuminations comparés à tout ces illuminés...) pas de cadeau (c'est la dèch' grave) pas de foie gras (pour la même raison que précédemment cité) pas de famille (comme ça personne n'est lésé).

Et en ce qui concerne ma WISHLIST c'est rapide:

  • Que TOUT ce que j'ai déjà ne s'envole pas.
10 décembre 2010

C'est ça être "adulte"???

Parce que le suspense a assez duré, et parce que forcement je ne voudrai pas que vous vous inquiétiez trop pour moi, à savoir vais-je devoir renfiler le tablier en échange de mes robes de princess...

So pas d'panique les Monique, je suis sortie indemne de mon entretien du lundi matin et je garde mon poste. Indemne n'est pas le mot exact d'ailleurs. J'ai subi un tsunami intérieur, (c'est qu'Elle peut crier fort la Dame hein!) suivi d'une réflexion qui est la suivante:

Est ce qu'être adulte c'est accepter de se faire démonter en 30mins chrono par quelqu'un qui vous connaît à peine?

Est ce que je peux dire que j'ai fait preuve de maturité en ne rétorquant pas le moins du monde?

Est ce que c'est une marque de faiblesse d'avoir pleuré (damned!) dans le bureau de cette Môdame?

Dois-je en conclure que je deviens "adulte" n'ayant pas adoptée la solution qui s'offrait à moi: hurler plus fort qu'Elle et claquer sa p***** de porte?

Je vais donc continuer à faire mon job, parce que j'aime ce que je fais et j'ai l'impression que je le fais bien. Je vais tâcher de garder le smile et décider que tout ça ne me touchera pas.

Et parce que ça n'a aucun rapport mais que j'veux pas plomber l'ambiance avec mes blabla tout tristoux:

Une mouche en string sur le nil qui sirote une téquila aux olives!!!! 

Cherchez pas, ça ne veut rien dire! Juste pour l'image...

 

 

14 octobre 2010

inch'babate

Les nouvelles fraiches du caillou, pas si fraiches vu la chaleur...

Pour bien dégouter ceux qui commencent déjà à ressortir les polaires, les pulls, et les robes de chambres tue l'amour,  je tiens à vous informer que je sors tout juste de ma première trempette dans la si belle mer des caraïbes. Et comme je suis siiii maigre grâce à mon nouvel équilibre alimentaire j'ai pu me la peter dans mon super bikini... sauf que bon, faut pas trop se voiler la face non plus, même après tout mes plus glorieux efforts (je suis allée faire un footing ce matin, à plus de 30° en plein soleil, tu cours pas tant que ça pour perdre 3 litres d'eau. Plutôt avantageux) je reste une rondelette de la hanche, blanche, et cicatrisée de mes petites aventures avec les aoutats (du mois de septembre au passage, y'a plus d'saison msieur dam'). M'en fous dans quelques mois je serai toute noire moi aussi. Pour les hanches c'est pas de ma faute, c'est les os!! Et on ne peut pas encore raboter les os non?!

Au sujet des petites nouvelles (parce qu'on s'en cogne Soïz de tes trempettes, tes bikinis et nanani...) on a du nouveau!!!

Mais non non non, je ne m'emballe pas, non je ne cours pas partout en hurlant comme une hystéro, non je ne fais pas de plan sur l'omelette. Je raisonne comme une adulte que je suis, je ne m'imagine pas ENFIN installée dans une superbe maison vue sur mer. J'attends. Parce que de toute évidence quand tu veux un truc ici il te faut attendre. Allez je vous raconte.

Depuis quelques jours j'ai fais parvenir à la radio locale une annonce :

_ Jeune couple installé sur l'ile depuis un an (et là je mens un peu...) sans animaux et sans enfants (pour la touche d'humour et au passage pour calmer les plus récalcitrants à toute progéniture de 2 ou 4 pattes) cherche urgemment location. Contactez le O690 21 96 95 (et là c'est vous qui profitez de notre numéro local au cas où une envie subite de soleil vous prenait).

Mon annonce passe donc tous les jours à l'antenne. Et même que l'animateur s'est permis un petit commentaire sur le sujet, comme quoi on serait des gens tristes vu notre non progéniture animale et enfantine. Mais de quoi j'me mèle toi là??? Encore un qui ne comprend pas le second degrés. C'est triste pour lui. Je compte à ce sujet lui faire parvenir ma pensée sur la question. Comme si mes tirelipinpon sur le chiwawa allaient pas le faire pisser de rire tellement j'suis une barjo moi... Il s'en taperait le micro sur les c******* de mes blagounettes paupiettes!!! Et puis on ne pouvait décemment pas emmener Dinou fils avec nous. Bref, notre annonce est tombée dans l'oreille pas sourde d'un proprio, qui a gentillement décroché son téléphone pour nous joindre. Et c'est là où on se pose des questions; puisque le loyer de cet appart' est à seulement 1000€. C'est quasiment du jamais vu sur le caillou! Charges comprises en plus! Doit y avoir une langouste dans le fromage pour ce prix là. Ou pas. Le proprio il a très bien pu se fendre la noix de coco en deux tellement il a comprit mon second degrés. Ou alors il a justement été dérécalcitré : pas de marmots pas d'animaux, au top ces 2 là. On va vite être renseigné, on visite demain matin.

Inch'babate ce sera THE plan et on ressortira une fois de plus comme les 2 supers chanceux le derrière bordé de nouilles.

PS: si quelqu'un pouvait par ailleurs m'expliquer l'origine de cette expression. Depuis quand le fait d'avoir le cul qui trempe dans une gamelle de nouille ça a rendu chanceux??? Je comprends pas. 

Lire la suite...

28 juin 2013

Retour aux sources

Avant de raconter en écrivant, j'ai beaucoup raconté en jouant.
Jouer à rire, à faire rire, jouer à pleurer pour de faux, jouer à faire croire.
Jouer à tellement y croire que jouer pour de vrai.
Jouer à ne vouloir que le faux.

Depuis toujours le vrai m'emmerde. Pire, le vrai me fout la trouille.
Quand je dis le vrai, je parle du monde des Grands.
Où il ne faut pas faire trop de bruit, où il ne faut pas mettre trop de couleurs, où on ne doit pas dépasser du trait.
Où on ne peut plus rire fort ni pleurer aux sanglots.
Ce monde où les Princesses n'existent pas, où les fées ne se promènent plus dans les bois, où les grenouilles ne se transforment plus en Prince Charmant.
'sont chiants les Grands!
Moi j'veux pas être grande.
J'ai 29ans et demi et je préfère continuer à jouer.
Pourtant j'ai failli arrêter.
J'ai failli me faire prendre au jeu des Grands justement...

J'avais le CDI, la 'tite case, la stabilité, la sécurité.
J'avais l'argent, les horaires souples. J'avais même un peu de temps pour les "loisirs".
Tu sais les "loisirs", ce concept qui veut que tout ce qui te passionne doit passer en second, voire en troisième ou même encore en quatrième plan dans ta vie.
Parce que dans le monde des Grands, faire rire, adorer écrire, ou encore voyager ne peut décemment pas te faire gagner assez de sous pour vivre comme un Grand.
J'avais donc arrêté de jouer.
Et ça m'allait.
Ça m'allait super bien parce que je n'avais plus la trouille.
Parce que c'était chouette de ne pas se demander comment j'allais finir le mois, parce que c'était génial de partir en vacances quand je voulais. Parce que ça rassurait de ne manquer de rien.

Et puis il y a eu le retour sur les planches.
Il y a eu les boyaux qui se tordent, les genoux qui font des castagnettes, les 15 clopes à la minute, les 3 gouttes de pipi à la seconde. Il y a eu les guilis dans la bouche et les dents qui claquent.
Les "Mais qu'est ce que je fous là bordeeeeel???"
Et il y a eu le rideau qui s'ouvre.
Le nez rouge, le tutu rose, les tournesols et l'accordéon.
Il y a eu le silence et puis les rires, les fous rires même, les gorges déployées et les larmes qui coulent.
Il y a eu les bravos, les "encore".
Les "Merci", les "Wouuuuaw"...
Il y a eu la magie.

J'ai tout de suite su que j'étais foutue.
Que je ne pourrai plus faire semblant.
Que le "pour de faux" était redevenu mon "pour de vrai".

Pour de vrai je veux être Clown.
Pour de vrai je veux faire rire.
Pour de vrai je veux donner des étoiles dans les yeux des petits et surtout dans ceux des grands.

Je te mentirai si je te disais que je n'ai pas la trouille.
J'ai même super trop les pétoches pour ne rien te cacher...

Mais à 29ans et demi il était sacrément temps de prendre ma première décision de Grande.

Et cette décision n'aurait pas été aussi facile à prendre sans ton soutien.
Parce que c'est grâce à toi tout ça...
Grâce à tes mots, grâce à tes rires, grâce au fait que tu rendes tout ça possible.
Alors MERCI!

