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J'aurais voulu être une raconteuz'
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23 octobre 2012

Wouaw!!!

Rassurez moi là?

Style je vais me faire casser la face par les nouveaux-arrivants-saisonniers?
Ou style ça va être le tapis rouge à la descente du Great Bay?
Non parce que je viens d'avoir mon heure de gloire là les gars!!

L'article, que dis-je Zi artikeul a fait le tour du caillou et forcément les gens bah ils ont dû dire des trucs là.
Des trucs des fois genre "Ouais grave, la nana elle a trop raison!!" ou alors genre "Mais qu'elle reste chez elle celle là aussi lààà!"...

Mais c'est ça la popularité, c'est s'exposer à coeur ouvert face à la foule en délire (si ce soir il fait chaud, c'est qu'on moooonte les mains... ouais tu connais la chanson!)
Pfff jsuis trop dégoutée merde, je vais plus pouvoir me balader peinard, cheveux aux vents sur Moby sans me faire alpaguer par des hordes de paparazzi.
Les autographes, les sourires forcés, les photos-souvenirs avec les enfants sur la plage...
La reconnaissance quoaaa!
Et puis quoi après?
Le Goncourt??!

Nan je suis pas prête pour tout ça!
Naan laissez moiii! Haaa!...
J'ai pas tout guéri mes névroses d'artiste écorchée.
Nan je ne suis pas assez forte pour supporter la critique.
... HA!
Cachez moi dans le trou de la souris qui n'a jamais écrit...

HO Dalida Nothomb! (Imagine ce mix de ouf')
Wake Up!!

Dans une semaine c'est le come back on the rock (bilingual attitioud) et c'est pas encore pour de suite que tu vas pouvoir payer ton loyer (ouaiiiis grave j'ai trouvé une villa avec jaccuzzi #merciàtouspourvotreaide# et courage à ceux qui cherchent toujours) avec tes petits articles qui font rire comme des guilis sous les bras (mais ne sens surtout pas tes doigts après!)
Va falloir retourner au turbin!

Et ptèt' bien que tu vas pas me croire mais mes clientes m'ont manqué.
Ha si si si!

 

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22 mai 2012

Voir sa vie défiler en 2 minutes... un concept intérressant!

Tu as quelques problèmes de mémoire et tu veux revoir le film de ta vie en accéléré?

Une seule solution: te retrouver dans une situation périlleuse et frôler la mort.
Bon, le mieux c'est de ne pas trop titiller la faucheuse non plus. Dans ce cas tu pourrai effectivement voir ta vie défiler mais ne jamais pouvoir rajouter de pellicule à la bobine.
Et ça, ça serait vraiment super con.

Il te suffit de décider, bien que tes intestins se mettent à danser la gigue rien qu'à l'idée de le faire, d'accepter de faire une plongée de nuit.

Tu savais déjà que pour moi, la plongée de jour était limite. Mais après plusieurs plongées j'avais réussi à prendre confiance et à gérer.

Bref, me voilà partie pour tester la nuit. Rien de plus compliqué que le jour, tu respires et tu ne lâches sous aucun prétexte ta lampe qui te permettra de ne pas te perdre dans les fonds marins.
Jusque là tout va bien.
Fastoche.

Je descends accompagnée des copains, et le mono en guise de binôme. 
Il fait tout noir mais les faisceaux de nos lampes éclairent tout ces jolis poissons que l'on ne voit jamais le jour, les coraux ont des couleurs totalement différentes aussi.
On est plongés dans les ténèbres des profondeurs...mystique!
J'ai un peu peur mais même pas trop.
Et d'un coup d'un seul je perds le fil de ma respiration. C'est pourtant pas compliqué bordel, je le fais tous les jours, toutes les heures, les minutes, les... Ouais bah ça va, normalement je sais respirer!
Mais là mes poumons se vident (super malin!) et je commence à remonter à la surface!
Pas de panique Monique, "Tires sur la bobinette et ton gilet se dégonflera" t'aurais dis le Petit Chap' Roupe version La Petite Sirène.
Ce qui te laissera bien au fond avec les copains et le mono!
Sauf que Monique est tout sauf hyper à l'aise avec la bobinette, surtout avec une lampe dans sa main et que BIM en à peine 15 secondes je me fais une surface!
C'est mathématique, physique, biologique! Un poumon vidé de son air te transforme en ballon!

Je t'explique.

Me voilà donc à la surface, en pleine mer, seule au monde, à commencer à couler sous le poids de mon gilet et de la bouteille. Parce que mon gilet est bien évidemment trop gonflé pour que je reste au fond et pas assez pour que je reste à la surface.
Et c'est là où ça commence à paniquer sévère dans mon cerveau.
Et qui dit "panique" dit "je vais faire tout ce qu'il ne faut pas faire pour s'en sortir".
J'enlève donc mon gilet, mais je m'obstine à le tenir à bout de bras, (ça aussi c'est super malin vu qu'une bouteille pèse environ 15kgs) en espérant pouvoir le regonfler afin de m'en faire une bouée le temps que quelqu'un me trouve... Et dans ces moments là tu as une facilité à imaginer le pire...même de nature optimiste tu te dis forcément que tu vas y rester.
Ton instinct de survie te rends limite croyante.
Oui c'est ça! Tu pries! Tu pries tous les ptits jésus de la Terre et des Mers dans l'espoir que quelqu'un te retrouve, mais encore vivante! Parce que l'idée qu'on te retrouve déjà morte bah tu trouves ça un peu pas envisageable.

Je bois la tasse, le courant me fait dériver mais je ne sais pas si je dérive vers le bateau ou à son opposé. 
Entre deux goulées j'hurle à la mort, mais je suis bien trop loin des côtes pour qu'on ne m'entende.
Le seul moyen qu'on me retrouve vite, c'est de faire des signes avec ma lampe sous l'eau pour que le mono, du fond, me localise. Et que je me calme pour garder le peu de force que j'ai.
(Style j'avais mangé il y a des heures et qu'une pauv' salade.)

C'est donc à ce moment précis où ma vie commence à défiler...
Ma 1ère dent de lait, ma rentrée au collège, mes premiers amours, ma famille, mon Dinou Fils, mon Doudou... vous!
J'ai tout vu.
Tout ceux que j'allais perdre, tout ceux que j'allais laisser.
J'ai dû rester 2 minutes à la surface, à me débattre avec mon gilet, à imaginer le pire...
Les 2 minutes les plus longues de toute ma vie.
Et dire que Florence Arthaud est restée plus de 2 heures elle... warrior la meuf!

Au bout de 2 minutes j'ai vu une lampe au fond, qui s'est approché de moi.

Yallllaaaah, le cri de la délivrance, les larmes de joie, la sensation d'être passé tout près.

Le gentil mono me calme, dédramatise de suite, me recolle le gilet sur le dos et ZOU me revoilà au fond, au milieu des tortues, des gros tarpons, des perroquets et des copains.

Sur le coup personne n'a compris ce que j'avais foutu. Moi non plus d'ailleurs.

Bref j'ai fait ma plongée de nuit. Et depuis je kiffe encore plus la life!
Etrange?
Non.
J'suis une rescapée moi les gars!



 

 

27 février 2012

LOST

Tu connais Esope? Nan?
Mon non plus.

Mais je connais sa fable "Le garçon qui criait au Loup".
Tu sais ce p'tit berger qui, à force de faire croire aux gens du village que le loup allait le bouffer, s'est finalement fait attrapé sans que personne ne lui vienne en aide.

Bon.
Bah pour Doudou je fais un peu trop ma "p'tite bergère".
Non pas que j'ai peur que le Loup vienne me bouffer. Au contraire. Mais là n'est pas le sujet.
Non. Il trouve juste que je crie un peu trop facilement à la perte de mon téléphone et/ou mes cigarettes et/ou mon chéquier et/ou une fringue...
Dès que mes affaires ne sont plus dans mon angle de vue je panique.
Sachant que je suis un peu myope et astigmate sur les bords... j'ai pas un angle de vue très large.

Une scène type de ce genre ça donne:

Douuuudou!! J'ai perdu mon sac! Putain ça y est je l'ai perdu!! Haaaaa!!! Sa grand mère la p*** on me l'a volé! C'est sûr. C'est ça! DOUDOUUUUU on m'a volé mon saaaaaarrrgghCCC!

Pendant ce temps Doudou végète sur le canapé.
Je fais des vrilles arrières. Il attrape son paquet de cigarette.
Je m'arrache les cheveux. Il en sort une et la porte à sa bouche.
Je bave de colère. Il l'allume.
Mes yeux sortent de leurs orbites. Il aspire.
J'halète, j'hyper-ventile... Il recrache la fumée et me sort son "D'toutes façons tu perds jamais rien" en me tendant mon sac qui était sous le canapé.

Oui notre canapé ressemble plus à un banc qu'à un canapé.
Dans le sens où sous un canapé tu peux perdre des petites choses (ex: pièces de 20cts, briquet, passeport...) bah chez moi on peut carrément y perdre un sac, voire un poney. 

Comparé au nombre de fois où j'ai hurlé c'est vrai que je n'ai pas perdu grand chose.

Mais je ne me suis jamais vraiment remise de la perte de mon petit éléphant (perdu dans un parc à St Nazaire il y a 22 ans) de mon bonnet-fait-maison (perdu à Super Besse il y 8 ans) de ma siouper veste-kaki-à-la-mode-militaire-cintrée (perdue entre Tours Angoulême et Paris il y a 4 ans) et de mes boucles d'oreilles en bois from Bali (perdues à Bora Bora il y a 8 mois)...

Si j'dis ça c'est parce qu'il y a 10 jours je me suis rendue compte que j'avais perdu une bague.
Et que j'ai pas voulu me la jouer à la "P'tite bergère prête à se faire attraper par le Loup" alors j'ai cherché avant de crié.
J'ai retourné la case, j'ai refait mes journées et mes soirées.
J'ai surtout refait les endroits où j'ai fait pipi et/ou la vaisselle ces 10 derniers jours.
J'ai même lancé des chaînes de l'Espoir sur tous les réseaux sociaux. 

Rien. Que dalle. 
Ma bague est partie pour toujours au cimetière des objets perdus.

J'peux te dire qu'elle a pas fini d'hurler les fesses à l'air la p'tite bergère!!! 

24 novembre 2011

All over the world

A toi cher(e) lectrice(eur) qui ne me connaît pas dans la vraie vie mais qui a juste la chance de me rêver comme une nana hyper drôle, aventurière, charmante et un poil atypique (alors que pour de vrai j'suis une chieuse de 1ère classe et en plus j'ai un caractère de merde) sache qu'il y a peu c'était mon anniversaire.
Mais t'inquiète pas, je ne t'en veux pas de ne pas me l'avoir souhaité... hum hum, maintenant tu vas pouvoir le faire...

En ce jour de gloire j'ai eu la chance (merci Facebook) d'avoir une ribambelle de joyeuses pensées d'anniversaire du monde entier (enfin pas de tous les pays mais de tous les continents et c'est déjà pas mal) en guise de cadeaux.
C'est l'jeu... je suis toujours loin des miens en cas de jour particulier (jour où dans la plupart des cas on t'offre des cadeaux j'veux dire).

Mais tu vas pouvoir te ratrapper puisque je vais te permettre de me faire un super trop chouette cadeau, et même que ça te coûtera rien.

En tant qu'auteur autodidacte (traduis par: c'est pas forcément intelligent ce que j'écris, c'est juste que jte raconte ma life et à première vue tu en redemandes vu que tu viens régulièrement faire un tour par ici) j'ai comme projet (fou fou le projet) de pouvoir éditer un jour.
Pour cela j'ai besoin qu'on me lise, qu'on me partage, qu'on me donne son avis, qu'on m'encourage (ça c'est pour l'artiste écorchée) bref qu'on parle de ce que je raconte.
Et c'est là que tu vas pouvoir m'aider, où que tu te trouves.