#Euh... après je reste très lucide hein... Va pas croire que je me sois choper un melon de ouf malade après avoir joué 3 fois dans un resto! 
Je suis encore bien loin de l'Olympia et je ne suis même pas sûre de pouvoir y jouer un jour (:-), je sais que je ne suis personne sur un p'tit caillou au milieu de rien...
Mais j'men fouuuuus!!!
Je jouuuuuue!#

 

 

 

 

 

 

  

25 mai 2013

...PSYKOTIK...

Y'a une semaine, decidant de me sentir un brin triste et déprimée, (non parce que je me sentais trop bien depuis trop longtemps et du coup pour équilibrer j'me suis dis qu'il fallait que j'aille un peu mal... pas qu'un peu névrosée la nana...)
Bref. 
J'ai tenté l'auto remontage de moral en achetant des crèmes anti ride/acné/cellulite...#crisedelatrentaine# 
Parce que pour me faire aller mal vite, j'ai rien trouvé de mieux que de faire un dépistage complet de mon anato-facio-cuissotomie et j'ai vite réussi à me trouver moche, ridée, grosse patate et pleine d'acné. 
Une fois cette sous-estime de moi même à son paroxysme, j'ai pu aller dépenser une blinde en crèmes magiques qui te promettent peau lisse, teint lumineux, cuisses toniques et pores purifiés. Le tout pour la modique somme de ma peau des fesses, mais toujours moins cher qu'un billet d'avion pour l'Afrique du sud ou le Mozambique ou même le...
Bref, j'ai dévalisé la parapharmacie et je suis en passe de me sentir bien mieux. Sauf qu'une fois arrivée à la caisse...
PAIEMENT REFUSÉ.
_ Bah j'ai de l'argent sur mon compte madame... Je comprends pas... Euh... Vous prenez les chèques?!
Le chèque signé je m'empresse de partir, un brin gênée.
 
Le lendemain, la déprime ne m'ayant point quittée, j'opte pour la phase 2 de l'auto-remonte-moral:
Faire les soldes. 
Je ne t'apprends rien si je te dis qu'une nana à l'impression de se faire du bien en dépensant le PNB du Sri Lanka. 
J'ai donc craqué pour une (une? une seule??!) trop super belle longue robe.
À défaut de pouvoir camoufler mon acné sous une burka, je tente de camoufler le surplus adipo-cuisseux sous DES longues robes #crisedelaparanodelacellulite#
Sauf qu'une fois arrivée à la caisse...
PAIEMENT REFUSÉ.
_Bah j'ai de l'argent sur mon compte madame... Je comprends pas... Euh... Vous prenez les chèques?!
Le chèque signé je m'empresse de partir, un brin saoulée.
Le jour d'après, la déprime toujours présente, je tente la balade cheveux au vent sur ma fidèle Moby. Ça au moins c'est gratuit.
Au bout de 3 tours de l'île je détecte, grâce à mes savants calculs, que le ventre de Moby est creux. 
Moby n'a pas de jauge, jsuis donc une pro du:
{[kilomètresparcourus+consommation/litre] x camaruche/jr + [pluie+vent]} = 7€ ~ 4jours de folles cavalcades. 
Bref Moby allait être à sec. On arrive tout juste à la station, frôlant la panne.
La douce voix de la dame du distributeur automatique me souhaite la bienvenue et m'indique la marche à suivre pour faire le plein. 
Veuillez insérer votre carte.
Veuillez choisir votre carburant.
Vous avez choisi Sans plomb 95? Veuillez valider votre choix.
Veuillez composer votre code.
Veuillez...
TA GUEUUULE Madame! Elle me saoule avec ces "veuillez nanani nanana" celle là!
Oui je veux du Sans plomb 95 et non je veux pas de ticket et...
Madame?
Madame t'es là?
CARTE INVALIDE.
PAIEMENT REFUSÉ.
La station de St Jean vous souhaite bonne route.
....Putain madame tu déconnes? Jsuis à sec là, je risque pas de la prendre la route!
Madame??! Madame tu prends les chèques?
C'est pas que ... Mais si!
Le coup de déprime laisse place à la colère.
Haaaa bah ça y est ça va mieux. J'ai la rage! Ouiiiiii! Grrrrr j'suis super énervée! Hahaha!!! 
Oui j'avoue, je suis une palette d'émotion sur pattes... 
Non Soïzik, on dit bipolaire aujourd'hui, me rétorque mon moi interne. 
Un des autres moi. Oui parce que je suis plusieurs dans ma tête, tu le sais.
Non Soïzik, on dit...
Vas y ta gueule toi aussi là haut!!
Bon qu'est ce qu'elle a ma carte??!
Aurais-je abusé de la CB ces derniers temps?
Non j'ai pas abusé. Non.
Non j'ai pas dépassé les 3000€ de plafond par semaine (j'ai un plafond hyper haut j'avoue, mais c'est au cas où il me faudrait un billet d'avion pour si loin en cas de gros coup de déprime tu sais bien!)
Non là, j'ai juste acheté pour 150 balles de produits magiques, et puis 6 robes, 1 jupe, 2 foulards, 1 paire de compensés, 1 short, 1 veste, 3 Tshirts et... Et bah c'était quand même une bonne petite déprime ça. 
Une bonne petite déprime de quelques centaines d'euros, mais j'ai fait une économie de près de 2000€ sur le total! Ça valait le coût.
Voilà où j'en étais de mes réflexions avec moi même et les autres. Seule au final, en pleine nuit, face à la dame du distributeur automatique de bibine pour Moby. 
Moby, je te le rappelle, complètement à sec.
C'est alors qu'un de mes moi se souvient qu'on a une autre CB.  
Une dont je ne me sers plus depuis des années mais qui me coûte toujours 10 balles par mois parce qu'elle a l'option internationale.
Note pour plus tard: annuler l'option internationale au plus vite parce que St Barth bah c'est la France meuf! Donc tu paies 10 balles par mois pour rien! Autant les reverser à une association genre "Soleil-pour-tous-et-pas-rien-que-pour-les-expat´-insulaires-qui-nous-gavent-avec-leur-statuts-et-photos-Facebook-pendant-que-nous-français-de-métropole-on-a-droit-qu'à-3-pauvres-petits-degrés-un-25Mai-à-Paris!" Tu la connais cette assos non?
Bref, j'ai une autre carte mais ai-je encore le code en tête?
Suspense...
Mais bien évidemment j'ai le code puisqu'un de mes copains dans ma tête est capable de retenir des numéros à vie.
J'ai cette particularité grâce à mon frangin. 
Gamine, il me faisait retenir les plaques d'immatriculation.
"_Soï c'était quoi le numéro de la Renault 5 verte?
_1654IU86.
_Et la Mazda bleue?
_Vas y arreteeeeuh c'est l'heure d'Helene et les garçons là!!!"
10 ans après il s'amusait, au détour d'une conversation, à me les demander.
"_Soï c'était quoi le numéro de la Renault 5 verte?
_1654IU86.
_Et la...
_Vas y mais dégage avec ton jeu pourri t'es chiant putain je vais louper Beverlly Hills!"
Le pire c'est que 10 ans après je les connaissais toujours. Peut être même qu'en me concentrant je serai capable de les ressortir. 
Non parce que les numéros de plaques cités ci dessus je les ai inventé hein... Bah oui quand même... Jsuis pas une Asperger non plus hein.
Bref, merci frangin, parce que sur ce coup là, ça m'a évité de rentrer à pieds, seule, en pleine nuit.
Aujourd'hui, le moral est revenu.
Je me trouve pas trop si grosse, ni trop si moche mais j'ai quand même toujours une p*tain de sa race de bordel de crise d'acné de ouf malade qui me rend dingue dingue diiiiingue! 
#crisedelatrentainebisrepetita#
Aujourd'hui donc, mon compte de metropole est délesté de quelques euros mais ma CB d'ici est toujours bloquée!
Je me décide donc à aller éclaircir tout ça auprès de ma conseillère.
"_Bonjour Madame, ma carte est bloquée. Et je comprends pas très trop pourquoi.
_Ha oui, on a bloqué votre carte parce que vous faisiez partie de la liste des tentatives de fraudes.
_Des fraudes? Des fraudes de quoi? J'ai rien fraudé moi j'te jure Madame!
_Non, il y a eu tentative de fraude sur votre compte. Quelqu'un a tenté des retraits sur votre compte.
_Quoi? Qui ça? Qui Madame?! Dit moi quiiii. Il va me faire des menaces? Des coups de fil anonyme? Il va me suivre? Qui m'en veut Madame? Dit moi quiiii! J'ai peur!
_Les retraits ont été tenté au Pérou.
_Au Pérou? Mais je suis rentrée du Pérou il y a déjà 4ans! Pourquoi ça arrive maintenant? Rah bordel, jsuis sûre que c'est le mec du cyber café... Ha jsuis sûre c'est lui!!!
_Non mais calmez vous Mademoiselle, il n'y a aucun rapport avec vous en particulier. Ce sont des fraudes informatiques.
_Un pirate? C'est un pirate de la toile c'est ça? Et il m'a piqué mes sous?
_Non, nous avons bloqué votre carte avant que ça n'arrive. Votre nouvelle carte devrait arriver sous peu.
_Ha d'accord. Merci madame."
Et là il y a un truc que je ne comprends pas très bien.
Comment ma conseillère a pu deviner que ce n'était pas moi qui était partie faire un petit voyage au Pérou?
Alors d'accord le Pérou j'ai déjà fait, mais quand même, jsuis cap´ de tout quitter pour le Pérou ou ailleurs.
C'est vrai ça. Comment elle l'a su ma conseillère??!
Quand je suis partie en Afrique du Sud elle a pas bloqué ma carte.
C'est pas pour dire mais je crois bien que j'suis sur écoute. Jsuis traquée. Jsuis suivie. Jsuis...
Non Soïzik, on dit PARANO!
La phase déprime est passée, la phase colère aussi. La phase névrose idem.
Ha...bon bah c'est bon, je peux re aller bien pour un moment.
Ouiiiiiii je vais bien!
Hey les gars là haut, je vais bien!!!!!
6 mars 2013

C'est pas de ma faute, c'est les planètes...