Tu vis en Belgique, en Suisse, en Russie, aux Etats Unis, en Nouvelle Calédonie, dans les Antilles, au Japon, en Polynésie... et je sais que tu me lis et je sais aussi que tu as forcément un compte Facebook (limite ma grand mère en a un).
Et chose que tu ne sais peut être pas c'est que je t'invite généreusement à partager mes articles, à me liker, et à faire découvrir mes Z'aventures en Zailleurie.
Et aussi, si le coeur t'en dis, à mettre des petits commentaires parce toi tu me connais (un peu) mais moi je ne te connais pas du tout!

Ayè j'en ai finis avec mon racolage, tu peux retourner à tes occupations.

A la revoyure les zouaves!

 

Si tu le fais pas je t'en voudrais pas va... mais ça serait un super cadeau d'anniversaire!  :-)

31 octobre 2011

Rentrer au pays c'est...

Des soirées restos à se gaver de tout ce qu'on ne pourra plus manger.

Des soirées apéros et se demander comment on va rentrer.

Ne pas vouloir perdre de temps, profiter de chaque instant.

Faire des centaines de kilomètres.

Redécouvrir le paysage par la fenêtre. 

Regarder les feuilles tomber, courir sous la pluie.

Se réchauffer à l'abris d'un café en attendant la nuit.

S'emmitoufler sur le canapé, regarder des conneries à la télé.

Manger du chocolat, se réchauffer dans ses bras.

Dévaliser les fins de soldes d'été face à la mine surprise de la vendeuse.

Essayer des jupes, des robes, des nu-pieds et faire des envieuses.

Acheter des bouquins, se perdre dans sa propre ville.

Aller au cinéma en se tenant par la main et rêver de mon île.

Toucher des bidons, donner des biberons.

La prochaine fois qu'on les verra ils auront fait leur premiers pas.

Pleurer chez les uns, se tordre de rire chez les autres.

Refaire le monde jusqu'au petit matin, être heureux et rien d'autre .

Défaire les valises, remplir des cartons, refaire les valises et vider la maison...

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19 mars 2016

Voilà voilà...

Un vendredi soir au Select:

_ Viens voir par là Soïz je veux te présenter X. X je te présente Soïz.
_ On se connait non?
_ Ha bon vous vous connaissez?
_ Oui oui...
_ Euh bah oui. Oui oui on se connait...
_ Bah vous vous connaissez d'où?
_ Euh... Bah.... De...
_ Oui voilà on se connait quoi...
_ Vous vous connaissez bien?
_ Euh...
_ Super bien... Oui on se connait super bien... Enfin X me connait plutôt bien. En fait. 
Moi je le connais pas trop mais lui il me connait plutôt bien bien bien...
_ Oui.... Euh oui je la connais bien...
_ Mais vous vous êtes rencontrés où???
_ Hum hum... X est le remplaçant du gynéco et c'est lui qui m'a fait le chantier post-partum... Donc tu vois, de là à là il me connait bien bien bien...
_ J'vais y aller moi...
_ Oui voilà... Bonne soirée.
_ Et ravi de vous avoir revu.
_ Voilà voilà. Pareil... Bonne soirée...

12 mars 2014

Sur un air de déjà vu...

Bah on dirait que la raconteuz elle raconte pas très trop en ce moment...
C'est parce que j'étais en phase d'introspéction.
Donc en phase pas très drôle.
En phase où ça se pose pas mal de questions là haut et où mes p'tits copains dans la tête sont à fond les ballons.
C'est la trentaine j'crois bien.
Faire des choix. Les bons surtout.
Et j'crois que j'aime pas très bien ça faire des choix.

Partir? Rester?
S'enfuire? Créer? 
La folie. La raison.
Les coups de tête, les papillons. 
L'aventure, les rires...
La distance et les soupirs.

Et quand tu vis sur un caillou au milieu de l'Atlantique dont tu fais le tour en à peine 30minutes c'est compliqué d'avoir tout ça.
Ce qui est compliqué c'est surtout de satisfaire cette soif d'aventure. Et surtout de savoir ce que c'est "mon" aventure...
Alors j'ai cherché.
J'ai cherché ces coins que je ne connaissais pas encore, ces chemins cachés, ces personnes que je n'avais encore jamais rencontrées.
Parce que je sais qu'il y a pleins de gens intéressants sur le caillou. Suffit juste de les croiser.
Et on a beau vivre sur 24kms² ils sont quand même pas facile à trouver parfois.

Alors j'ai cherché et j'ai trouvé.
Le peintre venu ici pour regarder, qui voit, qui sent.
La douce rêveuse les pieds accrochés à son trapèze et la tête dans les nuages. 
La "guide" celle qui sait, qui ressent.
Le voyageur qui se raconte, et qui te fait voyager.
Celui qui pense, celle qui écoute.
Celui qui danse et celle qui doute.

Que sont-ils venus chercher ici, que sont-ils venus perdre surtout?
Ils voyagent, ils prennent, ils donnent, ils font, ils défont.
Ils croient, ils se noient.
Ils remontent, ils crient.
Ils se cherchent, ils se battent.
Ils obtiennent et repartent.

Une chose est sûre, ils aident. Sans le savoir ils nourrissent ce grain de folie dans l'oeil de ceux qu'ils rencontrent. Ils montrent que tout est possible.
TOUT.
Absolument TOUT.

Alors MERCI à toutes ces belles personnes qui viennent ou reviennent sur ma route... parce que grâce à elles, je me lève le matin en ayant quand même un peu moins la trouille.

Bref, si j'ai pas trop raconté c'est parce que je me faisais une petite cession introspéction dans le Dark Side de l'artiste écorché...
Passionnant...

Non mais sinon, ça va vachement mieux hein!
;-)

 

 

11 octobre 2010

F***!!!

Retour à la "case" départ, sans la "case" !!!

Je croyais avoir dis OUI à la maison trop cacahuète, la chambre de princess'... nanani nanana... vous connaissez la suite.

J'ai cru,  j'ai attendu,  j'ai perdu.

Notre réponse fut validée par un message vocal abandonné sur le répondeur des proprios. Sauf que message ils n'ont pas eu et qu'un autre gentilhomme à la recherche urgente d'un toit nous est passé devant. Il a dégainé le chéquier le premier, il a gagné.

Confuse et honteuse, je vous avoue donc que je n'ai pas validé ne serait-ce que la moitié du challenge. Mais c'est pas grave hein!  Parce que ça aurait été galère d'attendre encore 3 semaines pour emménager. Et puis il n' y avait même pas de vue sur la mer, on est aux caraïbes pour voir la mer bordel!

Don't panic Moizik!! La pro de la relativ-attitude? Of course it's me!! On trouvera dix mille fois mieux. Même pas peur.

Pour finir en beauté, petit proverbe babate : L'avenir appartient à ceux qui dégainent le chéquier le plus tôt.

 

27 décembre 2012

Si t'étais médecin ça se saurait...

Ça a commencé avec un petit pipi.
Le petit pipi qui n'est pas comme d'habitude, qui picote et qui dit que "Houla-putain-de-sa-grand-mère-je-me-cogne-l-infection-urinaire"!
Mais ça va, c'est pas pire.
Je dégaine les 3litres de flotte en à peine 1heure, je frôle le comas hydraulique, et j'attends l'annonce du prochain pipi...
Et là vu ce que je viens de me torcher c'est pas normal de vidanger que "ça".
J'ai effectivement un soucis interne.
Mais ça va c'est pas pire, j'ai déjà fait.
Je connais.
Faut juste que je prenne le petit sachet magique et zou 1h après c'est oublié.

"_ Allo copine? Ouais dis c'est quoi le médocs pour les infections urinaires?
 _ Furadantine. C'est super efficace tu vas voir! Bon courage ma chatte.
 _Ouais bah justement ma chatte...euh... bref! Bisous ma poule!".

Évidemment pour avoir un médoc il faut une ordonnance.
Et pour avoir une ordonnance il faut aller voir un médecin...
Bah moi j'ai pas le temps de m'encombrer avec ça (j'étais en mode "7jours avant la fin du monde") et j'ai encore moins l'envie de donner 25 balles pour entendre un truc que je sais déjà.

Le plus rapide et le moins coûteux c'est de demander au père de ma pote, qui lui est podologue, de me faire l'ordonnance.

Easy j'ai le papier, easy j'ai le médoc!
C'est partit pour une semaine de traitement.
Je protège mes arrières avec le jus de cranberries (dégueu), le sevrage d'alcool pendant une semaine (sympa le foie gras de Noël à la grenadine), et les 2litres d'eau par jour...
Une semaine après c'est bon je suis réparée.

Bon, ça a continué avec juste des petits frissons.
Les petits frissons qui annoncent la maladie, accompagnés de courbatures qui te disent "Houla-putain-de-sa-grand-mère-je-me-cogne-la-dengue-de-Noël".
Mais ça va c'est pas pire.
J'ai jamais fait par contre.
Mais on m'a dit qu'on s'en sortait toujours.
Cette fois je me décide quand même à aller voir un médecin, parce que quand même y'a quelqu'un qui m'a dit que des fois et bah la dengue elle pouvait être hémorragique...
Et pour le coup je connais pas le nom du petit sachet magique.

"Salut Doc'. J'ai la dengue, 'pouvez me dire si c'est l'hémorragique?
_ Quels sont vos symptomes déjà?
_ Fièvre, mal au dos, courbatures, mal à la tête, et j'ai le ventre gonflé. Alors? C'est l'hémorragique??!
_ Mal aux reins?
_ Euh oui mais j'ai mal partout en même temps et j'ai le ventre si gonflé. Alors la dengue?
_ Douleur pour uriner?
_ Euh non mais j'ai fait une infection urinaire la semaine dernière mais c'est bon c'est réparé. Alors la dengue? C'est l'hémorragique??!
_ Non Mamzelle c'est pas la dengue et encore moins l'hemorragique c'est une pyélonéphrite!"

Rah bordel, c'est quoi ce truc??!
Bon bah c'est une infection urinaire mal soignée qui remonte aux reins!

Bon bah ça s'est fini à l'hôpital.
Mais ça va c'est pas pire.
Je connais l'hôpital.
La ribambelle d'examens du sang, du pipi, de l'échographie et tutti cuicui... easy!
Sauf que j'en sors avec 15 jours d'antibio, interdiction absolue de m'exposer au soleil parce que photosensible, et surtout pas d'alcool pendant des semaines!

Non mais Doc', t'es au courant qu'on vit sur une île et qu'à moins de me trimballer en burka je vois pas comment je vais éviter le soleil!
Et t'es au courant que dans 4 jours c'est un peu le 31 bordel!
Et que j'avais un peu prévu de me mettre une sacrée race pour l'occas'!!

Bon bah la prochaine fois que mon petit pipi me brûle j'irai de suite voir un médecin...
Parce que y'a pas à dire mais c'est un métier quand même hein!

2012 l'année de la loose... je me demande bien sous quel signe sera 2013...
L'année de la...?...
Nan j'vois pas...

21 décembre 2012

Et après?

Ça y est c'est aujourd'hui?
On est bien le 21 c'est ça?
Alors quoi?
C'est aujourd'hui que ça s'arrête les gars?!
Aujourd'hui qu'on s'éteint?
Aujourd'hui qu'on redevient le Rien.

Pour moi c'est aujourd'hui où ça commence justement!
Cette semaine aux 4 coins du monde m'a permis de vivre chaque instant comme si c'était le dernier.
Et c'était vibrant d'y croire.
Ça m'a facilité les échanges, les rencontres, ça a brisé les tabous, les barrières.
Ne plus se dire "et si je le faisais..." mais le faire tout simplement.
Prendre ce que la vie nous offre, choisir de dire oui à tout, ne plus avoir peur surtout.
Avant j'avais peur de tout dans la vie.
J'avais peur du noir, peur de mourir seule entourée d'une horde de chats sauvages, peur de partir mais peur de rester aussi.
J'avais peur du vide, peur de la profondeur.
Peur des gens jusqu'à en avoir peur de moi.
J'avais peur de la vitesse, peur de la chute, peur du contrôle et de sa perte.
Peur du journal télé et peur des couteaux.
Peur qu'on m'oublie, qu'on ne m'aime pas, qu'on se lasse de moi...