Pour toi qui n'a pas lu ça, (ce que je t'invite à faire) je tiens à te préciser que ce qui va suivre va peut être te paraître étrange.
Et dis toi que tout ce qui est étrange pour la plupart des gens normaux est forcément hyper normal pour moi!
J'y peux rien, j'suis comme ça, j'suis scorpion!
Voilà comme ça c'est dit. Oui je suis scorpion.

Et comme je suis scorpion, je suis attirée par tout ce qui touche aux sciences occultes, c'est mon petit côté mystique.
Je suis aussi, toujours à cause de mon signe astrologique, une déterminée, une entière et une désirable.
En d'autres termes: une chieuse complètement barrée et assez libérée!
Mais là n'est pas le sujet...

Ce que je voulais te raconter, c'est mon expérience avec Patricia Aubert, une astrologue hyper calée dans son domaine.

Si j'ai fait appel à elle, c'est parce qu'il y a quelques temps j'ai senti que mes planètes étaient en train de foutre un peu trop le bordel dans ma vie et j'ai voulu comprendre à quoi elles jouaient là haut.
Je tiens à te préciser de suite, qu'il ne s'agit pas de voyance. 
Patricia ne s'amuse pas à te lire ton avenir dans une boule de cristal, encore moins dans les cartes ni le marc de café.
Tout ce qu'elle fait c'est étudier la place des planètes selon ton lieu, ton heure et ton année de naissance.
Chaque planète à une certaine signification et représente une base de donnée dans ce qu'on appelle en astrologie le "continuum de conscience".
C'est à dire qu'on a chacun un bagage (selon la carte du ciel à notre naissance) et qu'on va se servir ou pas de ce qu'on a dans ces valoches (les valoches étant ce que symbolise chaque planète).
Dans ton thème astral sont inscrits des moments importants de ta vie, que ce soit de l'ordre de l'intime, du professionnel, ou encore des rencontres et des lieux de vie.
Mais Patricia te précise bien qu'on a tous notre libre arbitre et que tout n'est pas "inscrit" ni même "fixé", encore une fois il ne s'agit pas de voyance.
Tu me suis?

Avec toutes ces informations elle te fait ton thème astral.
En gros elle arrive à rentrer dans ta tête!

Elle m'a complètement fait halluciner tellement elle est tombée juste sur toute la ligne.
Et ça, même si j'avais été Bélier (les Béliers sont beaucoup plus cartésiens que les Scorpions c'est bien connu) je pense que je n'aurais pu rester de marbre face à sa force d'analyse.

Je ne vais pas te raconter mon thème en détail, parce que je ne voudrais pas que tu puisses te retrouver dans ma tête.*

*J'ai pas envie de te faire peur surtout!

Mais ce que je peux te dire c'est que dans mon thème c'est un peu le bordel et qu'il est tout basé dans le MOI.
J'suis sûre que ça t'étonne guère en plus...
En gros je suis sur terre pour me chercher.

Je ne fais pas partie de ces petits chanceux qui, les fesses à peine posées sur le ventre de leur mère savent déjà qui ils sont et où ils vont.
Moi, je fais partie de ceux qui vont passer une bonne partie de leur vie à se chercher.
Et ça me va dans l'idée!
Non parce que du coup j'ai la chance de pouvoir aller chercher un peu partout.
J'aurais pu me trouver de suite et me construire dans un quotidien lambda et kiffer ma mémé...mais c'est raté.

Et ce n'est décemment pas de ma faute si Pluton se trouve sur mon ascendant, si j'ai Saturne en Natal et si Mars et Venus sont en carré à Neptune dans mon thème!
C'est pas de ma faute les gars si je suis comme ça, c'est les planètes!

Avec du recul je me dis que si j'avais su ça plus tôt bah ça m'aurait aidé.
Non parce qu'imagine toi dans ma tronche 5 minutes... je suis sûre que même 5 minutes tu tiens pas!
C'est pas vivable là haut j'te jure... on est au moins 15 et le but c'est de n'être plus qu'1 à la fin!

Mais comme je suis Scorpion, je sais que je vais finir par me trouver...
Oublie pas que je suis déterminée comme nana.

Si par hasard ça t'interesse de faire un voyage dans tes planètes, sache que Patricia sera sur le caillou du 18 Mars au 10 Avril.
Tu peux aller jeter un coup d'oeil sur son site www.patricia-aubert.com ou prendre contact avec elle par mail: patricia.aubert@hotmail.fr

Elle se fera un plaisir de rentrer dans ta tête!

 

 

 

 

4 février 2012

Un cinoche sous les étoiles

Depuis que je passe la moitié de l'année sur des cailloux tu m'as souvent entendu me plaindre d'un manque de découverte d'un point de vue culturel.
Il est vrai que ce n'est pas en faisant la crevette sur mon paréo que je vais m'épanouir intellectuellement, (au mieux j'ai appris que la 7ème vague est toujours la plus forte et là je ne parle pas du célèbre mouvement cinématographique, et au pire je me grille mon capital soleil, ce qui peut rendre plus belle certes, mais aussi plus vieille!).

C'est pourquoi j'ai voulu remédier à mes manques en allant au Cinéma.

Quand je parle de Cinéma, je parle d'un terrain de sport avec écran géant sous les étoiles.
De chaises en plastiques qui te bousillent les fesses.
D'un stand de hot-dog et de pop corn.
Et d'une projection en 2 parties, n'étant pas équipé de la machine capable de visionner une bande dans son intégralité.

On m'a dit que j'ai eu de la chance, puisque la projection a eu lieu.
De 1 parce que la machine tombe souvent en panne et de 2 parce qu'on n'a pas eu à se mettre nos chaises en plastique sur la tête pour nous protéger de la pluie.
Alors oui j'ai eu de la chance.

La chance de regarder Twilight 4 sous les étoiles.

Twilight, pour toi qui ne connais pas, c'est l'histoire de Bella (jeune humaine, naïve mais pas trop et forcément belle) qui tombe amoureuse d'Edward (jeune vampire de plus de 100ans mais qui est resté hyper trop super sexy, qui se retient de ne pas sucer le sang de tout ce qui bouge parce qu'il veut conjurer le sort des méchants vampires).
Tout aurait bien pu se passer (quoique couler des jours heureux avec un mec susceptible de te perforer la carotide avec ses crocs me parait un tantinet dangereux) si Jacob (j'ai nommé un jeune Loup-Garou lui aussi hyper super trop sexy) n'avait pas jeté son dévolu sur la charmante Bella.
Charmante Bella qui est donc toute chamboulée, elle ne sait pas si elle doit en finir avec sa vie d'humaine pour se nourrir de sangliers sanguinolents (jamais d'humains à 2 pattes of course) ne plus jamais dormir et ne plus jamais mourir pour épouser son beau vampire.
Sans oublier bannir de son alimentation l'ail. A vie! (ça j'aurai du mal j'avoue).
Ou si elle doit passer le reste de sa life à se transformer de temps en temps en Louve-Garou et ne plus jamais utiliser une machine de torture (jai nommé l'épilateur, la cire chaude, ou même un rasoir... qui dit Loup-Garou dit Oui au poil)
Perso je n'ai toujours pas très bien compris pourquoi elle a choisit la vie de Vampire.
Entre l'abandon de l'ail ou celui de mon épilateur, mon choix aurait été vite fait.

Bref, le film était sympa (enfin il faut quand même réussir à te mettre dans la peau d'une jeune ado de 15ans dont le monde ne tourne qu'autour des beaux mecs et de ses hormones en ébullition, si tu veux passer un moment vraiment sympa).

En quittant la salle le stade, j'ai quand même fais des "pfff" en veux tu en voilà, des "ouaaaais c'était un peu cul cul quand même..."
Pourtant d'habitude, au niveau identification je suis toujours un peu dans l'excès.
Quand je mate Dora l'exploratrice par exemple, je ne peux m'empêcher de me voir en "Dora" avec Doudou en "cousin Diego" et Dinou en "babouch"...
Mais là, je sais pas, le mode Vampire/Loup-Garou... non.
Rien.
Pas touchée. 

Bon bah c'était avant ma nuit de gue-din!

Parce qu'au réveil mon cauchemar m'est revenu en pleine face!

Doudou était hyper in love de moi (encore plus qu'aujourd'hui c'est possible???!) et voulait me faire si tant de bisous.
Trop si tant.
Sauf qu'à force de me rouler des galoches il m'a arraché le palais.
En fait je n'avais plus de palais. C'était direct le cerveau au fond de ma bouche.
Et il me serrait tellement fort que je ne pouvais plus respirer.
De toute façon avec le cerveau au fond de la bouche je crois qu'on ne peut plus trop respirer en fait.
Prise de panique, j'arrive à m'enfuire.
Ma bouche-cerveau pisse des litres de sang (des citernes même!)
Et là, j'arrive en haut d'un immeuble branlant qui ne va pas tarder à s'écrouler.
Je dois réussir à descendre au plus vite. Je gravis niveau par niveau, et à chaque étage je me retrouve dans un couloir face à des super-trop-méchants-chiens avec des poils-trop-si longs et des crocs vraiment-super-pointus qui ne veulent pas me laisser passer.

Tununut-Tununut-Tununut ... la délivrance du réveil!!!
Tout va bien.
Ma langue se cogne à nouveau à mon palais.
Doudou dort paisiblement.
Pas de loup à l'horizon.
Juste mon Dinou fils qui ronronne.

Justement dans 15 jours ils vont passer "Le chat Potté".
J'ai un peu peur d'y aller maintenant... 


 

6 décembre 2011

Un samedi soir sur la terre...

Comme tu le sais je vis à St Barth.
Ce qui au delà des plages de sables fins te fais imaginer qu'il s'agit d'un nid à beaux gosses. Me trompe-je?
Tu es convaincue que je croise des People et des canons de beauté tous les jours nan?
Que je reluque des corps sculpté tel Le Penseur de Rodin sur la plage (la vision du zgeg' en plus, puisque le nudisme est largement pratiqué ici).
Que mon quotidien n'est qu'enchantement visuel.
Qu'à la moindre sortie nocturne (donc arrosée) je me fais alpaguer par des dieux vivants.
C'est un peu ça.
Mais pas que.

Il faut que tu saches qu'ici, comme partout ailleurs, il y a des vaillants, des téméraires, des présomptueux.
Des qui sont complètement à côté de la plaque.
Parce qu'en toute honnêteté, comment un Nain Portugais, un Rugbyman autiste, un Fin saoûl, un Francky Vincent ou encore un Timide au sourire atypique peut imaginer ne serait-ce qu'une nano seconde qu'il peut y avoir, même sur un malentendu, une once de chance qu'il me ramène avec lui.
Et quand je dis "me" je ne parle pas que de moi, je parle de toutes nanas un minimum sensées.
Ça marche aussi pour toi donc.

Puisque tu auras beau être grande, petite, mince ou ronde... tu risques (voire tu as déjà) rencontré ce genre d'energumène dès la nuit tombée.
La journée ils osent moins.
A croire que Le Moche (Le Moche résume tous les genres précédemment cités) pense que la promiscuité des lieux (la boite de nuit bondée s'entend) la musique de merde et l'alcool vont être un atout à sa chasse.

A St Barth et ailleurs, un samedi soir, Voilà ce que ça donne:

Le Nain Portugais:
Tu es haut perché sur tes compensés et là tu reçois une sorte de pichenette sur l'épaule.
Le problème est que cette pichenette ne provient pas de la douce main d'un Apollon, mais de sa tête.
Atchoum a tenté une approche.
Tu as juste à regarder pile en face de toi et tu peux lui faire croire que tu ne le vois pas. Il finira par te lâcher.

Le Rugbyman autiste:
Il est grand, musclé, ses oreilles sont légèrement décollées. C'est un dur, un vrai. Un homme.
Sauf que dans sa tronche il a toujours 15ans. Ce qui le pousse à tenter le rapprochement physique à base de "vas y que jte bouscule et que je joue à la bagarre".
Ce gros con a juste failli te pêter la clavicule.
Il a de la chance de faire 120kgs et de mesurer 1m85 sinon tu l'aurai baffé ct'âne.

Le Fin saoûl:
Ses cheveux sont collés au front tellement il su, des croûtes blanches de salives aux commissures des lèvres, un verre à la main.
Il tient à peine debout mais veut plus que tout t'inviter à danser. Tu refuses.
Il tente de t'offrir un verre par le biais de cette onomatopée: "Tieu bwâ' h ??". Tu refuses.
C'est à ce moment là que tu décides de t'éloigner de son odeur nauséabonde quand il se met à t'insulter.
Tu le pousses.
Il se met à gerber comme un gros sac.

Le Francky Vincent:
Il salive face à ton déhanché et pense que le va et vient de ton postérieur est un appel en sa faveur.
Il te choppe par la taille et commence à se frotter.
Tu as juste le temps de te barrer en courant avant de sentir son engin te frôler le dos. (oui oui, le dos.)
On sait que le vagin est riche en fibres élastiques mais quand même. Le dos bordel!

Le Timide au sourire atypique:
Il tente des regards langoureux mais baisse les yeux avant que tu n'ai pu lui sourire.
Il a l'air correct: pas trop petit, pas trop musclé ni trop bourré.
Tu feins l'ignorance mais le cherche dès qu'il quitte ton champ visuel.
A force d'à force (c'est à dire au moment où le DJ se lâche sur l'indétrônable Lac du Connemara de Sardou remixé c'est à dire à la fin de la soirée) il est juste en face de toi.
Tu frémis.
La lumière se rallume.
Il te sourit enfin... et tu comprends pourquoi il a mit 4h à venir te parler.
Il lui manque une dent bordel!

 

Bien évidemment cette liste est non exhaustive et ne traite que de ma dernière soirée en boîte.
Une fois de plus Doudou n'a pas voulu sortir et j'ai eu droit à ces techniques d'approche parce que Le Moche pense une seule et unique chose: qu'une minette qui ne danse pas avec son amoureux est forcément une minette à prendre.
Puisque même quand Doudou vient (il ne quitte pas la banquette et/ou le bar et/ou les toilettes) j'ai droit à 4 ou 5 Moche par soirée.

Ça le fait marrer Doudou.
Moi ça m'exaspère.

Nan parce que merde, se faire draguer par un Beau (tout ce qui va à l'encontre du Moche donc) ça pourrait être flatteur.
Mais Doudou il dit qu'il aime pas les boîtes, que c'est pour les beauf' (comme le mariage d'après ses dires, mais c'est un autre sujet) et qu'il veut bien y aller que s'il est un peu (complètement) défait.
Du coup il ne danse jamais avec moi.

Samedi prochain je mettrai du Shakira (mon côté chagasse) à fond les ballons dans la case, j'enfilerai une robe et des talons et on fera croire qu'on est en boîte.
Je suis sûre que je repartirai avec le plus Beau des Beaux de la fête.
Et même que je suis sûre que j'arriverai à le faire valser...

11 mars 2011

Maigrir sans réfléchir... (article girly. Oups!)

Nous y voilà!
Toi qui entends depuis des lustres que j'me la raconte en bikini, que j'deviens une bombe latine (mais pas une bombe platine DJ'!) je peux maintenant le crier haut et FOOOOORT: j'ai trouvé le régime qui marche.
Je te préviens de suite, si tu fais partie de celles qui se trouve trop grosse alors que ta balance n'a jamais dépassé le 60kgs (et que tu mesures plus d'1m30 aussi!) lache l'affaire cocotte, ne lis pas la suite ça ne te concerne pas.
Bien sûr je ne suis pas une ancienne obèse non plus, tout est relatif. Mais les 60kgs ça faisait belle lurette que je ne les avais pas vu. 
A moins que tu lises pour que tu cesses tes gnans-gnansde fille face à ta pote qui elle, oui, a vraiment du poids à perdre. Parce qu'entendre se plaindre un tas d'os ça réveille chez la ronde des envies de bouffer. Direct j'me ferai bien tes hanches saillantes sur le grill!!!