Et si j'arrive à dire "j'avais" c'est parce qu'aujourd'hui je me sens plus forte et plus confiante que jamais.
La trentaine c'est l'âge d'or pour la femme n'est-ce pas?
Grâce à tout ces gens que j'ai rencontré, grâce à ceux qui m'ont aimé et surtout grâce à ceux qui m'ont détesté aujourd'hui je n'ai plus peur.
Grâce à tous ces pays que j'ai visité, à leur terre, leur soleil, leur ciel et leur mer.
Alors oui pour moi c'est aujourd'hui que tout recommence et je ne m'arrêterai pour rien au monde, même pas parce que les autres ils ont dit que le 21 c'était fini.

Je trouve ça juste triste de passer à côté des belles choses, des belles personnes.
Parce qu'il y en a pleins.

Il n'y a pas que ce que les médias veulent bien nous dire.
On est assaillis à longueur de journée par des malheurs, par la tristesse humaine, par la chute de l'homme, par sa haine, par sa folie.
Désolée les gars, mais moi tout ça ne m'interresse pas.
Je préfère rester sur mon caillou, rester avec mes yeux de gosse et croire que Oui tout est possible.
Je veux continuer à croire que la guerre n'existe pas, que les glaciers ne fondent pas, qu'on ne me force pas à manger du plastique, qu'on ne me tue pas avec l'aluminium, que le racisme n'existe pas, que les femmes sont respectées partout, que les enfants du monde entier sont dorlotés...
Pourtant je le sais tout ça mais je ne veux pas le savoir.
Je veux continuer à croire qu'il n'y a qu'une seule chose indispensable à l'humain: l'amour et le respect de ce qu'on a et de ce qu'on est.

On était Rien, on est devenu Tout et n'importe quoi.
Beaucoup trop vite.

Alors aujourd'hui je vais tâcher de continuer à vous raconter du futile, du drôle, du facile.

Parce que c'est comme ça que je veux le voir mon monde.

Je vous souhaite donc le meilleur en ce début de nouveau monde.
Et juste comme ça, pour essayer, dites "oui" quand la vie vous offre un cadeau.
Ça peut vous amener tellement loin, je vous le promets.

14 décembre 2012

7 jours avant la fin...

Hey lecteur, c'est pas que je veux chercher à te faire peur hein, mais là concrètement, il nous reste que 7 jours avant la fin.
Enfin c'est pas moi qui l'a dit, c'est quelqu'un qui m'a dit, mais j'ai pas le droit de dire qui.
Et je sais qu'en ces périodes de fêtes de fin d'année t'as un peu d'autres choses à penser mais au cas où lecteur, il serait grand temps de te poser cette question:
"Qu'est ce que je ferai si je devais trépasser dans 7 jours?"
Vague question...

Moi perso j'y crois pas trop à cette fin du monde mais au cas où, j'me dis que ça serait super con que je parte sans avoir fait tout ce que je voulais faire avant de passer de l'autre côté.
Le jour de mes 29ans, c'est à dire y'a pas si longtemps que ça hein, j'ai fais la liste de ces choses que je voulais avoir faites, ces endroits que je voulais avoir vu avant mes 30ans. Et pour ça j'avais 12 mois.
Le problème c'est que les Mayas sont passés par là et que du coup il me reste que 7 touts petits jours, et que ça s'annonce un peu tendu.
Mais je vais quand même essayer.

Vendredi 14 décembre:
19h30 veille de week end, je m'attaque à la phase la plus importante: avoir du temps.

"_ Boss, j'peux vous parler 5minutes?
_ Vite fait alors Soïz, j'suis hyper pressée.
_ Ca va allez vite vous inquiétez pas. C'était juste pour vous dire que je serai pas là demain. Ni Lundi d'ailleurs. Je démissionne.
_ ...Ha...???
_ Allez salut!"
Pas besoin d'aller dans de plus amples explications, moi aussi jsuis hyper préssée.

Samedi 15 décembre:
Après avoir passé la journée à me dorer la pilule à la plage je rentre me préparer pour LA dernière soirée sur le caillou.
Je me suis manucurée, épilée, crémée, maquillée.
Je sens le sable chaud et les blés...
A l'heure qu'il est je ne peux évidemment pas vous dire ce qu'il s'est passé...on est que le 12!
Mais je suis sûre que j'ai kiffé sa mémé!

Dimanche 16 décembre:
De bon matin, même pas fracassée de la veille (en mode "fin du monde" t'as plus la face à l'envers de lendemain de soirée) donc de bon matin je pars faire de l'avion-stop et je m'envole pour NYC!
The American Dream!
Yes I can.
Yes I do.
Poupou pidou!
Central Park, les écureuils, Manhattan, la Statue de la Liberté, le Apple store et le Magasin de M&M's...
Ouais genre c'est les gens qui sont allés là bas qui parlent que de ça tout le temps alors moi aussi j'veux faire d'abord.

Lundi 17 décembre:
De NYC j'embarque pour un cargo qui me dépose au Taj Mahal.
C'est pas trop si tant sur la route je sais. Mais c'est la fin du monde les gars, j'ai pas le temps de m'encombrer avec des détails géographiques.
Alors l'Inde en 1 journée ça donne: le bain dans le Gange, la découverte culinaire sans frôler l'ulcère bien sûr, la promenade digestive avec un sâdhu et puis euh... une balade en éléphant tiens!

Mardi 18 décembre:
Je quitte l'Inde et ses couleurs en montgolfière. Carrément j'ai plus le vertige.
Et je rejoins le Swaziland.
Je sais pas du tout comment c'est là bas, je connais même pas le nom d'une seule ville, mais c'est un peu comme mon pays: "les terres de Soïz"... Faut pas que je parte avant d'avoir vu comment c'est chez moi!
Au Swaziland je suis proclamée Reine par la population. Et dans la foulée je me suis mariée avec un beau Prince.
Il manquait quelques détails à la cérémonie, du moins par rapport à ce que j'en avais rêvé depuis toute petiote... style la robe blanche, la famille et le vin d'honneur mais ça c'est fait. Je mourrai pas en Mademoiselle bordel!

Mercredi 19 décembre:
Je donne naissance à un si trop joli bébé. Seule, en pleine forêt, assistée d'une louve. Pour le trip nature et sauvage.
J'ai pas pris 25 kilos, j'ai pas attendu 9 mois, j'ai pas eu l'épisio ni les hémorroïdes...
Clac! J'ai dit "yallah" et la louve elle a coupé le cordon avec ses jolies petites dents. Et je suis devenue maman.
C'était hyper émouvant j'suis sûre.

Jeudi 20 décembre:
J'arrive enfin en France.
Histoire de présenter mon enfant qui pleure pas et qui fait déjà ses nuits à ma maman, à ma famille, aux potos.
Désolée les gars je peux pas trop rester parce qu'il nous reste qu'une journée et les au revoir j'ai jamais trop aimé... mais merci pour tout. Merci d'être vous. Merci d'avoir été là et d'y être resté.
Par contre ça vous dérange pas si je vous laisse le bébé?

Vendredi 21 décembre:
... Euh...
Et maintenant je vais où?
Où est ce que je veux la vivre cette fin du monde? Avec qui?
Seule sur les routes?
Avec les amis d'ici?
Avec ceux de là bas?

Nan vraiment les gars c'est pas possible.
J'peux pas, j'veux pas.
Et en plus j'suis même pas prête!
Alors les Mayas, contents ou pas, bah moi le 22 je serai toujours là!
Mais ça ne m'empêchera pas de continuer à vivre comme si aujourd'hui était le dernier jour.
Parce que ça passe quand même beaucoup trop vite tout ça...

7 décembre 2012

Y'a quelqu'un qui m'a dit...

Depuis ma gamelle je préfère laisser Moby sur le parking quand il pleut et lever le pouce.
C'est plus sûr.
Ici tu peux faire du stop sans te poser la question suivante: « Est ce que je risque de me retrouver découper dans un bois en montant dans la voiture de quelqu'un que je ne connais pas? »
De 1: parce que tu connais tout le monde. Et que c'est rarement quelqu'un que tu connais qui risque de te découper en morceaux.
Et de 2: parce que... parce que je sais pas mais les gens ici ils font pas trop des trucs bizarres comme on lit partout dans les journaux. C'est vrai quand on y pense, les faits divers de l'île c'est un peu les actualités des bisounours.

 « Le gentil chauffard qui a malencontreusement rayé la portière de mon auto serait prié de me contacter afin de trouver un arrangement à l'amiable parce que de toute façon il y a eu des témoins »

Ou encore.

« La personne qui est partit avec ma voiture sans se rendre compte que ce n'était pas la sienne serait bien aimable de me la redéposer là où il l'a trouvé ».

J'éxagère à peine...

 

Tout ça pour dire que de bon matin, me voilà partit à la superette munie de mon poum-poum short (pour éviter d'attendre trop longtemps en plein cagnard) et de mon pouce en l'air. Quelques minutes à peine et zou 2 gentils messieurs dans une belle voiture s'arrêtent.
En voiture Simone!

N'étant pas très matinale je les laisse continuer leur bavardage et profite du trajet pour revoir ma liste de courses.

Ça parle projet d'avenir, de foi en l'humain... que des trucs chelou dans le genre...j'avoue que j'arrive pas trop à comprendre de quoi ça s'agit leur discussion.

Et c'est là où l'un des deux se sent obligés de me faire partager leur plan.
Ils sont ici en mission, ont appris des choses et veulent les partager avec les gens de l'île.

Hum hum... ma curiosité en demande un peu plus les gars.

_Genre vous avez trouvé quoi?
_Des choses mystérieuses dans les écrits.
_Genre des chasses au trésor?? Des vieux manuscrits??? Des pyramides???!
_Nous avons trouvé la vie éternelle.
_Wouaw vas y tu déconnes?

Dans quelques secondes je vais découvrir le produit miracle qui fait que ayè on va plus mourir?!

_Vas y! Expliquez moi votre truc! Moi aussi j'en veux!

Et c'est là où j'ai compris que je me faisais complètement embobiner parce que le monsieur il commence sa phrase par « Dieu nous a dit que... »

Ha ouais d'accord... pffffff comment j'suis trop naïve moi!
J'étais sûre qu'ils allaient me sortir le truc de ouf malade pour pas mourir.
Non parce que, depuis que je me rapproche sacrément de la trentaine, je commence à bien kiffer et ouais pourquoi pas, s'il y avait un truc qui fait que bah je pourrai rester encore plus du double que ce que j'ai déjà fait ça pourrait être pas mal.
Genre je pense pas que je vais atteindre les 90 piges en mode hyper easy.
Enfin j'sais pas hein mais des 60 aux 90 ça m'a pas l'air d'être l'éclate totale de toute façon...

Bref. Les voilà à me baratiner de « Dieu nous a dit que... »
Oui oui moi aussi y'a quelqu'un qui m'a dit que... on connaît la chanson!

Et les voilà à me parler du 21/12/12... que je sais même pas de quoi ils parlent mais je sens qu'ils veulent me faire flipper!
En gros si je suis bien gentille et que je fais tout bien comme « Dieu nous a dit que » bah j'ai pas à m'inquiéter je serai épargnée de fin du monde.
_Ha carrément? Et faut que je fasse quoi?!

Je ne le saurai jamais puisqu'on arrive à destination. L'île est vraiment petite oui.

Perso, Dieu il m'a jamais trop dit ce que je devais faire dans la vie, mais ma mère elle m'a bien dit de toujours dire merci.

_Merci Messieurs de m'avoir pris en Stop. Ce fut un plaisir. Bonne journée à vous. Au revoir. Merci encore. A bientôt. Merci!

 J'espère juste que s'il se passe vraiment un truc le 21 décembre et bah j'espère qu'il diront bien à leur poto Dieu que la p'tite du bord de la route elle était hyper polie.

 

1 août 2011

What the fuck???!

Ce qui aurait dû être une bonne soirée s'est transformé en cauchemard!