Des années à faire le yoyo (limite culbuto), à prendre, à perdre, à reprendre plus que ce que tu n'avais perdu...ce qui t'amène à faire péter les scores et à te sentir aussi sexy qu'une vache. 
Pourtant tu y crois et tu gardes au fond de ton placard THE jean's tas d'os que tu portais à 17ans (que même à l'époque tu te trouvais trop grosse) et tentes de l'enfiler une fois l'an, sauf qu'à mi-cuisse ça coince toujours.
Tu parviendra à le remettre lors d'occasions particulières (une rupture, un licenciement, un coup de déprime... au choix) mais jamais au grand jamais quand tu te sentiras bien moralement.
Puisque tu fais partie de celles qui sont "happy d'être ronde".
Sauf que faut pas se leurrer, t'as beau avoir le smile à longueur de temps, et avoir un beau visage (puisque dixit ta mère, les grosses elles ont toujours un beau visage!) toi aussi t'aimerai te la péter en maillot de bain sans devoir jouer à la "j'assume à mort!" en jouant de tes cuisses qui font des vagues si tu cours dans le sable.
T'aimerai rentrer dans le jean's de ta pote aux ventes privées au lieu de te retrancher sur les gilets.
Tu voudrais rentrer dans n'importe quel jean's d'ailleurs, sans devoir demander "vous auriez la taille au dessus. Dessus. Oui dessus encore" puisque dans chaque boutique il y a du 36-38 à foison mais bien moins de 42-44.

Manger devient donc une contrainte, tu as l'impression d'être en constante restriction, tu avales 3 miettes à chaque repas et tu grossis toujours... Tu te sens seule face à ton assiette de salade alors que les copines se goinfrent de frites, d'où un élan de rébellionet tu décides de manger comme elles. Y'a pas de raison.
Ce qui, passé un temps, te feras culpabiliser à mort. Et tu repartiras dans une phase restriction à compter le moindre calorie... pour bien évidemment te jeter sur un paquet de gâteaux en moins de temps que t'aurai demandé la lecture d'un Oui Oui... On connaît la chanson!
J'étais comme ça il y a encore 6 mois jusqu'à mon voyage au Japon, au summum du tour de taille!

  
Et en bonne (c'est l'cas d'le dire hey hey) princess-pouf que je suis, je vais te partager mon secret.

Avant ma journée commençait avec l'indétronable tartine beurre-salé-confiture, un jus de fruit, un thé. Rien de too much sauf que la tartine en entraînant une autre... j'avais avalé une demi baguette.
Le midi, une entrée (crudités) un plat (viande et légumes/féculent) un bout de fromage et un yahourt.
Pour le goûter toujours un petit gâteaux à me caler sous la dent.
Et le soir c'était souvent pareil que le midi.
Ajouté à ça les apéros de temps en temps, les petits plaisirs en plus style pizza et frites. Le soda à l'occasion...
Rien de très folichon nan? On ne peut pas dire que je me gavais. Mais par rapport à ma non-activité physique c'était beaucoup trop. Soit je pesais autant que je mesurais. Et on m'a tellement rabâché qu'il faut peser 10 de moins que sa taille... bla bla bla...pour les hommes c'est 5 bla bla bla... FUCK!
Je trouvais plus rien à me caler sur le bull, hormis des sarouels hyper large (que du coup t'as l'air encore plus large...) et surtout je me sentais mal. Ou quand "l'happy d'être ronde" n'assume plus. 

Et il y a eu le Japon: le moyen pour moi de revoir toute mon alimentation et de commencer à perdre du gras sans m'en rendre compte.
Que ce soit le matin, le midi ou le soir, on mangeait pour ainsi dire la même chose: riz, légumes, tofu, champignons, soupe miso...
Pas de sucre, de pain, de fromage, de viande, d'huile, de beurre... c'est pourquoi j'ai puisé dans mes réserves et j'ai fondu. Et ce qui est dingue c'est que je n'ai pas eu de coup de pompe, pas d'envie particulière, aucun manque. C'est bien que ça correspondait à ce que mon corps avait besoin, ni plus ni moins. Sans oublier qu'on se levait à 6h et qu'on passait nos journées à travailler dans les champs. S'il y avait eu carence je l'aurai senti.

Le retour en France aurait pu être le piège (comme à chaque retour de voyage). Des envies de miam miam façon maman, l'impression de redécouvrir notre terroir, se jeter sur le fromage, le pain...
Mais pour une fois, j'ai fais très attention à garder mon alimentation dite "de voyage". Il fallait que ça devienne ma nouvelle alimentation, que ça devienne naturel surtout. J'avais déjà perdu 7kgs en 2 mois, je ne voulais pas gâcher ça. Je ne voulais pas perdre plus, je voulais juste arrêter de prendre!
J'ai donc adapté ce que j'avais appris au Japon avec ce que je pouvais trouver ici.

Le matin c'est muesli bio, verre de jus de fruit, thé. J'ajoute une galette de riz confiture si j'ai vraiment les crocs ou un mug de fromage blanc.
Le midi et le soir, je ne fais qu'un plat où je mélange au choix:
Riz, nouilles chinoises, pois cassés, lentilles, quinoa, boulgour, pomme de terre, maïs...
Champignons, tomate, choux rouge, poireaux, courgette, brocoli, betterave, radis, asperge, artichaut...
Maquereau, thon, oeuf, tofu, wakamé...
J'assaisonne le tout de sauce soja, de vinaigre, de wasabi, de gingembre, de poivre, de basilic, de graines de sésame, de citron... sans jamais mettre d'huile ni de sel.
Et je finis avec du fromage blanc ou un yahourt au soja accompagné de chocolat noir pour la touche sucrée.

Alors forcément vous allez me dire que ce n'est pas très varié, mais tout le monde mange plus ou moins toujours la même chose nan? Alors autant que ce soit de bonnes choses.
Et c'est en ça que je n'ai pas le sentiment d'être au régime, puisque c'est juste devenu naturel.
Alors bien sûr, il m'arrive de manger du gras quand j'en ai envie, ou en soirées (histoire de pas passer pour l'oiseau de service) de boire des sodas, de craquer pour un Kinder, de me faire une tranche de pâte... mais c'est occasionnel, donc pas toutes les semaines.

9 mois plus tard j'en suis à 15kgs de perdus... (ce que d'autres auraient pris pour une grossesse). Je rentre dans n'importe quel jean's, je me la pète en bikini (et je ne me suis pas fait virer ou larguer!!! Alléluia!!)
Je ne suis pas non plus tombée dans l'extrème en devenant un tas d'os! (Au plus grand bonheur de Doudou. Gniark Gniark)

PS: non ce blog ne se transforme pas en blog cuisine, ni en blog cosméto... juste un petit coup de pouce à celles qui galèrent avec les kilos! Tentez ça si ça vous dis, mais jamais de Slim fast, Weight Watchers... et autres produits toxiques!!! Parce que manger reste avant tout un besoin mais aussi un plaisir.

PSbis: pleins de pensées à nos amis Japonais...   

   

8 septembre 2013

Le Clandestin, la Résistante et la Mule...

Après ces 2 mois à me la péter en mode tour du monde de la Caraïbe (que je vais te raconter promis) il était temps de rentrer au pays.
Et rentrer au pays c’est toujours une expédition.
Mais comme je suis quelqu’un de bien "organisée" ça ne devait pas trop poser de problème.
Dinou et moi-même sommes en transit à St Martin, accompagnés du Captain’, qui lui aussi rentre au pays mais pas dans le même avion que le mien…
Comment ça on n’est pas organisés???
Le Captain’ a bien tout retenu mes dates de retour pour prendre son billet en fonction du mien, mais n’ayant pas précisé que Dinou et moi étions pauvres, le Captain’ a réservé son retour sur la compagnie des riches… C’est con!
Bon, au moins on part le même jour, c’est déjà ça.
Les bisous, les tu vas me manquer, les fais bien attention à toi, allez on se retrouve demain à Paris mon chat.

Le Captain’ embarque tandis que moi je pars m’enregistrer.

_ Hi M’dam, this my passeport, this is Dinou’s passeport… hop hop hop vas y donne-moi la carte d’embarquement que j’aille vite faire une razzia au rayon magazine de pouf’ (la seule occupation qui me calme un tantinet en avion…)

Hop hop hop, M’dam prend ma valoche (qui ne dépasse pas les 23kgs ouiiiiiiii !) me sort ma carte d’embarquement et me demande d’aller régler à un autre guichet les 75$ pour Dinou, tout en flattant ledit Dinou au sujet de son si beauuu poil et de ses siiiiii beaux yeux, et de revenir la voir avec le p’tit papier qui dit que j’ai bien payé.
OK M’dam, j’y vais. J’y cours. J’y vole! Hihaaaaa!

Mon enthousiasme s’arrête net à l’autre guichet, où je fracasse ma joie de vivre face à une autre M’dam qui ne voit pas une seule seconde la beauté de mon Fils.
En fait elle ne le voit pas du tout mon Fils.
Elle ne le voit surtout pas enregistré sur ma réservation…

C’est là où le cauchemar commence.

What the Fuck ??? What the putain de fucking Fuck ???!
Comment ça Dinou il est pas enregistré ?
Comment est-ce possible ayant répété 1000fois à la personne chargée de ma réservation de ne surtout oh non surtouuut pas oublier d’ajouter Dinou à mon billet !

Nous voilà donc, Dinou et moi, bloqué à St Martin, face à une M'dam pas aimable pour un sous qui nous dirige vers le Big Boss de l'enregistrement.
Dans la famille Galèrien je voudrais la Mère et le Fils.... BONNE PIOCHE!
Le Big Boss de l'enregistrement n'est pas plus aimable et ne veut rien entendre.
Normal, lui n’y est absolument pour rien dans l’histoire et a des consignes à respecter.
Et ces consignes lui interdisent de prendre plus de 8 animaux en cabine, le quota étant atteint il n’a que 3 options à me proposer:

1 : racheter un billet d’avion pour Dinou et moi, pour le lendemain.
Genre tu crois que si j’avais les moyens de faire ça Monsieur, je me casserai le c** à voyager en classe « pauvre » ?
2 : aller acheter une caisse rigide et laisser Dinou en soute.
L’option numéro 2 étant complètement inenvisageable à mes yeux, je lui demande, le menton tremblant, l’option numéro 3.
Option numéro 3 qui est la suivante.
3 : il n’y a pas d’autre option. Je ne peux rien faire pour vous Mademoiselle.

Du menton qui tremble, je passe assez rapidement à la grosse crise de larmes, avec la voix qui part dans les aigus dès que je tente de le supplier de me laisser partir avec Dinou, en passant par les sanglots écorchés, les gémissements du fin fond de mes tripes et de mon regard de cocker au bord du suicide.

J’avoue que je suis dans un état second, à tel point que je ne me rends absolument pas compte que tous les gens qui font la queue pour enregistrer me voient me décomposer à petit feu.
Il y a même un élan de solidarité envers nous.
_ Mais Monsieur, voyez dans quel état se met cette pauvre jeune femme… Et regardez ce si beau matou… Vous ne pouvez pas faire ça !
_ Enfin Monsieur… un peu de compassion. Laissez les passer que diable.
_ Ouais putain c’est vrai quoi M’ssieur, elle saoule personne avec son chat !!!
_ Ha non mais moi j’appelle la SPA direct’, vous n’avez pas le droit de la forcer à abandonner son animal !!! Je crie au scandale !!!

Le Monsieur me dit d’attendre sur le p’tit banc là-bas au fond, il ne me promet rien mais il va faire son maximum. Il viendra me chercher à la fin de l’enregistrement.
Je le soupçonne de vouloir m’éloigner de la file histoire de calmer la tension qui s’est installée dans les rangs, depuis déjà plus de 30 minutes.
Je pars rejoindre le p’tit banc, portant toute la misère du monde sous un bras et Dinou sous l’autre…

Sauf que moi j’aime pas attendre. Je sais pas attendre moi. Attendre dans mon coin et pleurer toutes les larmes de mon corps c’est pas mon truc.
Entre 2 kleenex je me rends compte que j’ai ma carte d’embarquement (la 1ère M’dame me l’avait faite avant de savoir la suite de l’histoire.) J’ai donc ma carte d'embarquement, mon passeport et ma valise est enregistrée…
Un tilt cérébral prend le dessus sur les larmes et BAM !
Je regarde mon Dinou bien droit dans les yeux, je nous souhaite bonne chance et je décide de passer en zone d’embarquement sans l’accord du Big Boss de l’enregistrement.
Que ce soit à la zone des douanes où à celles des rayons X, là-bas personne n’est censé savoir que je voyage avec un chat clandestin.
Le problème va se poser à l’embarquement, où bien évidemment ce sera toutes les hôtesses et le Big Boss de l’enregistrement qui vont nous faire monter dans l’avion.

Je mets au point un plan A, qui n’a pas de plan B, puisqu’il est hors de question que j’abandonne mon fils et encore moins qu’on ne parte pas !

Je sèche mes larmes et pars à la recherche d’une mule.
Loin de la mule prête à faire passer des kilos de drogue dans son estomac contre pas mal d’argent, juste une mule prête à monter dans l’avion en réussissant à planquer un sac à fleurs de 70cms de long pour 40cms de large, sur son dos…
Je trouve vite la mule, en la personne de « Chacha » (une mule prédestinée à faire passer mon Chat Fils)

Une Résistante, voyageant elle-même avec son mini chien clandestin, se porte volontaire pour faire le transfert, sous les yeux du Big Boss de l’enregistrement qui n’a pas idée de ce qu’une mère est capable de faire pour son fils.

La mission est loin d’être gagnée puisque 5 minutes après le transfert le tant attendu :
_ Mlle P. Soïzik est priée de se rapprocher du comptoir A3… Mlle P.

J’enfile mon masque de désespoir et je me prépare à lui sortir un bon gros bobard.
Voilà ce que ça donne :
_ Bon alors… Il est où le chat ?
_ Le chat ? Bah (snif) je l’ai laissé à une dame mon chat, (snif) une amie va venir de St Barth le récupérer et elle (sniiiif) elle me le ramènera la semaine prochaine en métropooooole (bouuuuh sniiiif)…
_ Mais Mademoiselle, je vous avais dit de m’attendre ! J’ai eu le commandant de bord, il était d’accord pour que vous le gardiez avec vous… Raaaah…

Haaaa p*tain de m*rde !! J’en ai trop fait pour lui dire que non j’ai menti, que Dinou est planqué sur le dos d’une mule, que je comptais le faire passer en passager clandestin ; qu’une résistante m’avait aidé… que…
Oh et puis m*rde ! Je continue mon cinoche et je repars, sniffant tout ce que je peux.

Je file dare dare informer la mule que Dinou peut être là mais que du coup bah toujours pas…
Et là… Bah la mule se braque. J’aurais dû dire la vérité. Elle ne veut plus passer le sac.
2 secondes de réflexion et zou je retourne voir le Big Boss de l’enregistrement et je lui fais la totale :

_ Haaaaaa Monsieur !!! Je viens d’avoir la dame et bah elle est d’accord pour me ramener Dinou et me le faire monter en zone d’embarquement par quelqu’un ! D’accord Monsieur ? C’est d’accord ? Hein diiiiis ?
_ Hum hum (genre prend moi pour un jambon…) oui oui bien sûr, allez le « récupérer » votre chat. Ça fera 75$.

Je dégaine la carte bleue, je cours récupérer mon chat, je pars fumer la dernière clope et yallaaaaah c'est partit mon kiki!!!

Et c'est une fois arrivée dans l'avion que je me suis rendue compte que je n'avais pas acheté de magazine de pouf'...
Ok bah jsuis bonne pour flipper pendant 8H30... Haaaaaa! Chier!!!!

J'ai flippé, j'ai mangé, j'ai flippé et j'suis tombée de fatigue, avec toutes ces émotions je n'avais plus assez de force pour flipper...

Le vol s'est relativement bien passé, comparé à celui-ci. Roger a géré, Dinou aussi.
On est finalement arrivé au pays, ravis et frigorifiés...
C'est partit pour 1 mois et demi de "P*taiiiiin mais j'ai froiiiiiiiid sa grand mèèèèèreuh!" emmitouflée dans des pulls, écharpes, chaussettes sous une grosse couette...

Mais on est au pays... et ça... ça me réchauffe le coeur!

 

4 juin 2013

Comment voyager quand tu vis sur 24km²

Depuis que j'ai décidé de poser les valises sur le caillou j'ai dû calmer ma soif de voyage.
Et je dois t'avouer que ça me manquait.
Ça me manquait de ne plus découvrir de nouvelles cultures, de ne plus sentir cette liberté de dormir toutes les nuits dans un endroit différent, de me lever dans un environnement inconnu.
Ça me manquait de ne plus voguer au fil de mes envies, le sac à dos en guise de maison.
N'ayant pas les moyens de m'offrir un road trip de sitôt j'ai dû trouver un moyen de voyager sur le caillou. 
Je n'ai rien trouvé de mieux que le déménagement.

Il y a 2 mois je quittais la villa de Marigot pour une tite case à Lurin.
Une tite case au milieu du zion, sans clim, sans wifi, sans eau chaude... une tite case avec des tentures, de jolies bougies, et des musiques d'ailleurs.
J'y ai vécu pendant 1mois et demi avec un voyageur, lui aussi venu d'ailleurs.
De la tite case à Lurin, j'ai continué mon voyage sur un canapé à Cul de Sac.
Un canapé dans une jolie maison, une maison du bonheur avec de jolies fleurs.
Dans cette maison il y a toujours un bon gâteau en train de cuire dans le four, on joue à des jeux, on prend soin les uns des autres. J'y ai vécu avec un cuisinier au grand cœur et une future maman, pendant 10 jours.
Ma soif d'aventure m'a conduit à Lorient chez une amoureuse à l'accent lointain et une protectrice des animaux, devenue la tata de Dinou fils.
Avec elle, on parle aux oiseaux, on donne à manger aux iguanes, on recueille les chiens errants.
Et quand il fait beau on bronze au bord de la piscine, tout en sauvant les fourmis de la noyade.
Grâce à Cédric, grâce à David & Angelina, grâce à Sarah & Rebecca, Dinou fils et moi venons de faire un joli voyage.
Un joli voyage plein de rires, de belles nuits sous les étoiles, de bons repas.
Un grand merci à tous...
Pour Dinou Fils le voyage s'arrête chez Tata Sarah, qui je suis sûre s'occupera de son neveu à merveille.
Quant à moi je repars pour une nouvelle aventure.
Dans 5dodos je pars vivre sur un bateau.
L'océan va devenir mon jardin... bien plus grand que 24km²!
T'inquiète pas je te raconterai...
6 avril 2013

** 10 ans **

 

Hier j'ai eu 20ans.
J'ai emménagé pour la 1ère fois avec un mec.
J'ai eu ma Licence.
J'ai monté mon spectacle.
J'ai quitté mon mec.
J'ai été malheureuse. Très. Trop.
J'ai vécu l'amour.
J'ai voyagé aux quatre coins de la planète.
J'ai appris un métier.
J'ai trouvé mon paradis sur terre et j'y suis restée.