Après une soirée à danser et à boire quelques bières lors de la cloture du Heiva on a été la cible de jeunes en soif de Popaa, la bière ne leur suffisant pas.

Prenez 2 potos qui font les zouaves et qui, en tombant (l'équilibre manquant) ont eu le malheur de faire trébucher un jeune homme.
Le jeune homme est imbibé, mais surtout il est hargneux et pas joueur pour un sou.
Il se met donc à donner des coups dans cet amas de 2 zouaves.
Ceux ci répondent par des mots, puis par des coups bien sûr, ne comprenant pas la raison de tant de violence gratuite.
Le dernier zouave (j'ai nommé Doudou) tente donc de leur venir en aide... malgré ma ténacité à le garder loin de ça.
Mais cette injustice l'a rendu fou...

Sauf qu'en quelques secondes le jeune homme imbibé se transforme en une meute.
Près de 20 Polynésiens nous entourent. Ils se mettent eux aussi à cogner.

Et là c'est partit en live.

Les zouaves à terre, coups de pieds et de poings, du sang commence à couler...

Les secondes me paraissent une éternité, je vois mon Doudou, face au sol.

J'hurle qu'on le lâche, je tente de me mettre au milieu.
Je ne fais malheureusement pas le poids et le fait que je sois une femme ne calme personne.

Au contraire.
Ils en profitent pour me tirer mon sac.

Les coups fusent, il n'y a plus aucune issue.

Les zouaves se relèvent et se défendent tant bien que mal, pendant que d'autres Polynésiens arrivent, mais cette fois pour calmer le jeu. 

On arrive enfin à rentrer dans la voiture, des assoifés montent dessus et cognent à travers nos vitres ouvertes.

Enfin on part.
Dans les insultes, les menaces, les cris, la rage.

J'ai perdu les clés de la maison, mes cartes bleues, ma carte d'identité.
Doudou a la bouche en sang, le visage, les genoux, les pieds abimés.
Il n'a plus de lunette ni de chaussure.

Je ne comprends rien, je suis sous le choc d'autant de violence.
Tétanisée.
Comment on peut en arriver là?
Pour si peu?

On appelle les flics, qui ont assistés à la scène de leur bureau, mais personne n'est venu.

J'ai la haine.

La haine de cette fin de soirée de merde.
La haine parce qu'on aime foncièrement les gens, les cultures et les couleurs et qu'on n'a pas mérité ça.

J'ai eu peur.

Peur de le voir au sol.
Peur d'autant d'acharnement.
Peur de ce que leurs yeux dégageaient.

Maintenant il est question de faire opposition aux cartes le plus vite possible (merci internet et merci à la zoolette pour sa réactivité!!) Par chance mon passeport n'était pas dans mon sac.

On doit trouver un moyen de rentrer dans le bungalow sans les clés.
Heureusement nos voisins connaissent la technique pour s'autobraquer et le proprio nous donnera un double le lendemain.

On va devoir trouver un moyen d'aller sur Tahiti pour refaire des lunettes.
Acheter des nouvelles chaussures.

Il est l'heure de désinfecter les plaies. Le réveil sera encore plus douloureux.

Passé le materiel et les quelques contusions, il va me falloir un peu plus de temps à moi pour cicatriser.

Parce que là, j'ai vraiment mal au coeur...

 

 

14 juillet 2011

Le Heiva

Alors d'accord j'aime pas travailler, je passe mes semaines à compter les jours qui me séparent des off (déjà oui!)
Je hais servir les gens et je ne me supporte plus dans ma tenue power rangers Orange... et le gel, vraiment, ça bousille mes bouclettes!
J'en n'ai rien à secouer de l'allergie de Madame et encore plus de la grosse trace de doigt que j'ai laissé sur un verre...
Je m'imagine tous les jours, moi aussi, à me faire servir un Mojito en regardant le sunset... et à buffer parce que décidement cette serveuse pffff c'qu'elle est leeente!
Je crie à qui veut l'entendre que de passer près de 3 heures par jour à attendre des voitures et des bateaux c'est pas humain...
Qu'à force de m'entendre râler Doudou n'a pas hésité à me sortir un "bah casse toi si ça te soule tant!"
Comment il fait lui d'ailleurs pour endurer ça sans se plaindre??? Il est vraiment trop balèse.
Enfin j'ai omis de vous dire qu'il a passé une semaine en accident de travail. L'a glissé en cuisine le bonhomme. 
Bah oui on travaille en tong et le sol de la cuisine est toujours trempé. Et le chef bah il nous dit pas de ne pas courir comme te le répétait le maître nageur autour de la piscine. Hé Zou! Une entorse et 6 jours d'arrêt.
Bon là il est réparé et il a pu reprendre le calvaire travail.
Depuis je tente de me ramasser moi aussi, mais putain c'est con comment le corps à des réflexes pour éviter de s'étaler au sol. Je me fais quelques frayeurs, j'en ai la glotte qui s'active dans le gosier.
Bah quoi? ça vous fait pas ça vous quand vous manquez tomber?!

Alors pour me changer les idées, et pour (surtout) que j'arrête de me plaindre, nous sommes sortis ce soir.
Hola pas en boîte hein. Faut pas pousser mémé dans les cocotiers!
Quand on dit "sortir" ici, c'est au sens propre, c'est juste on sort de chez soi.
Au cas où vous auriez oublié Bora Bora c'est un peu là où si tu veux rien faire de tes journées bah c'est possible.
Mais une fois de plus "rien faire de ses journées" c'est au sens propre. Doit pas y avoir de second degré ici en fait.

Donc nous sommes allés au Heiva.
Le Heiva est une fête qui a lieu sur toutes les îles de l'archipel et qui dure tout le mois de Juillet. On a la chance d'être là à ce moment dis donc. Sinon on était grillé de sortie pour toute la saison.
Rha on est bien loin des virées de St Barth... Je pense que mon prochain verre d'alcool va me rendre pumpédup pour au moins une soirée entière. Et quand je dis alcool je parle d'un simple verre de vin, le rhum... pfiouf c'est le comas assuré!

Revenons à nos moutons, parce que je ne suis pas qu'une poch' et que la découverte culturelle est toujours plus enrichissante qu'une soirée de biture. Quoique...
Donc c'est à la tombée de la nuit que nous avons rejoint la ville à l'aide de nôtre petit pouce (pas de risque de panne avec le pouce!) et Wouaw!! Que de monde!! C'est tout drôle de voir autant de voitures, de gens, d'animations, c'est qu'on en devient limite agoraphobe de vivre sur un caillou. 
On achète nos petites places (que comment c'est possible d'avoir de si petites chaises quand les 3 quarts de la population sont obèses?) et c'est partit pour le show (c'est partit le stade est chaud... cf une chanson pourrie!)

Chaque île a plusieurs groupes de chant et de danse traditionnelle qui s'affrontent. Les meilleurs iront représenter leur île à la finale qui se déroulera sur Raiatéa.

Comme il est difficile de faire un résumé sur un spectacle de danse (bien que mes études m'aient permis de me triturer le cerveau des années durant pour analyser des spectacles) je vous laisse voir par vous même, grâce à une petite vidéo dénichée sur le web.

cliquer ici

Allez moi je vais me coucher, ça m'a épuisé cette sortie!
Et demain on a nôtre deuxième et dernier jour off avant la reprise. J'ai envie d'être en forme pour  bien rien faire.
Nan j'déconne, demain on a encore une sortie de prévue!
Ouiiiiiiiiiii!!!

1 juin 2011

Raiatéa

Raiatéa est l'île après Tahiti où nous trouvons un semblant de centre ville, à Uturoa.
On y retrouve le Champion, à côté des Chinois (qui sont en masse en Polynésie), la Marina avec ces quelques bateaux, un marché local de fruit et d'artisanat, un dispensaire (où travaille le fameux cousin Bruno) une école, un collège...
Il y a tout pour y vivre sans trop de manque.
Nous avions reservés dans une pension pour quelques jours, et dès la posée des valoches on se rend compte que l'endroit est à l'abandon, les lits sont craspouilles, ça sent le moisi et la propriétaire des lieux n'est pas du tout concernée par notre arrivée. On y passera une seule nuit (durant laquelle le jardinier de la pension aura eu le loisir de nous traiter refusant sa compagnie forte imbibée... mais ce cher Monsieur n'est pas Polynésien, c'est un Popaa comme on apelle les "métros" ici, un Popaa from Bretagne... Un con de Breton!!  :-)
Nous quittons les lieux le lendemain matin avec une Suisse Italienne, que nous sortons de cet endroit sordide pour une pension bien plus agréable: Chez Yolande.

Yolande est une femme de caractère, elle a élevé ses 5 enfants seule (son mari est mort très jeune) elle a travaillé dans l'armée lors de la flambée du nucléaire, elle a su se faire respecter des hauts gradés. 
Elle ne s'est pas eternisée sur le sujet du nucléaire.
Assez tabou ici.
Certains savaient, d'autres pas.
Mais la plupart se sont fait acheter et il fallait bien manger comme ils disent. Là dessus la France a sa part de "grosse boulette" comme on va dire... No comment!
Yolande nous parle du gouvernement Polynésien, semblable au théâtre de Guignol, ça se donne des coups de batons, ça défie Gnafron, ça paye et ça fait taire à coup de biftons. 
Leur politique est corrompue de toute part. Sans oublier le problème majeur, qui est les terres en indivisons. Chaque terre ne peut, comme son nom l'indique, être divisée dans la famille. Un lopin peut appartenir à plus d'une centaine de personne, sans jamais espérer y construire sa maison.
Il n'y a pas de loi à ce sujet, l'Etat cherche, propose, mais rien ne satisfait.
Alors les iles se retrouvent inhabitées dans pleins de vallées et les jeunes ne peuvent plus devenir propriétaire de leur maison. Des jugements sans fin sont entamés, des arbres généalogiques à rallonge pour prouver que oui, je suis aussi dans la lignée de cette terre...donc non tu ne construiras point!
Yolande, elle, fait partie d'une famille puissante de Raiatéa.
L'adjoint au Maire, qui n'a pas osé refuser l'accord de la construction d'une porcherie dans la vallée est venu la voir pour que ce soit elle qui entame une pétition et qui fasse arrêter ce projet devastateur et surtout nauséabond.
Yolande est fière de son île, et fait tout pour la défendre et la rendre plus populaire.
A ce niveau, elle assiste à des forums, va à des débats et dénonce Air Tahiti de ne pas mettre en valeur Raiatéa dans les must à visiter.
La plupart des touristes viennent pour Bora. Qui d'après Yolande n'est pas une belle île, elle serait sale, et non accueillante.
Nous restons une semaine dans cette charmante pension, où on peut aller sur les motu (ilots non habités sur le lagon) en canoé.
On discute, ou plutôt on écoute Yolande.
Qui nous parle aussi de son "médicament", un mélange de plantes et de fougères, qu'elle prend pour tous ses maux. Elle nous offre un bout de gâteau à la banane par çi, des fruits de ses arbres par là, une confiture maison à la carambole... Elle nous amène à la ville si besoin...
Elle est vraiment chouette Yolande!

On fait également la rencontre de Bruno (le cousin) qui le temps d'une soirée, nous parle de ses 27ans passés ici, des ses rencontres, de ses réactions face à la vision qu'ont les Polynésiens sur la médecine, de ses découvertes... et non pas de ses attentes.
Parce que vivre ici demande d'oublier ce qu'il y a eu avant.
Se faire au rythme, qui peut être mouvementé, par l'importation de la malbouffe from USA qui s'est faite très vite, par la crise touristique qui fait chuter le commerce, (en partie dûe au monopole de Air Tahiti qui fait exploser les prix du billet) par les infrastructures qui s'implantent, par celles qui sont à l'abandon et qui dénaturent le paysage.
Parce qu'on ne doit pas se mettre en colère face à cette population qui fonce droit dans le mur, parce qu'il y a tout pour qu'il n'y ait pas rien justement.
Parce que le problème vient de plus haut, depuis si longtemps.
Il y a eu colonisation d'un peuple qui est pacifique, gentil au sens le plus noble du terme, qui vit dans une autre dimension que la nôtre (peu d'importance au futur) qui a tout donné, mais qui s'est fait berner. Ils ne sont toujours pas méfiants pour la plupart. 
Ils n'avaientt que très peu de besoin, ils s'autosuffisaient, jusqu'à l'invasion. Jusqu'au nucléaire. Jusqu'à la fin du nucléaire où la France s'est retirée d'un coup. Qui a arrêté de payer pour les faire taire... au moment où la crise économique a démarré...