... 10 ans ...
Déjà 10 ans.

Et demain?

Demain je découvrirai la mer.
J'aurai 30 ans.
J'aimerai.
Je changerai de métier.
J'aurai moins peur.
J'écrirai.
J'aurai des enfants, et peut être même que je me marierai.
Je serai une femme de 40 ans.
Je verrai mes enfants grandir et je leur raconterai.
Je me souviendrai.

Je me souviendrai de son rire, des larmes qui coulaient le long de ses joues, le souffle déjà manquant.
Je me souviendrai du bleu de ses yeux, pétillants, en colère parfois, mais jamais contre moi.
Je me souviendrai du rythme qu'il tapait sans cesse: les doigts sur la table, et son pied qui suivait le tempo.
Je me souviendrai de ses silences alors que j'avais envie qu'il parle, qu'il me raconte.
Je me souviendrai qu'il m'écrivait, qu'il m'aimait et qu'il était fier. Mais ne le disait pas. Pourtant il était fier. Fier de la dernière.
J'aurai oublié le son de sa voix mais je me souviendrai de son odeur; mélange de tabac froid, de musc, d'épices. Il était "poivré" mon Père.

Il était rêveur, fantasque, voulait tout mais ne faisait rien.  
Il était râleur, colérique, un brin moqueur.
Éternel insatisfait il est passé à côté.
À côté de nous, à côté de tout. 

Je me souviendrai que je lui avais promis que je ne serai pas triste, que je serai "grande", que je profiterai de tout ce qu'il n'avait pas fait, que je me ferai aimer, que je vivrai mes rêves sans juste les laisser filer... 
Tout ça je l'aurai fait.
Je me souviendrai de cette date. Rien qu'une date.

Une date où ça n'est pas plus douloureux que les autres jours.
Où ça ne le sera pas moins.
C'est une date. Rien qu'une date.
Le premier jour.
La première semaine.
Le premier mois.
La première année...

Aujourd'hui ça fait 10 ans.

10 ans que mon Père me manque comme si c'était hier...



 

 

5 avril 2013

La coloc' ou comment apprendre à vivre seule en étant 4 sous le même toit...

Je ne t'en ai encore jamais parlé mais comme beaucoup de gens ici je vis en coloc', et pas n'importe quelle coloc'.
Je vis avec 3 mecs. Des vieux.
Bah oui hein, à plus de 40 piges pour moi t'es un vieux, parce que moi bah j'ai pas 30 ans. 'fin pas encore.
Bref je vis en coloc avec 3 mecs.
Me faire accepter n'a pas été chose aisée vu qu'à la base ils cherchaient un mec, un vieux comme eux, avec surtout pas d'animaux.
Bon bah finalement ils m'ont pris moi, jeune femme de pas 30 ans avec mon Dinou fils. Dinou fils c'est mon chat.

J'aimerai pouvoir te raconter ma vie à la coloc mais par respect pour eux je ne te raconterai pas.

Quoooa la raconteuz qui raconte pas???!

Bah non je peux pas raconter. Pas tout du moins.

Coloc n°1 c'est le chef de la coloc. C'est celui qui gère. Qui fait le ménage. Qui s'occupe des éviers quand ils sont bouchés. Qui descend les poubelles. Qui construit des abreuvoirs à colibris. Qui arrose les plantes.
C'est aussi celui qui me laisse des surprises dans mon frigo en forme de douzaine d'huitres, de saumon fumé, de plats traditionnels créoles, de foie gras, de Chardonnay. Il fait tout ça quand je suis au travail et la nuit c'est lui qui travaille, donc on ne se voit jamais.

Coloc n°2 c'est le frère de coloc n°1. C'est celui qui fait pas de bruit et qui n'aime pas les gens qui en font. Il travaille beaucoup et quand il travaille pas il dort. Sachant qu'il dort quand je suis au travail et qu'il travaille quand moi je dors, coloc n°2 je le vois jamais non plus.

Coloc n°3 c'est celui qui oublie tout. Qui oublie d'éteindre les robinets, qui oublie de ranger ses affaires. Une fois il a même oublié ses clefs dans son frigo. Heureusement il est gentil. Mais je le vois pas beaucoup. 

Ils sont tous les 3 gentils d'ailleurs. Ils m'ont jamais posé de questions, du coup je crois qu'ils ne savent pas trop qui je suis.

Pour eux, Coloc n°4 c'est "la miss et son chat". Celle qui ne fait pas de bruit. Celle qui ne parle pas, sauf à son chat. Celle qui part tôt et qui rentre tard. Celle qu'on-ne-sait-pas-trop-ce-qu-elle-fout-de-ses-journées-et-qu-on-ne-voit-jamais.

Ca fait 5 mois qu'on vit tous sous le même toit et on ne se connait pas.

Demain "la miss et son chat" quittent la coloc' mais je ne suis pas sûre qu'ils s'en apperçoivent.

Euh, bah... Salut les gars c'était sympa! Merci pour tout j'ai adoré!

Et sans aucune ironie je peux dire que j'ai eu des colocs en or. Parce que grâce à eux j'ai appris à vivre seule.
Et à "pas 30 ans" il était sacrément temps que j'apprenne.

Dinou Fils et moi même n'ayant pas les moyens de réellement vivre seuls on s'installe dans une autre coloc'.
Parce qu'on a pesé le pour et le contre et on s'est rendu compte que la case elle est bien, ça c'est sûr.
245m², 4 terrasses, belle vue, belle lumière, place de parking. On peut recevoir des copains. Pleins même. 
Les colocs sont gentils et ne font pas de bruit.
Mais on s'est rendu compte aussi qu'on n'y était jamais à la case.
Et payer 1000 balles de loyer pour être dehors c'est pas que ça commencait à nous saouler, mais un peu si quand même. Ouais en fait ça nous saoulait grave.
Autant aller dans une 'tite case avec 1 terrasse/belle vue/belle lumière/place de parking aussi/ pour moins cher. Bah oui hein.

On ne connaît pas encore "Futur Coloc et sa chatte" mais on espère qu'ils feront pas trop de bruit et qu'ils seront gentils.
D'toutes façons nous, on est toujours dehors.  

4 novembre 2012

Comme un p'tit pressentiment...

Un pressentiment, rien qu'un tout petit doute qui te dit que non non non, tu ne monteras pas dans cet avion, parce qu'il y a eu un signe. Juste un ptit truc qui fait que tu le sais, tu le sens, ce sera ton tout dernier voyage. Le voyage du crash... du vas y qu'on coule en plein Atlantique ou qu'on explose en plein vol. Au choix.

Le signe ça a été une erreur sur ma carte d'embarquement. Rien de grave en soi, mais je pensais qu'avec toutes ces normes de sécurité on ne laissait pas passer quelqu'un avec une erreur colossale, que dis-je une erreur intersidérale, sur sa carte d'embarquement.
Mon nom et mon prénom correct.
L'heure et le numéro de vol correct.
Mon identité sexuelle... pas correcte!