Je ne vais pas refaire l'histoire, et je ne m'y connais pas assez pour en avoir la prétention, mais j'espère qu'il y aura d'autres Yolande pour se battre pour cette belle île, et d'autres Bruno pour apporter sa pierre à l'édifice.

Nous, nous ne sommes que de passage, on ne peut que s'imprégner sans rien espérer changer...
 

28 mai 2011

Huahiné

La petite escale sur Huahiné s'est faite toute en douceur, dans une charmante pension de famille tenue par Laurence et Olivier, "Chez Guynette".
L'endroit est accueillant, paisible, on s'y sent comme à la maison et en plus c'est même pas cher!

 Nous sommes au coeur du village de Fare, où il y a quelques commerces, des stands de fruits locaux, des roulottes où manger pour pas cher (mais toujours aussi gras)... la mairie, une école, une banque et même un bout de plage. Tout est concentré ici.

Chez Guynette est en quelque sorte le poumon du village. Quelques marins se posent pour papoter, des touristes de passages sur l'île pour la journée viennent y gouter le fameux steak de thon, ou encore des locaux devenus fidèles à ce rendez vous quotidien se pressent au café du matin.
Nous y croisons une ancienne star de cinéma, j'ai nommé le jeunot qui était love de Sophie Marceau dans la Boum. Le jeune homme a vieilli mais coule des jours heureux sur Huahiné, à faire visiter le lagon sur son catamaran. Plutôt pas mal la reconversion.
Nous ne louons pas de voiture cette fois et tentons le tour de l'île en stop. Le moyen de rencontrer des gens et d'avoir des bribes de vies.
On arrive à un embarcadère où une annexe nous attend pour nous amener à la ferme perlière située sur le lagon.
On y apprend comment se "fait" la fameuse perle noire de Tahiti.
Pour le passage "wikipédia" je vous explique vite fait:
On prend une perle 100% nacre et un bout de "manteau" (le nerf de l'huître, c'est lui qui donnera sa couleur à la perle) qu'on greffe à l'interieur d'une huître.
On referme tout ça, on le remet à l'eau et 18mois plus tard on la ressort pour y trouver une belle perle noire.
Le manteau aura travaillé autour du nucléon (la perle de nacre) et lui aura apporté une "couverture" noire, ou bleuté, voire champagne, ou même vert... plus ils auront fait un travail lisse et sans défaut, plus la perle se vendra cher. Capito??

Nous passons le reste de la journée à vadrouiller sur la côte, toujours entourés de palmiers, de cocotiers, d'arbres fruitiers et du lagon aux mille couleurs.
Dans un autre village où observe des marmots faire une démonstration de danse traditionnelle sous le préau, ça dandine sévère!!

Durant le séjour il nous sera impossible de louer un canoé, le man de la boutique étant fan de surf, il quitte les lieux à la moindre vague... du coup on n'a pas pu aller trop loin pour faire du snorkeling (masque et tubas pour ceux qui n'avaient pas suivis la découverte de ce "sport" que nous avions faite en Indonésie).

Huahiné est accueillante, vivante et à la fois sauvage.
Ce que nous pouvons noter depuis notre arrivée en Polynésie, c'est que dès que le soleil est couché, toutes les ouailles font de même. Pas de bruits, pas de sorties. A cause d'un réel problème d'alcool dans les îles il n'y a pas d'établissements de nuits.
Alors on fait pareil, on se couche tôt et on se laisse bercer par le bruit du vent dans les palmiers. 

On n'a rien fait d'extraordinaire mais on était drôlement bien!
C'est juste ce qui compte.

La route continue pour nous.
Direction Raiatéa...

 

15 mai 2011

Moorea

Moorea c'est comme un rêve...

Une seule route pour ainsi dire, qui longe le lagon sur une soixantaine de kilomètres, traversant quelques petits villages.
Et puis le lagon digne des plus belles cartes postales, eau transparente où s'éclatent des ribambelles de poissons de toutes les couleurs. On a même vu l'aileron d'un bébé requin juste là où on pataugeait quelques heures plus tôt.
Pas ou peu de plage, hormis celles privées des Hôtels de Luxe. 

Des montagnes au coeur de l'île, toutes plus verdoyantes les unes que les autres.
On peut accéder au belvédère qui offre une vue sur la baie de Cook et la baie de Opunohu, petit lieu touristique et apprécié de nos chers honeymooners...
Il y en a même qui ont choisis cet endroit pour y faire la fameuse demande en mariage genou à terre!!!!! Wouaaaw!
Mais c'était la demande d'un Ricain à sa Ricaine... C'était so fabulous and romantic (N'est-il pas Cher Doudou didon???)

Moorea et ses cases à droite et à gauche  de la route, parfois sur pilotis, avec des jardins tropicaux taillés au millimètre près.
Des étendues de cocotiers, de bananiers, de bougainvilliers, d'hibiscus.
Un champ d'ananas en hauteur.
Pratiquement pas d'infrastructure, quelques bouibouis où on peut acheter du gras et du cher.
4 Hôtels de Luxe où on n'embauche que des locaux et où les touristes se font rares, préférant les pensions de famille plus abordables et plus typiques.
La crise touche Moorea en plein coeur, le temps s'est arrêté sur l'époque où se paradis sur terre remplissait ses bungalows sur le lagon, les pieds dans l'eau.
On y vit de l'agriculture, de la perle noire et les pensions de famille elles, vivent du tourisme à bas prix.
Beaucoup de résidents travaillent sur Tahiti qui est une île plus urbaine comparée à Moorea qui est une île "dortoir".

Les locaux sont accueillants mais imposants, ils ont un fort accent et sont très grands et/ou gros. Sans critique aucune on est loin des jolies vahinés quand même...
On est plus dans la mal bouf : c'est trop gras, trop en quantité. Trop! Encore une victoire des Ricains??

Nous avons passés 3 jours à nous reposer, à faire du kayak, à nager avec les poissons, à scotcher le coucher du soleil, à prendre le temps.
Et pour moi, 3 jours à me réadapter au quotidien sans horaires, à ne plus me gaver d'occupations inutiles, à me refaire à l'idée que les potos sont loin, à redécouvrir mon doux en mode "baroude", à me sevrer du sacrosaint "net"...
Et à me dire que je suis ici tout simplement.

Nous sommes de retour à Papeete que nous quittons à nouveau demain matin.
On profite d'un pass inter îles abordable  et nous allons surtout pouvoir profiter du paysage vue du ciel! Ce qui grâce à Mastercard "n'a pas de prix" (dixit une pub connue).
Décollage pour Huahiné donc demain matin, pour 3 jours.
Puis Raiatéa où nous allons rester 1 semaine.
Pour finir sur Bora Bora où nous espérons avoir plus de chance pour le travail.

Toutes nos plus belles pensées du bout du monde à vous qui êtes à l'autre bout!

11 février 2011

C'est tout moi ça!!

Lors d'une petite soirée en compagnie de mon ordi, je suis tombée sur la signification de mon prénom. C'est bluffant! Y'aurait-y une madame Irma là dessous?

 

 

soïzik

Émotivité, (j'ai beau avoir de la gueule si tu cries plus fort que moi je pleure) sensibilité, (les films interdit au -10ans je peux pas!) intuition, (et cherche pas j'ai toujours raison, même si je te soutiens dur comme fer que la mer méditerranée elle est pas salée) réceptivité, (branché wifi H24) charme (jsuis une tombeuse of course, t'as vu mon z'homme) et sensualité, (c'est pas moi qui le dis hein!) voilà l'éternel féminin dans toute sa splendeur !

 

En outre, elles ne sont pas dépourvues de charme et de séduction... Bien que pouvant apparaître superficielles (mais dès que tu creuses tu vois bien que non hein, jsuis pas QUE une dinde) et légères, (grâce au régime riz complet-tofu)

Elles sont idéalistes, parfois même utopistes, (au grand dam de Doudou qui me répète qu'on n'est pas chez les bisounours) et cherchent à trouver un sens à leur vie pour se sentir exister pleinement. C'est pourquoi elles s'orienteront vers différentes voies, au travers de groupes sociaux à vision humaniste, politique, (j'étais déléguée dans presque toutes mes classes) artistique, (une vraie troubadour même) spiritualiste ou idéologique.

Si elles ne trouvent pas leur chemin ainsi, elles pourront être tentées de vivre leur idéal au travers d'une riche vie fantasmatique, (le fantasme s'est réalisé depuis que j'ai rencontré mon tendre...la vie comme dans un rêve) de chimères ou se tourneront vers des paradis artificiels (je tourne à la verveine et au chocolat noir, c'est pas artificiel ça!) .

Il est vrai qu'elles ont un intense besoin d'émotions et d'expériences nouvelles et ne se satisfont guère d'une existence routinière (6mois maximum au même endroit, y'a que ça de vrai)

Fantaisistes et bohèmes, la vie doit être une représentation théâtrale pour être digne d'être vécue. Voilà pourquoi elles sont souvent déçues, à la merci de déséquilibres intérieurs (oui, bon, jsuis un peu une gue-din, j'avoue). Elles sont beaucoup plus faites pour le bonheur, la vie facile, que pour les difficultés. Elles ont une intelligence vive, (jsuis une killeuse à Questions pour les Champions!) un esprit d'à-propos souvent teinté d'humour et apprécient les joutes oratoires dans lesquelles elles excellent.

Elles aiment plaire, être dans les grâces d'autrui, et sont attirées par la beauté, l'art, et l'harmonie. Elles ont besoin de paix autour d'elles, supportent mal les conflits ou la violence. Sentimentalement, elles manquent de lucidité et leurs aspirations sont si élevées qu'un seul homme peut difficilement y correspondre ( à moins d'avoir mon mien qui est mi-homme mi-dieu).

L'amour étant la chose la plus importante de leur vie, la sphère professionnelle peut passer au second plan, (ça c'est sûr jsuis pas une carriériste) à moins qu'elles ne se découvrent une vocation. Les domaines qui leur conviennent sont les professions à caractère humanitaire ou social (médical, paramédical, droit, justice, enseignement... j'ai dû me louper sur c'coup là), les professions artistiques, en liaison avec l'esthétique, les activités privilégiant l'expression orale ou écrite, ou le contact avec le public (animatrice, journaliste), les professions liées aux voyages et à l'étranger, les professions marginales (les night-clubs, les bars ou les activités de nuit ou saisonnières...).

 

Alors un conseil chers parents, avant de choisir un prénom à vos marmots, regardez la signification!!!

Les miens se sont pas plantés, en résumé jsuis une bombasse drôle ET intelligente qui aime se faire porter par le vent de l'Amour à travers le monde...

PS: J'en connais qui vont se ruer sur google... Vous me direz ce que vous avez trouvés!!

Des bisous les p'tits chats!

Lire la suite...

31 janvier 2011

Aux sombres héros de la mer

Grâce à Manu et Estelle, sans oublier leur petite Fanny, nous avons passé un week end en mer. Ils vivent sur leur bateau du nom d'Argal (un voilier de 12m) depuis quelques années et ont été assez généreux pour faire partager leur passion aux petits terriens que nous sommes. On connaissaient le sac à dos, la marche, le bus, l'avion, les ferry, le dos d'âne... mais nous ne connaissions pas encore la mer. Et avec un prénom comme le mien c'est un peu la honte. Pas plus que si je vous dis que j'ai fais mes premières crêpes à 15ans... mais passons.

La mer, c'est bleu (à St barth turquoise même), c'est immense, c'est l'infini, c'est l'évasion... ça on le savait. Mais la mer c'est aussi la façon de sentir ton estomac remonté bien trop près de ta luette. C'est pas de ma faute je dois avoir l'oreille interne de déréglée (oui ya pas que ça que j'ai de déréglé,  je sais) du coup vous vous imaginez bien que j'appréhendais un peu de me la jouer Vomito party en public et surtout de pourrir le week end escapade. J'ai su anticiper et à peine le pied à bord je gobais un Mercalm (qui doit aussi servir de tranquillisant à chevaux parce que pour le coup la mer elle était grave calme), ce qui a rassuré mon cher et tendre, je n'allais pas passer ma nuit à vomir en le suppliant de me ramener à terre.

La terre justement, que tu vois différemment une fois passée de l'autre côté. "Hey Doudou t'as vu les maisons elles bouuugent!!" Oui tout bouge sur un bateau, surtout quand on est 9 (on aime la promiscuité nous) et que dès que quelqu'un se lève t'as l'impression que ton estomac va suivre. Il te faut trouver une place, ne toucher à rien, éviter de t'accrocher à tout et n'importe quoi, il manquerait plus que je déchire la voile... fixer un point au loin et surtout prendre le rythme du bateau. Sauf que moi les gars j'ai pas l'habitude que mon canap' il me trimballe dans tout le salon hein. J'suis, de par ma pratique artistique (attend jme la pète, c'est mon blog, j'dis c'que j'veux!) une nana assez ancrée. Et là on me demande de planer, de me laisser prendre par la houle, de compenser dans ma tête ce que mon corps est en train de vivre. J'avais bien fais de gober le Mercalm.

Exemple 1: Tu manges. Y'a une vague. Le bras qui tient ton assiette tire à gauche pendant que l'autre bras tire à droite et t'essaies de garder la bouche au centre histoire d'être sûre d'attraper une cuillère au passage. Facile!

Exemple 2: Ta vessie t'oblige à te diriger au plus vite aux toilettes. Sauf qu'il te faut descendre en "soute", traverser la salle de vie. Trouver le loquet qui coince la porte, le débloquer. Ouvrir la porte en pensant que tu risques de voler avec elle si t'es pas assez stable. Rentrer dans le cabinet c'est déjà compliqué, mais t'asseoir pile du premier coup sur la cuvette c'est du domaine de l'exploit. Ton corps vit donc le parcours du combattant pendant que ta tête ordonne à ta vessie de rester contractée!!! Pour le Vomito, Manu m'avait dit que je n'avais qu'à faire par dessus bord, mais je me voyais mal pencher mon postérieur par dessus bord pour l'Instant Pipi. Et de toute façon j'ai même pas vomi.

Et comme nous sommes des z'aventuriers dans l'âme près à tout pour un peu de découverte, on a su mettre de côté les aspects contraignants pour ne garder que le meilleur.

Comme la mer te berce constamment (jamais de répit, parole de pimouss!) tu es dans un état comateux, tu es apaisé, le vent frais (ha bah non à St Barth y'a pas de vent frais, je m'emportais un peu là, comme un élan de patriotisme "BZH forever") ouais enfin à défaut de vent frais c'est le soleil qui te pique les joues, comme ça tu bronzes vite et t'as la peau salée aussi. Et tes cheveux ils blondissent au soleil du coup, et même quà force de tirer les boutes tu vas avoir les mains calleuses et on dira de toi "ouais c'est la fille qui vit sur son bateau, c'est pas une petite celle là, elle en a bravé des tempêtes..." et hop! D'un coup d'un seul tu te sens prêt à conquérir toutes les mers du monde.

Tu penses à toutes ces légendes de marins (style Titanic?? euh non! Style "le tour du monde en 80 jours de J.Verne que t'as jamais voulu lire parce que y'avait pas de princesse dans l'histoire) et tu te dis qu'une fois de plus on n'est rien. Ou du moins pas grand chose.

Que sous toi il y a une vie, que ça grouille de petits poissons, de tortues, d'étoiles de mer, de requins, de corail... et quand tu es assis dans ton canap' aussi il y a une vie sous toi tu me diras: ta voisine qui écoute JJ.Goldman à fond. Au dessus de toi aussi ça grouille avec les mioches qui font le marathon à 7h le dimanche matin... Mais les poissons eux ils ne viennent pas polluer ton bien être. En même temps dans un bateau tu ne peux pas non plus te détendre à 100%, il y a toujours un truc à faire, à réparer, à astiquer, à diriger... Alors que chez toi tu risques pas de te réveiller en plein périph' si t'as oublié d'ancrer avant d'aller te coucher.

Nous avons passé la nuit au mouillage (c'est à dire ancré). Nuit que j'ai passé dans la cabine de princess de la petite Fanny, j'ai beau être de nature claustro, j'ai passé une nuit de rêve. (Il y a une photo dans l'album On the Rgal Boat Trip) Et nous avons rejoint l'autre bout de l'île pour une petite traversée le lendemain midi. Les pimouss aux boutes et aux manivelles, le capitaine à la barre et les femmes accrochées et silencieuses. Le moteur en marche, on prend des noeuds (pffff je sais même pas si on dit ça comme ça, on prend de la vitesse quoi!) les pimouss tirent les boutes, la voile monte, on prend le vent et zouuuu on coupe le moteur et on est emporté par le bruit du vent dans la voile, par la coque qui perce les flots, et c'est trop beau. On plane. L'instant est magique mais dans la vraie vie et c'est ça qui est bon. Ça brasse un peu puisqu'on tangue à bâbord (ne soyez pas impressionnez je suis une vraie marine) mais le 2ème effet Mercalm m'a rendu toute smooth et je vogue. Loin... si loin.

Et j'ai vogué jusqu'au lundi matin. Puisqu'après le mal de mer, je me suis fait le mal de terre, normal. Alors pour ceux qui ne savent pas c'est que ton corps il est tout mou, tu plies les jambes et tu marches en dodelinant. Et surtout bah tu sens que tout bouge encore... même ton canap'! Quitte à ce que ça bouge autant rester en mer va.

Dis Doudouuuuu c'est quand qu'on repart???

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Ps: Et c'est là où vous pouvez vous dire: "Va pas falloir lui dire 2 fois à Doudou!" 

18 novembre 2010

Les administrations Antillaises

Qui ne s'est  jamais énervé, n'a jamais eu envie d'hurler ou encore n'a jamais voulu insulter (intérieurement ou verbalement) un préposé aux administrations françaises??? Que celui ou celle qui ne remplit aucune de ces cases me jette la pierre.

Mais avant toute chose je lui répondrais : "Viens voir du côté des Antilles comment ça se passe"

La vie est tranquille certes, pas de délinquance sur le caillou, on peut faire du stop à toute heure, il fait beau, il fait chaud, les margouillats roucoulent, la mer est turquoise... un petit paradis en somme. Mais un paradis où il ne te faut jamais au grand JAMAIS avoir besoin de quelque chose. Ce qui n'est pas mon cas vu que oui j'ai des besoins, pas vitaux mais indispensables à mon équilibre.

Dans ma superbe boutique je m'habille de magnifiques robes. Robes très courtes, très transparentes voir très "trouées". De ce fait j'ai eu besoin de passer une commande à la Redoute pour des sous vêtements couleur chair, histoire qu'on ne devine pas ma panoplie de petits shorty à pois, rayés ou encore à fleurs psyché... C'est donc primordial à mon équilibre représentatif!

Le "passer commande" est un jeu d'enfant, il suffit de remplir son panier virtuel et de ne pas se tromper dans ses codes bancaires. En ce qui concerne le "recevoir la commande" ça se corse un peu. Je vais tenter de la faire courte...

Un mail me parvient, ma commande est dans mon bureau de poste. Wouaw en 15 jours, me dis-je... c'est louche! Je laisse un délai d'une semaine avant d'aller le chercher, juste au cas où.

Me voilà donc au guichet, munie de mon passeport. Passeport que cette charmante fonctionnaire refuse, il lui faut le numéro du colis. Elle est navrée, vraiment, mais les colis sont classés par numéros et pas par l'identité du destinataire. Non je ne m'énerve pas et je retourne donc à la maison en stop. Je relève le numéro du colis sur le mail et repars lever le pouce.

Je refais la queue 15 minutes, tombe sur une autre charmante dame qui me dit que le numéro n'est pas bon. Style j'ai noté 10 chiffres et il lui en faut 12! Comme si je ne savais pas lire et relever un code, je suis autiste des numéros moi Madâââme!!! Bref, elle commence à inventer les 2 manquants: 01-02-03.........

J'ai l'impression qu'elle se moque franchement de moi, mais pas du tout! Non mais t'imagines combien il y a de solutions possibles????? Une barge! Je lui demande de cesser à moins qu'elle n'ait des dons de voyances et dans ce cas elle pourrait au moins me sortir les numéros du loto!! (sans oublier le "Connasse" final mais intériorisé)

Je repars donc, sans mon colis qui doit moisir dans le dépot.

 

Passons maintenant à mon équilibre "seul moyen de communication avec le monde extérieur": INTERNET!

De bon matin la connexion fait des siennes. Tout est branché, tout devrait marcher mais que nenni! Allez c'est partit pour la visite à Dauphin Telecom.

_ Bonjour madame, ma ligne ne fonctionne plus, pouvez vous me renseigner sur le pourquoi du comment s'il vous plaît?

_ Oui je peux vous renseigner sur un point essentiel qui est: je ne peux rien pour vous il faut téléphoner à la plate forme.

_ Merci madame. Au revoir.

On tente donc désesperement d'avoir quelqu'un de compétent mais tout ce que nous arrivons à avoir c'est une chanson de mise en attente version zouk et d'un raccrochage au pif avant même d'avoir une voix humaine. Le tout pour la modique somme de 15euros de crédit! Et comme par magie internet revient! Merci je ne sais pas qui.

Le lendemain, la ligne fait à nouveau des siennes. C'est donc de bonne heure et de bonne humeur que je retourne chez Dauphin Telecom. Et t'as intérêt à bien t'accrocher madame si tu veux pas que je te fasse bouffer Flipper par le nez!!!

_ Bonjour madame, j'ai à nouveau des soucis avec ma ligne mais ne me dites pas d'appeler la plate forme, c'est impossible de les avoir et ça coûte horriblement cher.

_ Mais je ne comprends pas, ce numéro est gratuit d'un fixe.

_ Sûrement pas d'un portable!

_ Ha mais vous n'avez pas de téléphone?

_ Non

_ Ha bah si vous n'avez pas de téléphone en plus... (et c'est comme si ses "..." avaient voulu dire connasse!)

C'est soit je lui mets une tête, soit je sors de sa boutique.

J'ai préféré sortir, vu que cette matinée avait commencé par le passage à la poste... et que je ne voulais pas commencer ma journée avec un début d'ulcère! A noter que cette pauvre femme n'a rien fait pour moi, mais on a à nouveau internet... pourvu que ça dure!

 

Maintenant, l'équilibre financier. Comme vous l'avez compris tout ici coûte un bras, voire les deux. Nous avons donc du ouvrir un compte afin que nos sous-sous soient de suite à porter de main, sans devoir attendre que ceux-ci traversent l'Océan Atlantique. Le compte est ouvert, nos économies dessus sauf qu'on ne peut pas s'en servir, il faut attendre que notre carte bleue arrive de je ne sais où et que le code secret soit livré à l'agence. Mais il faut croire qu'il y a 2 bateaux, puisque ces données n'arrivent pas en même temps.

_ Bonjour Madame, tu m'expliques ce que je fais d'une carte sans le code? Je me taille les veines avec??

_ Non vous pouvez faire un virement de votre compte d'ici à celui de métropole, via internet. Voici vos codes.

Wouaw quel professionnalisme!!

Je profite de ma superbe connexion pour  faire comme la dame elle a dit.

Je rentre mes codes... CODES INCORRECTS RETENTEZ! Je mets mes lunettes, et retente... CODES INCORRECTS RETENTEZ! Dis c'est une blague ou quoi? Les chiffres sont contre moi aujourd'hui?? Je m'applique et ajoute même l'énoncé du chiffre à voix haute, c'est toujours plus sûr quand c'est verbalisé.