Je suis, sur ce vol, Monsieur Soïzik P. Et à mon grand étonnement ça n'a choqué personne.
Je fais la queue, à défaut d'en avoir une, pour monter dans l'avion et là j'en informe une pote qui ne savait pas ô combien je pouvais être superstitieuse quand il s'agit de voler dans une machine qui est tout sauf un oiseau géant capable de porter 350 personnes. D'ailleurs le jour où les oiseaux se lanceront dans le transport d'humains je serai bien plus rassurée que de monter dans un avion. Mais passons.
Je révèle l'erreur, et c'est alors qu'elle me répond tout naturellement « Tiens c'est con, si on se vautre ils vont chercher un mec et là bah ça sera pas facile de t'identifier! »
Mon sang ne fait qu'un tour et je suis prise d'une envie incontrôlable de repousser mon départ. Sauf que, à moins de passer pour une psychotique névrosée, je n'ai guère le choix, je dois monter. Un petit coup de respiration ventrale... et ça repart.
Me voilà dans l'avion.
Comme à chaque fois avant de décoller je m'adresse à Roger (mon pilote perso imaginaire) à voix haute (mais pas trop pour pas passer pour une foldingue) dans mon micro magique imaginaire qui se trouve sur mon poignet gauche. C'est mon petit rituel anti-stress et impossible de décoller sans le faire.
Je lui demande s'il a passé une bonne nuit, s'il est en forme et s'il pouvait faire en sorte qu'on fasse un super vol. Je dois finir ce petit rituel par un bisou magique sur mon poignet et un « Je t'aime Roger ».
Sauf que là, y'a une hôtesse qui passe à côté de moi au moment précis du bisou magique et je ne peux aller jusqu'au bout. Miséricorde!
On ne coupe pas un rituel en deux. Il faut que ça file, que tout soit enchaîné, hyper raccord!!! Panique à bord!
Je me retrouve obligée de faire le bisou magique qu'une fois que cette dinde d'hôtesse se barre de ma rangée! Ça sent pas bon! Ha non non non. J'aime pas très bien ça du tout. Me revoilà à paniquer sévère.
Respiration ventrale... et ça repart.
Je tente de m'occuper en faisant des ptits tinouninou à Dinou (mon chat fils qui hait au plus haut point se retrouver dans un avion lui aussi, tu peux le lire ici).
Roger met les gaz et zou on décolle!

Même pas peur, enfin bien moins que Dinou qui se transforme en Roi de la jungle dans sa caisse.

Le vol se passe plutôt pas mal, jusqu'au moment où, au bout de 3 heures de vol, Roger prend le micro et va complètement pêter les plombs! Une femme s'est fait prendre à fumer dans les toilettes et Roger l'est hyper en colère.
Il nous dit qu'il faut 7 secondes pour qu'un avion explose en cas d'étincelle, qu'il en a rien à fouttre et que quitte à y passer il peut se la jouer en mode amerrissage et que dans ce cas on a aucune chance de survie parce qu'on est en plein milieu de l'Atlantique. Heu Roger t'es pas complètement barré de dire des choses pareilles??!
A quoi ça sert alors tout ces chalalas des hôtesses avec leur bouée et leur tuyaux d'oxygène?! C'est des mythos en fait c'est ça??! Vous faites tous croire qu'on pourra s'en sortir mais en fait vous le savez tous qu'il n'y a aucune chance??!
Haaaa Roger mythoooo! Encu** Roger!
Et moi en plus on pourra jamais m'identifier parce qu'ils vont chercher un mec et que moi j'ai pas de zizi bordel!
Et BAM me revoilà à hyper-ventiler... Respiration ventrale... et ça repart.
Roger t'es rien qu'un con d'abord et je t'aime plus mais là sur le coup je te le dis pas tant que tu m'auras pas redéposé sur le plancher des vaches! Et la prochaine qui se grille une clope dans les chiottes je la fais passer dans le trou d'évacuation!
C'est compris?

 Un signe, juste un signe qu'elle a dit la demoiselle? A ce stade c'est limite si c'est pas écrit sur grand écran qu'on va y passer. Parce que Roger qui dit haut et fort dans son micro que lui il est prêt à y passer ça prouve bien qu'en cas de ptits soucis technique il va pas faire de grands efforts pour nous sortir de là.

Put*** il fallait que je tombe sur un Roger hyper susceptible et pas super fan de la life... Jsuis deg...

Si j'te dis qu'une heure après j'ai encore cru y passer tu me crois?

Une heure après commencent des petites pertubations. Et ça j'aime vraiment pas du tout, du tout. Du tout.

Respiration ventrale... et ça repart pas du tout parce que là pour le coup ça secoue grave sa mémé dans les cocotiers et Roger reprend le micro. Il demande à l'équipage de bord de s'assoir et de s'attacher.
Ok là j'ai très si peur. Fais pas le con Roger, sors nous de là!!!
Et qui c'est que je vois assise en face de moi?
Et bah l'hôtesse qui m'avait coupé dans mon rituel du bisou magique! Jsuis à deux doigts de la traiter de tous les noms cette greluche et de lui hurler que tout ça c'est rien  que de sa faute, mais je suis bien trop occupée à enlever toutes mes fringues (coup de chaud de malade) et à essuyer mes mains qui pissent (j'ai jamais autant transpiré des mains).
Dinou quant à lui, se met à pisser tout court et je me retrouve pleine de son pipi sur les genoux, parce que pour le calmer je n'ai d'autres solutions que de mettre sa caisse sur mes genoux et de le caresser. Et ce, pendant les 8h de vol. Hyper pratique et confortable. Pour le coup je suis forcée de le mettre à mes pieds, et autant il ne supporte pas les vibrations des moteurs sous ses petites pattes autant il déteste se retrouver dans son pipi...
On continue à être secoué dans tous les sens et là je me fais une raison. Pour nous ça va être un sale moment à passer c'est sûr. Mais je sais que ça sera encore plus dur pour ma famille, mes amis... eux ils auront toute la vie pour avoir mal. Nous ça va aller vite....

C'est alors que Roger reprend la parole et nous dit qu'il a demandé l'autorisation pour aller encore un peu plus haut histoire de sortir de ce vent qui nous trimballe sévère.
Enfin moi, un vent qui fait bouger un avion c'est plus trop un vent mais une tornade mais bref. Si Roger il dit que là haut ça sera pas le vent et bah allons y!

Nous y allons et les hôtesses peuvent se détacher. Même la greluche. Je l'aurai bien attaché tout le reste du vol celle là!

Le reste du vol se passera normalement sauf que j'aurai un mal fou à desserrer la mâchoire et que  ça sentira si tant le pipi de chat sur moi. Roger a quand même fait un super atterrissage. Crâneur.

Et je lui ai quand même dis Merci et à la prochaine. A moins que la prochaine fois je rentre en bateau en fait...

Tu l'auras deviné je suis de retour sur le caillou.

16 août 2012

Un 15 Août au boulot...

Ce matin j'ai un gros trentenaire dégoulinant de fric et transpirant l'autosuffisance qui rentre accompagné de sa femme dans une main et de son smartphone dans l'autre.
A peine bonjour, je comprends qu'il est en conversation hyper trop super importante avec un de ses associés.
Ca parle argent avec des chiffres à rallonge ainsi que de formules que j'ai jamais entendu de ma pauvre vie.

_ OK Jean Dav', tu me places 178 millions sur la D34-48 mais tu fais bien gaffe à bouger la 126R2 de 3%. Ok.
Ensuite tu me fais la même sur le DD84 mais tu mooves 1,97% de 345 millions sur la 40.
Jean Dav' t'as compris?
Putain Jean Dav mais fais le.
Fais juste ce que je te dis.
Cherche pas merde!!

Il raccroche et daigne enfin faire attention à ma présence, ce dont je me serai certainement passé.

_Bonjour Mademoiselle.
Vous allez bien?
Oui ça va?
Bien?

Putain mais ferme la ta sale gueule bordel, j'peux même pas en placer une làààà!!!
Ouiiiiii ça va conn#rd!!!

_Moi, je vais pas trop mal merci Mademoiselle.

Putain mais je t'ai rien demandé!

_Juste Jean Dav' qui m'a un peu gonflé. L'est con ce Jean Dav'. Je lui demande pourtant pas grand chose. Juste de faire ce que je dis!

J'essaie de me recentrer sur Madame sinon je sens que je vais lui foutre ma main dans la gueule... jsuis pourtant pas violente mais il m'enèrve sévère le Gros plein d'thunes!

_C'est vrai à la fin, c'est toujours la même merde avec lui. De toute évidence c'est toujours la même merde avec les exécutifs. Ils peuvent pas s'empêcher de vouloir réfléchir. Sauf qu'on leur demande pas de réfléchir.
Vous êtes pas d'accord Mademoiselle?

Et sinon, espèce de trou du c**  de c¨¨ de sa race, t'as pas l'impression que c'est toujours la même merde avec les gens comme toi. Les clients?!
Ils peuvent pas s'empêcher de rentrer dans une boutique, de pas dire "Bonjour", de toucher à tout, de tout déplier, de foutre leurs doigts dégueulasses sur les miroirs, de raconter leur life tout en demandant à mettre de côté des choses qu'ils ne prendront jamais!
De sortir en n'étant pas foutu de fermer une porte et surtout de ne jamais dire "Au revoir".
On leur demande pourtant pas grand chose aux clients.
Juste de faire péter la carte et de fermer leur gueule!

Alors tu vois gros con de décérébré, ici c'est moi l'exécutive et heureusement pour moi ça ne m'a jamais empêché de réfléchir!
Maintenant tu sors ta carte et tu dégages!

#Lespersonnagesetlessituationsdecerécitétantpurementfictifstouteressemblanceavecdesperson nesoudessituationsexistantesouayantexisténesauraitêtrequefortuite#

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
J'aurais voulu être une raconteuz'
Publicité
Publicité
J'aurais voulu être une raconteuz'
Archives
Publicité