CODE INCORRECT! VOTRE COMPTE INTERNET EST DÉSACTIVÉ!!

Et c'est à ce moment là que j'ai envie de tout péter! Parce que depuis ce matin tout va de travers, je ne tombe que sur des incompétents, soit ils m'inventent des codes, d'autres m'en donnent des faux, le tout dans un calme antillais. Où personne ne stress et tout le monde s'en fout, et surtout ou tous les bureaux ferment à 12h30! MAIS POUR TOUTE LA JOURNEE!!!

J'ai deux solutions:

  • Tout péter, mettre des têtes, insulter, m'arracher les cheveux, trépigner et crier TRÈS FORT.

ou

  • Aller au taf sans culotte, faire la manche et ne plus jamais avoir de nouvelles de la FRANCE, pays qui, je peux le dire, est à la pointe niveau administration.

Quitte à vivre sur un caillou autant se la jouer Robinson jusqu'au bout va'...

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20 octobre 2010

Le chien se mord la queue...

Halalala... comment dire?? Les rhums que je viens de m'avaler vont apporter à ma plume (mon clavier!) un attrait comique. Je m'en excuse par avance. Mais il fallait bien que je la paie ma bouteille, à nos chers hôtes qui nous supportent depuis déjà plus de deux semaines...

Et en quelle occasion pait-on sa bouteille de rhum??? (le champagne étant trop cher) On paye sa bouteille pour arroser une bonne nouvelle?? Ouiiiiii!!!

La voilà la bonne nouvelle bordel!!! J'ai passé un entretien ce matin, et au bout d'1h30 de doux sourires et d'arguments en ma faveur, me voilà vendeuse dans une boutique de luxe!!!!!!!!!!

Haha!!! C'est que je sais me transformer en jeune femme superficielle quand je veux! J'attaque demain, de bonne heure et de bonne humeur (pourvu que ce rhum soit vite absorbé) au Carré d'Or à Gustavia. Le Carré d'Or est L'endroit où toutes les plus grandes marques sont exposées, les boutiques Vuitton, Cartier, Bulgari...

Si par hasard vous me cherchez je serai à la boutique *****. Non mais tu crois quoi... je veux garder mon poste, je ne dévoilerai rien. Ou presque.

Pfff comment je vais me la péter! Fini la restauration et ses horaires à la mord moi le noeud (ou mord moelle noeud?? je n'y arriverai jamais avec ces expressions, pourquoi on y parle de jambon dans celle là??)

Je vais avoir toutes mes soirées de libres, vais pouvoir me vêtir comme une pepette, mais de luxe, et vais vendre le plus de robes hors de prix à toutes mes cheres ricaines, russes ou encore italiennes, ayant une partie de mon salaire à la com'. J'parle pas le russe et l'italien?? No way, je vais parler le $$, elles comprendront! J'suis toute tralala dis donc!

 

Et comme une bonne nouvelle en apelle toujours une mauvaise... L'apart de rêve, vue de rêve, loyer de rêve, n'est plus! Pourtant on avait accomplit le challenge, à savoir un emploi avant le 26 Octobre pour valider la location! On était dans les temps bordel! En avance même!!! Mais WHY???

Les locataires qui devaient nous laisser la place ont décidés de rester! Hahahaha!!! Mais j'men fous hein, pas de soucis, pffff j'ai pas de maison??? Rien à carrer moi, j'suis vendeuse au Carré d'Or moi Mâdame!! Un petit coup d'ascenceur emotionnel: Wouaw j'suis embauchée!!! Merde j'suis SDF!! Le tout en 3minutes chrono. No stress! Don't panic Moïzik!

C'est etrange quand même, tu trouves un appart' il te faut un emploi; tu trouves l'emploi tu n'as plus l'appart'.

Si quelqu'un pouvait dire à ce chien de cesser de se bouffer la queue!!!!

PS: Aucun rapport avec un chien, mais je trouvais l'idée adéquate à notre situation. Ma vie n'est que proverbes et expressions.

La nuit porte conseil, dit-on. Il fait déjà tout nuit, j'vais aller y chercher la solution. Mais dans le noir, c'est pas gagné. Surtout que j'commence à être bien bourrée... ;-)

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10 octobre 2010

Deadline

Nous voilà à la date limite de mon challenge imposé: un travail et un logement en une semaine...

Au niveau du travail, nous sommes toujours dans l'attente. Mes yeux sont scotchés au téléphone, de  jour comme de nuit. Pour le moment rien de fructuant, j'en arrive même à douter du réseau. Alors je m'auto-fais sonner et par miracle le petit appareil se secoue face à la puissance du vibreur. C'est donc qu'il fonctionne! Alors quoi???   

Nous avons encore passés pas mal d'entretiens, souris de nos plus belles dents, serrés des mains de mes plus belles mains toutes rouge-onglés, déhanchés mais pas trop au moment du fameux "on s'apelle??"... Si après tout ça on reste bredouille...je vais déguiser l'Homme en petite minette du maghreb des caraïbes (un peu d'imagination et vous pourrez visualiser le top qu'il pourrait faire!!)

Au niveau du logement, je crois que je viens de dire "OUI"!

Oui à la casounette avec le petit salon-terrasse que les moustiques du coup ils vont vivre avec nous. Oui à la chambre de princess trop cacahuète, au lit king size, au dressing avec le miroir, à la salle de bain toute jolie faïencée. Oui à la machine à laver. Oui à la non vue sur la mer. Oui aux 1300€ de loyer, eau comprise. Et pour finir oui à l'emmenagement dans seulement 3 semaines... pouin pouin pouin pouiiiiiin...

On peut donc en arriver à la conclusion que j'ai validé la moitié du challenge non?? 

27 juillet 2010

le camp "free kids"

Nous venons de reprendre la route pour 1 ou de nuits de repos dans un temple a Takayama. Ville typique de l'ancien Japon, ses ruelles avec ses habitations tout en bois, ses devantures, ses petits ponts... Le temple est amenage en auberge de jeunesse, on y apprecie le calme et l'intimite qui commencait a nous manquer depuis notre aventure dans la communaute.

Le camp s'est tres bien passe, il ne s'agissait pas d'enfants defavorises ou meme turbulents, juste des petits citadins from Tokyo: 7 garcons, 2 filles de 6 a 12 ans. Tous tres matures et tres autonomes pour leur age, s'adaptant tres vite aux conditions du camp ecologique. L'association Free Kids met un point d'honneur a l'ecologie et a l'entraide, la vie en communion avec la nature et ce qu'elle nous offre. Ce qui nous a valu des journees chargees et tres enrichissantes. Reveil a 6h, cours de yoga et meditation au milieu du camp. Ensuite atelier "bambou rice": on coupe des bambous pour en faire des plats afin que le riz cuise a l'interieur sur le feu de camp. Tres interressant de ne se servir que de ce que la nature nous apporte mais la preparation du petit dej nous prenait plus de 2heures. Les enfants n'avaient pas l'air de souffrir des gargouillis de leur ventre, que nous pauvres woofers avions du mal a faire taire. Nous avons triches, j'avoue, on descendait a la maison le matin pour un thermos d'eau chaude afin de nous ravitailler vite fait en the et cafe. Au niveau de l'hygiene, dur dur. Pas d'eau courante que celle de la riviere, donc pas de douche. Et en ce qui concerne les toilettes, un trou dans une cabane au dessus d'une bassine. Mais apres 3jours et pres de 20 utilisateurs il fallait vraiment avoir envie d'y aller.

Les enfants sont restes tres distants envers le staff international, de par la barriere de la langue et de par leur timidite exacerbee. Ils ne connaissent pas les calins, pas les bisous, ca ne se fait pas ici de cajoler un enfant qui pleure, on lui parle juste. Un soir, une des petite se met a hurler, pleurer...sa maison lui manquait et bien le staff japonais ne l'a pas caliner. Ils ont attendu qu'elle se calme, ce qui a fini par arriver de toute facon , mais quand meme, un calin aurait ete efficace plus rapidement je pense. J'ai vraiment eu du mal avec ca, je me suis permis quelques mains sur la tete comme signe de tendresse, surtout envers Tabito, le plus jeune et le petit chouchou de tout le staff, il etait trop craquant! Nos chers bambins nous ont egalement prepares un repas avec les legumes que nous avions recoltes dans les jardins de Free Kids (jardins que nous avions si laborieusement elagues!) lors d'une course d'orientation. Il fallait les voir magner les couteaux (limite des haches!!!) Du haut de nos angoisses occidentales nous sommes restes le plus pres possible de leur mimines pour eviter les accidents, qu'il n'y a pas eu d'ailleurs. Les petites filles (6 et 8 ans) magnaient les couteaux comme de vrais petits chefs: claclcaclac!!! Hallucinant! Meme moi je coupe pas aussi vite!

Nous avons aussi pu profiter de la fraicheur de la riviere pour des petites baignades, et de la nuit pour un mini safari afin de leur faire decouvrir les vers luisants. Tabito ne tenait plus debout mais voulait trop continuer, il disait que c'etait son premier safari!!! Il y avait aussi un gentil monsieur qui leur a appris a fabriquer des flutes en bois et autres accessoires. Mais avec la fatigue, nous n'avons meme pas pu profiter du feu de camp pour une soiree musique et danse. Tout le monde etait epuise et se couchait des 21h, nous aussi d'ailleurs.

Au moment des au revoir: rien de special, quelques "good bye" et signes de mains. Tres rude! Toujours du mal avec les signes d'expressions de cette culture. Moi qui suis si tactile et expressive!

Nous avons clos le camp par une soiree a l'onsen du village offerte par l'association, elle fut la bienvenue. De l'eau, du vrai savon et shampoing! Wouaw! Puis nous sommes retournes a la joyeuse maison, autour de la table, sake et bieres etaient au rendez vous, ce qui a deride les esprits entre staff international et japonais. Il aurait fallu commencer par ca. Chacun n'avait plus peur de se lancer en anglais, de parler de son parcours, echange de photos, adresses mail et autres. Nous avons passes un super moment, fiers d'avoir participer a cette reussite sans accrocs. De vrais paroles qui ont completes les sourires et autres regards qui nous ont permis de nous comprendre lors du camp.

Et en ce qui concerne les aventures, parce qu'il y en a toujours... Karim fut la cible de gros moustiques (pas que lui d'ailleurs) lors du camp. L'homme ne voulant accepter que je le pulverise de mes produits beaucoup trop toxiques a son gout. Il s'est fait exploser les pieds, c'est gonfle comme pas permis, jusqu'aux mollets, il souffre et peut a peine marcher. Ce qui nous a permit de visiter le centre medical de Takayama des notre arrivee hier. Par chance Bouddha a mis sur notre route une femme qui parlait anglais et qui a pu tout expliquer au Doc. Creme, medocs et autres pendant 3 jours, et ouf' depuis ce matin ca commence a se resorber. Les maraboutages bio de la communaute ne suffisaient vraiment pas! Moi qui n'ai pas lache mes produits toxiques de tout le camp n'ai eu que 3 piqures, chez moi aussi c'est tout gonfle et tres douloureux, alors je n'ose pas imaginer ce que Karim doit ressentir. Par contre, je n'avais pas de repulsif a frelon...et bah dommage! Je me suis fait piquer sur le petit riquiqui par cette putain de merde de bestiole. Cris, larmes, la totale. Entre la fatigue, la douleur qui s'est propagee dans tout le pied et qui montait severe et la trouille, ce fut de trop! Surtout qu'a notre arrivee a la communaute, on nous a bien mis en garde, une piqure ca va, 2 bonjour les degats. On n'echappe pas a une allergie tres violente qui necessite hospitalisation d'urgence!!! Mais Kero a degaine son aspi-poison et en 20 minutes j'etais a nouveau sur mes deux guiboles, le sourire aux levres.

Nous avons quittes la folle communaute hier matin, le coeur gros, ravis de ces belles rencontres. Une cargaison de calins que nos nouveaux amis japonais ont testes. Ils ne savaient pas trop comment s'y prendre, un peu genes, tres touchants! Moi bien sur, grosses larmes pour pas changer! Trop d'emotion. Sara et son petit lou Noah (Danemark) et Dinko (bulgarie) sont partis en meme temps que nous. Reste Ashley et Trina (usa) pour encore quelques jours. Nous avons donc repris les sacs. Sacs qui sont de plus en plus  lourds d'ailleurs. Notre nouvel ami Johnny (un benevole de l'association) nous a charge de cadeaux, souvenirs. Adorable. Trop adorable. Mais TROP en fait! Le peu de temps qu'on a eu de libre durant la semaine il ne nous a pas lache, il fallait qu'on chante du Edith Piaf et autres avec lui. Il voulait tout faire pour nous. Mais il est toujours dans l'exces. Par exemple le matin de notre depart, avec Sara et Dinko, on etait tous tres fatigues, tristes, en vrac. On nous depose a la station de bus et HOP qui c'est qu'y nous attend??? Johnny! Il avait fait des sandwichs, avait fait les itineraires de chacuns avec les differents changements de train et tout le tintouin. Il nous a offert une bouteille de vin, du savon, du shampoing, des coupes ongles... Il etait tout tremblant, tout transpirant. Vous devez me trouver bien cruelle de parler de lui comme ca, puisque ses attentions sont tellements gentilles. Mais on a tous ete saoule, vraiment. Meme Karim alors c'est pour dire! Il est vraiment a l'oppose des autres japonais. Un extraterrestre ce Johnny. Il a voulu qu'on le rebaptise d'un prenom francais. Johnny etant un nom que d'autres etrangers lui ont donne. J'ai opte pour Arthur, il etait tout content et ca lui va comme un gant!

Alors oui, nous sommes ravis de ce petit moment de repit avant d'attaquer la suite. Mais il y a du changement dans la suite. Nous devions arriver hier chez Nanako, notre nouvelle famille, mais vu nos etats (fatigue et gros bobos de Doudou) j'ai voulu repousser la date de 2 jours. Bon, bah du coup on ne repousse rien du tout, on s'est fait vire!! Vires d'un emploi benevole fallait le faire!! Il est trop en colere contre nous, il avait du travail qui nous attendait...et c'est la ou ca coince! Il etait pas a 2 jours pres. Mais le travail! Haaa! Surement un qui voulait juste de la main d'oeuvre pas chere, contre un bol de riz! Alors tant pis, et tant mieux au contraire. Merci Bouddha de nous l'avoir enleve de notre route.

Nous sommes donc en pleine reflexion sur la suite. On continue pour le meilleur et pour le pire...

21 juillet 2010

--ou l'incoherence de la communaute-- (woof 2)

Nous avons finalement trouves un chauffeur pour nous ravitailler en bieres et en fruits surtout. Quand je dis "nous" je ne parle pas que de Karim et moi mais nous autres woofers. Les liens se tissent et la bonne ambiance aide a supporter cette maniere de vivre. Non pas que la vie en autarcie nous deplaise, bien au contraire, mais il se trouve que nous sommes ici, comme je l'ai precedement dis, pour aider des enfants defavorises. Tout le personnel encadrant fait de son mieux mais il y a un nombre d'incoherence dans cette association, qui serait qualifiee d'illegale en France. Je m'explique:
Nous, woofers, avons ete recus avec bon nombre de regles a respecter: le reveil a 6h, le recurage de la maison, la priere du matin et du soir, l'alimentation minimum qui symbolise le bien etre du corps pour la sagesse de l'esprit... Un tas de choses. On respecte bien sur, on s'applique, on travaille dur sur l'elaboration du camp et sur l'elagage du potager, le tout sans rechigner . Mais nos chers bambins font litteralement ce qu'ils veulent et quand ils veulent. Ils ne mangent pas le sacro-saint bol de riz mais ont des boites de gateaux, pizzas et autres cochonneries, ne font pas le menage dans leur chambre qui ressemblent a un champ de bataille, prient ou pas...selon ou ils se trouvent au dit moment de rassemblement. Ne sont pas du tout respectueux envers les adultes referents et nous woofers. Pour l'anecdote, l'ami bulgare se nomme "Dinko" et les enfants l'apellent "Tchinko" ce qui veut dire "bite"! Il est ici depuis deja 15jours et pete un cable. Ils sont en ce moment meme en train de crever l'abces autour de la table, apres avoir reclame un eventuel respect de leur part aupres des "adultes". Mais ici, aucun adulte ne joue son role de "guide"! Hier soir, ce fut mon tour de subir leur attitude. Je me trouve dans la salle de bain, a 4 pattes avec mes bassines tentant de rincer le vinaigre qui fait office de shampoing, bref... Une gamine (15ans) ouvre la porte, que bien sur je n'avais pas ferme a cle (claustrophobie quand tu nous tiens...) en soit rien de tres grave. Je ferme donc a cle et la voila qui bourrine comme une barjo de la poignee en hurlant et en rigolant. Personne ne reagit, pas d'excuse.
Nous avons donc du mal a comprendre comment ces enfants vont pouvoir s'en sortir sans barrieres, sans limites...ils vivent dans un endroit qui pronent le respect et la tolerance et font tout le contraire. Nous devons eteindre les feux a 22h30, et vu notre reveil aux aurores on ne se fait pas prier et eux font les zouaves dans le salon jusqu'a pas d'heure, nous empechant de dormir bien sur. Et encore une fois personne ne leur dit de la mettre en veilleuse.
On tache de rester a notre place et de ne pas interagir avec leurs manieres educatives, mais j'avoue etre perplexe quant a notre role a tenir ici.

10 septembre 2017

Irma, tu nous auras pas ...

Il était 8h30 environ.
Irma venait de nous assommer, de nous secouer comme jamais.
On n'avait pas dormi de la nuit.
Les derniers signes radios nous annonçaient qu'Irma était un cyclone hors catégorie. Que personne n'avait jamais vu ça. Qu'on ne parlait même plus de vitesse du vent ou de biens matériaux à sauver. On nous a dit de sauver notre peau. C'est ça qu'on a entendu à la radio. Sauvez votre peau les gars.
Alors oui il était 8h30 environ et on était sauvé. Effrayé. Déboussolé. Sous le choc. Tendu. Terrorisé. Fatigué. Mais sauvé.
Vivant.
On était vivant putain.
Plus aucun contact avec le monde extérieur. Pas de réseau. Rien.
Perdus.
Perdus sur notre caillou. Notre île.
Dévastée la belle.
Nous aussi on l'était.
Dévastés.
J'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Jamais.
J'ai cru mourir à chaque instant pendant de longues heures. J'ai vu la fin.
Les derniers messages que j'ai pu envoyer avant que tout ne coupe c'était ça.
Je vous aime. Au cas où, je vous le dis, maman, frangin, amis... je vous aime.
C'était horrible de le dire comme ça.
Horrible pour eux de l'entendre mais je l'ai dis. Il fallait que je le dise. C'est aussi les derniers messages de mes amis d'ici que j'ai reçu.
On ne tiendra pas. Ça va lâcher. On va lâcher.
Et puis plus rien.
Plus de réseau.
On ne savait pas si ça allait tenir. Si la maison allait tenir face à cette bombe d'Irma. Je ne savais pas si mon coeur allait tenir à tellement battre de peur. Si j'allais pouvoir garder mon calme. Si je n'allais pas devenir folle face à la terreur.

Irma s'est invitée doucement vers 1h du matin et est montée. Montée. Montée. Ça ne s'arrêtait pas de s'intensifier. Les bruits. Le vent. La pression était dingue. Nos oreilles allaient exploser à chaque bourrasque. Un bombardement.
Et dans la tempête, c'était l'inconnu. Impossible de savoir jusqu'où ça allait. Jusqu'où la nature était capable de se déchaîner à ce point.
Irma était dingue. Une furieuse. Une tueuse. Elle voulait notre peau putain.
Des minutes qui durent des heures.
Des heures qui durent des jours.
Est ce que le toit va tenir? Est ce qu'on ne va pas se faire dézinguer? Pulvériser?
Chaque minute de passée était une minute de gagnée.
Les enfants dormaient. Comment ? Mais comment dormir dans un tel bordel ?
Je ne gérais rien. On a laissé faire les gars et avec ma pote on se donnait la main au dessus de nos gosses qui roupillaient.
Les yeux.
J'ai vu la trouille dans ses yeux. Et je n'ose même pas imaginer ce qu'elle a vu dans les miens.
Et puis 5h15.
J'ai regardé pour me souvenir.
5h15 et plus rien. Net. Plus un bruit.
Mes oreilles étaient défoncées et j'ai vrillé.

On est sous l'eau ?
On est sous l'eau c'est ça?
Submergés?
La maison va éclater dis le moi !

Elle s'est marrée. Enfin, elle s'est marrée du mieux qu'elle pouvait.
C'est l'oeil Soïz. C'est l'oeil panique pas.

Moi j'y croyais pas. J'étais sûre d'être sous l'eau tellement mes oreilles me défonçaient.

Ouais j'ai vrillé.
La peur.
Trop de peur.

C'était l'oeil.
On avait tenu la première partie.
On avait tenu...
Maintenant il fallait changer de pièce.
Les vents allaient tourner.
Fallait se préparer au deuxième round.

J'ai réveillé La Chouette pour passer au plan B des gars au cas où le plan A ne tienne pas.
Ils avaient tout prévu. Des plans ils en avaient pour, je suis sûre, de A à Z.
Des guerriers ces gars. Des qui nous laisseraient pas emporter par Irma.

Jai réveillé La Chouette et j'ai vu dans ses yeux... C'est dingue ce que j'ai vu dans ses yeux.
Elle s'est collée à moi. M'a regardé si intensément.
Elle s'est fermée.
Un bloc.
Elle s'est tournée.
Et s'est rendormie.

Je suis allée chercher Dinou fils, qui lui aussi faisait partie de l'aventure et je l'ai mis à l'abri, près de nous. Irma elle l'aura pas mon chat!

L'oeil à duré 1 heure, 1 heure où il n'y a plus eu un bruit, plus rien, ambiance de fin du monde au petit matin.
1h pour se remettre de ce qu'on venait de vivre.
1h pour faire le point.
Et en 1 minute Irma nous a englouti à nouveau. Une brute. Une furieuse.
Aussi dévoreuse qu'avant l'oeil.
Folie!
C'était la folie.

En 1 minute.
1 seule minute et les rafales de près, voire de plus (aucune machine ne peut mesurer aussi fort comme vent) de 400 kms/h ont reprises.

Dehors des toitures s'envolaient, des voitures, des camions, des maisons explosaient.
L'enfer sur terre.

Et elle, ma beauté, ma douce de deuzans et demi dormait.
Je l'ai regardé et à chaque bourrasque, à chaque bruit, claquement, grondement, tremblement, je la regardais et j'espérais que ça ne serait pas la dernière fois. Je la regardais et mes oreilles allaient exploser. La pression était dingue. Je me collais à elle. Et je donnais la main à ma pote en écoutant les gars sécuriser l'endroit.
Irma ! Ça criait Irma ! tu nous auras pas !
Scie, perceuse ...
Le chantier de la débrouille.
Fallait que ça tienne.
Fallait consolider pour nous rendre encore plus invincibles.

Et puis les heures, les minutes ...
Bordel ce que c'est long le temps. Le temps à ne pas savoir si c'est elle ou toi qui va gagner.

Ils ont rien lâché. Ils se sont battus.
Ils nous ont sauvé.
Irma s'en allait.
Elle partait.
Nous laissant sur pieds mais secoués.

Il était 8h30 environ et on allait pas tarder à découvrir ce qu'Irma avait laissé derrière elle.

Le chaos.
C'était le chaos dehors.
Mais on était vivants.

Ouais vivants.
Et c'était horrible de ne pas savoir si c'était le cas de tous nos amis, voisins, compagnons de galère...

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#laraconteuz #irma #stbarth

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